Autolib’ : trois ans après, c’est Fiascolib’

Le 13 juin 2015, le maire inaugurait les premières stations Autolib’ du Chesnay.

Le 21 juin 2018, Autolib’Métropole met fin à son contrat avec la société Bolloré.

Le coût pour la ville des cinq stations s’élevait à l’origine à plus de 334 000 €, rentabilisé en principe en quinze ans, grâce à la redevance reversée par Autolib’.

Le service ne sera donc jamais rentabilisé, seulement trois ans après la mise à disposition des premières stations.

Alors que nous doutions de l’intérêt du dispositif Autolib’ pour notre ville, les premières coupures de presse sur la résiliation du contrat nous inquiètent sur la charge financière que les chesnaysiens auront à supporter. Nous pouvons par exemple lire : « Le Syndicat Autolib’ Métropole proposera le 21 juin aux 98 communes qui le composent de résilier le contrat avec le groupe de l’industriel breton. Selon le groupe, une résiliation coûterait plus cher au syndicat qu’une poursuite du contrat jusqu’à son terme en 2023, que Bolloré chiffre à 233 millions d’euros. »

Les Chesnaysiens subiront donc doublement une décision qui a été prise dans la hâte, sans étude préalable, et malgré l’opposition de notre groupe ; juste pour être le premier avant les élections municipales, et faire parler de lui…

En 2017, seuls 423 Chesnaysiens étaient abonnés à Autolib’. C’est pourtant l’ensemble des habitants qui ont dû subir le coût des travaux, la suppression de 30 places, qu’ils soient utilisateurs du service ou non, et qui devront essuyer les pertes d’une société qu’ils n’ont jamais réclamé.

Nous vous avions informé dès 2017 de notre crainte de la reprise de la dette de la société Bolloré par les villes exploitant des stations. Fin mai, la société portait réclamation aux collectivités adhérentes au service de la métropole de leur verser collectivement 46 millions d’euros par an, afin d’éponger leur dette d’exploitation, et ce, jusqu’à la fin du contrat d’exploitation en 2023.

Dans son communiqué de presse, la société annonce que la résiliation du contrat prévoit « le paiement des pertes supportées par le concessionnaire au-delà d’une somme forfaitaire de 60 millions d’euros soit, à fin 2017, 150 millions d’euros ».

Alors que le service a déjà pesé lourdement dans le budget investissement de la ville, quels vont être les nouveaux coûts qu’elle devra supporter ?

En plus du coût de la résiliation du contrat, si elle est décidée, quel coût de remise à neuf de la voirie ?

Le maire du Chesnay a beau pérorer dans les médias, il est coresponsable de cette gabegie.

En effet, avec tous les élus membres du syndicat, il aurait dû s’inquiéter de la dérive de cette DSP (Délégation de service public). Car, les élus auraient rectifié le tir avec des propositions qui auraient pu redonner de l’attractivité et de la profitabilité à ce service : autorisation de circuler sur les voies de bus, propreté, publicité sur les véhicules, etc…

Nous nous inquiétons de ces coûts non anticipés par la mairie qui risquent de peser lourd dans le budget des Chesnaysiens, et des Rocquencourtois, qui, eux, n’ont rien demandé.

Publicités

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

w

Connexion à %s