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Dans la série moins on en a plus on l’étale : la Culture au Chesnay-Rocquencourt.

Les têtes d’affiche des spectacles parisiens de la Grande Scène cachent une indigence culturelle dans la ville.

Certes, le maire-adjoint chargé de la culture se fait plaisir avec un budget d’environ 600 000 euros pour aller assister et choisir des pièces à Paris ou à Avignon, afin de satisfaire une poignée d’abonnés. A côté de cela, il y a deux autres théâtres sous utilisés, le théâtre Nouvelle France et le théâtre André Malraux. Nous réitérons notre demande de ne conserver qu’un seul de ces deux équipements, cela serait une source d’économies non négligeable.

Pour le reste, on ne voit pas à quoi peut bien servir ce poste d’adjoint à la Culture si ce n’est ânonner le programme théâtral, ou inaugurer une exposition d’aquarelles…

Accessoirement, convoquer de temps en temps une commission culture où même les élus de la majorité ne se pressent pas, tant l’ordre du jour est insignifiant en se résumant souvent à des sujets de tarifications de la bibliothèque.

Cette bibliothèque dont nous avons demandé l’ouverture le dimanche, en vain.

Heureusement, nos interventions en faveur de la réouverture du cinéma ont permis l’ouverture du cinéma de Parly 2.

Au moment de l’alternance de mars 2020, il faudra dépoussiérer l’offre culturelle dans notre ville, avec une nouvelle ouverture d’esprit.

Emploi familial : le Tribunal Administratif tranche

Le Tribunal Administratif de Versailles a rendu son verdict le 24 octobre 2019 sur l’emploi familial de l’épouse du maire du Chesnay, désormais concernée par l’interdiction d’employer des membres de famille en tant que collaborateur de cabinet édictée par la loi du 15 septembre 2017 pour la confiance dans la vie politique.

Le Tribunal estime que le maire du Chesnay, « M.Brillault, avait dès lors un intérêt à cette affaire qui ne se confondait pas avec l’intérêt général des habitants de la commune avait un intérêt personnel à embaucher son épouse Anne Père-Brillault au sein de la mairie ».

En conséquence : « Les décisions des 27 novembre 2017 et 12 décembre 2017 par lesquelles le maire de la commune du Chesnay-Rocquencourt a procédé à la commande de prestations de conseil juridique de 3 500 euros hors frais de dossier au profit du cabinet d’avocats Briard et de 5 541,90 euros au profit du cabinet d’avocat Landot sont annulées. »

En revanche, le Tribunal administratif s’estime incompétent pour l’exécution de la requête des deux élus d’opposition (P.Bonnehon et M.Bellier), à savoir le remboursement à la commune des frais d’avocats  engagés par M.Brillault, ainsi que le remboursement à la commune des mois de salaire versés à son épouse alors que son emploi était illégal. Cette compétence relève d’une juridiction judiciaire, que le Préfet des Yvelines pourra éventuellement saisir, puisque le Tribunal administratif lui a transmis le dossier.

Nous demandons au Préfet des Yvelines de bien vouloir faire le nécessaire pour que les contribuables chesnaysiens soient remboursés d’un usage abusif des deniers publics à des fins personnelles.

Nous lui rappelons au passage que dans cette affaire, une plainte a également été déposée pour prise illégale d’intérêt par M.Brillault, et complicité de prise illégale d’intérêt par Madame Anne Père-Brillault.

Notre rôle d’élus d’opposition est désormais terminé pour ce dossier et il appartient au représentant de l’Etat, puis à la Justice de faire le nécessaire pour sanctionner ces pratiques, afin que les citoyens retrouvent la confiance dans la vie publique.

M.Brillault pris la main dans l’amiante !

L’opération secrète s’est déroulée lundi après-midi 21 octobre, juste après 17h, sur l’ancien terrain du ferrailleur Lebrun, à l’angle des rues de Versailles et de la Résistance.
Une voisine de l’immeuble observe sous sa fenêtre trois individus en train de démonter une toiture en fibro-ciment, matériau chargé d’amiante qui nécessite normalement un chantier déclaré encadré par la loi, exigeant des professionnels du désamiantage, des intervenants équipés de combinaisons et masques de protection, et un confinement du chantier pour protéger les riverains.
En effet, depuis le scandale de l’amiante, les risques liés à la dispersion des particules cancérogènes sont connus.
Interloquée, elle leur demande s’ils font partie de la mairie, car deux d’entre eux portent des vêtements de travail du personnel municipal. Ceux-ci répondent que non, et la police est alors appelée.
Arrivée sur les lieux, la police municipale rebrousse chemin docilement, après que le troisième individu leur a demandé de repartir…
C’est alors que des passants, alertés, commencent à prendre des photos et filmer la scène de ces trois individus démantelant en catimini une toiture en amiante, avec un échafaudage brinquebalant.
Malgré leurs simples masques anti-poussières, les témoins reconnaissent aisément le troisième homme, et là surprise: il s’agit du maire du Chesnay, Philippe Brillault lui-même qui entasse discrètement les panneaux d’amiante !
Des photos et vidéos ont immortalisé la scène qui pose de graves interrogations :
– pourquoi le maire du Chesnay a participé personnellement à un chantier de « désamiantage », sans autorisation, sans habilitation ?
– pourquoi le chantier s’est déroulé en dehors des heures de travail du personnel municipal ?
– que cache cette opération digne des pieds-nickelés ?
– quelles sont les conséquences sanitaires pour les agents de la ville qui ont manipulé des produits amiantés sans les précautions d’usage, pour les voisins ?
– le terrain doit-il être dépollué, sachant qu’il est supposé accueillir …un jardin d’enfants ?
– pourquoi aucun cadre de la mairie n’a signalé la dangerosité et l’illégalité de l’opération ?
– les agents de la ville intervenant en dehors de leurs heures de travail ont-ils exécuté un travail dissimulé sous la contrainte de leur hiérarchie ?
– où sont passés les produits amiantés qui doivent faire l’objet d’un traitement très spécifique pour protéger les personnes et l’environnement ?
A la première question, une piste est un arrangement avec le promoteur du chantier de la Redingote adjacent, puisque dès le jeudi matin des Algécos de travaux publics sont disposés sur le fameux terrain.
Celui-ci, déjà pollué par l’activité du ferrailleur est maintenant contaminé à cause des débris de tôle d’amiante.
Nous demandons à ce que le CHSCT de la mairie du Chesnay se penche sur l’exposition à l’amiante des employés municipaux et saisisse, le cas échéant, l’inspection du travail.