Ecole Le Nôtre : les aménagements loufoques aux abords exaspèrent les parents

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Une semaine avant les vacances de Noël, les écoles Le Nôtre, Jean-Louis Forain, et l’école de musique ont eu la surprise de voir l’entreprise Jean Lefebvre, bien connue au Chesnay, abattre les arbres, les barrières et les plates-bandes.

Plan Vigipirate, sécurité des enfants: rien n’arrête le chantier dont même l’adjoint aux Travaux et à la voirie n’a pas été informé… Pour toute explication, un seul panneau d’interdiction a été apposé, mais dès le samedi suivant, le Centre commercial prend possession des lieux et de la cour de l’école, ce qui entraîna une semaine d’insécurité et de nuisances sonores pour enfants et professeurs au profit de quelques places de parking pour le Centre.

Depuis, la rentrée, il n’y a toujours aucune sécurité, ni aucune information des élus, ni des usagers.
En réponse à une question de parents, lors de la réunion publique du 23 janvier, M. le maire s’engage à une concertation, mais annonce que, s’il y a un accident, ce sera la faute des automobilistes !

En Conseil municipal, notre groupe a posé la question orale suivante :

Le 12 décembre 2016, les travaux sur les espaces de stationnement avenue Dutartre, le long de l’école Le Nôtre, et sur le parking devant l’école de musique, ont commencé sans aucune déclaration préalable, et sans aucune sécurisation, malgré le Plan Vigipirate et la zone de protection de la canalisation de gaz haute pression 64 bars Les arbres ont été abattus et le bruit des travaux a fortement perturbé le travail des enseignants et des élèves.

Un courrier du cabinet du maire, signé de Richard Delepierre, en date du 12 décembre, indiquait aux élus que ces travaux étaient réalisés pour permettre au Centre commercial de stationner pendant les vacances scolaires, et qu’ils étaient financés par la mairie, le Centre ayant jugé le montant de 60 000 euros trop élevé.
Cependant, aucune décision concernant ces travaux ne figure dans les décisions communiquées aux élus.

Dès le 17 décembre, les panneaux indiquant « Parking réservé aux commerçants de Parly 2 » étaient apposés. Le 23 décembre, les parents ont reçu un courrier leur indiquant que ces travaux n’étaient pas au profit du Centre commercial, malgré les rumeurs, mais pour une meilleure sécurité.
Depuis, il n’y a plus aucun passage pour les piétons. Les enfants passent au milieu des voitures, au mépris de la sécurité la plus élémentaire. Les parents cherchent tous les matins comment stationner pour les déposer à la crèche, ou à l’école, et rien ne permet de penser qu’un cheminement piétons sécurisé, pourtant obligatoire, ne soit prévu le long de l’école.

Pouvez-vous nous indiquer quelles concertations vous prévoyez d’engager avec les élus, les parents, l’école de musique, et les riverains que vous avez à nouveau privés du parking rue Moxouris ?

Pour toute réponse, une question : étiez-vous à la réunion publique ?

En fait, tout était déjà décidé, et dès le soir des vacances de février, l’entreprise Jean Lefebvre affichait un nouvel arrêté du maire, daté du 27 janvier, pour interdire le stationnement.
Pour quels travaux ? Aucune information n’a filtré, faute de déclaration préalable, conformément au régime des autorisations d’urbanisme.
La Mairie s’est excusée en déclarant que ce n’était pas nécessaire pour des « aménagements mineurs »…mais suffisamment importants pour être « pilotés » directement par le maire, court-circuitant ainsi son adjoint, qui pour le coup, a un rôle mineur.

Si ce projet est pour un mieux vivre des usagers et des riverains, pourquoi tant de cachoteries ?
A la rentrée, début février, les parents d’élèves ont demandé la convocation exceptionnel d’un conseil d’école : seront-ils enfin écoutés ?

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Soutien scolaire ou garderie municipale ?

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A la rentrée de septembre 2016, le maire, représentant du Département au collège Charles Péguy, découvre que le nombre d’élèves de 6ème déjà en difficulté est inquiétant.

Après avoir tempêté sur les réformes supprimant les heures de soutien – en fait elle ont changé de nom – le voilà décidé à remédier seul aux carences de l’Education nationale.

Il ne lui est pas venu à l’esprit d’en chercher les causes, qui se trouvent en particulier à l’école Primaire.

Aucune Commission scolaire pour en parler, aucun débat municipal possible mais en décembre, il faut voter pour LA proposition de M. le maire :

Une heure un quart d’étude par groupe de 18 à 24 collégiens, encadrés par un animateur de niveau bac ( tarif 1 à 5 €)
Une heure pour des groupes de 6 élèves, encadrés par un enseignant en activité ( tarif 2 à 10 € )
Coût annoncé pour la commune : 40 000 €.
Si l’objectif est de remédier aux difficultés scolaires, la première proposition « d’Étude dirigée » peut tout au plus répondre à la solitude des jeunes en rentrant chez eux.

Mais est-ce bien au contribuable de payer la « garderie » des collégiens, quand les parents sont contraints de rentrer tard du travail ?

Et comment, avec un groupe d’adolescents si nombreux, pourraient-ils trouver des réponses à leur difficultés de compréhension, ou d’apprentissage ?

Enfin, est-il bénéfique d’imposer à des élèves un surcroît d’heures de classes, trois soirs par semaine, alors qu’ils passent déjà beaucoup de temps en cours ?
Quant à la deuxième proposition de « soutien scolaire », il faut déjà trouver des enseignants disponibles, acceptant de revenir après les cours, ou de payer eux-mêmes des baby-sitters pour leurs propres enfants par exemple, alors  que la mise en place de la réforme leur donne un surcroît de travail considérable.

Faute de candidatures, M. le maire fait appel désespérément aux enseignants retraités, en leur proposant un salaire modique de 20 € brut…

Alors que la principale source de difficulté est l’absence de respect des enseignants par leur hiérarchie, les parents ou les élèves, voilà une drôle de façon de les respecter.
Le manque de reconnaissance ne sera pas source de motivation, alors autant avoir recours au bénévolat.

C’est d’ailleurs ce que font de nombreuses communes, en confiant le soutien scolaire au système associatif. Surtout, il se porte d’abord sur les élèves de Primaire, pour remédier au plus tôt aux difficultés, et préparer solidement l’entrée en 6ème.

Au Chesnay, le Primaire a droit à un système par Internet, qui ne remplacera jamais la pédagogie individuelle, et la Ville veut contrôler le soutien au collège.

Notre groupe s’est abstenu, non pas parce que le problème n’existe pas, mais parce que la réponse proposée manque totalement d’analyse préalable, et sera donc inefficace.

Fermeture de l’école du Petit Prince : Notre version

Le maire du Chesnay est le seul maire des Yvelines à demander de lui-même la fermeture d’une école entière. Ce cas est sans doute unique aussi en France, les décisions de fermeture étant prises par les académies, presque toujours contre l’avis des maires.

Depuis le mois de février, les parents d’élèves et les enseignants de l’école du Petit Prince s’interrogent : pourquoi fermer notre école qui a des locaux agréables, un nombre d’élèves suffisant pour garder quatre classes, et surtout un projet pédagogique innovant, grâce au dynamisme du corps enseignant et des délégués de parents, sous l’impulsion de la directrice?

Une communauté éducative qui fait le projet d’accueillir des enfants handicapés est si rare en maternelle. Les parents se sont mobilisés, ont sollicité le maire, le rectorat, les médias : rien n’a bougé.
Hélas, le problème est ailleurs. Il faut attendre que la décision d’occuper les locaux par la crèche des Deux Frères soit prise, et donc qu’il soit impossible de suspendre cette fermeture, pour apprendre que ce n’est pas le Petit Prince qui aurait dû fermer, mais l’école Mozart.

La mairie a fourni de multiples explications pour justifier le choix de sacrifier l’école du Petit Prince, pour sauver Mozart. Si elles se sont révélé bien peu convaincantes, la stratégie a fonctionné : en offrant la fermeture du Petit Prince à la Direction académique, le maire obtenait de ne plus être importuné à propos de Mozart.
L’explication pourrait en fait se trouver dans la présentation du Débat d’Orientation Budgétaire du 17 mars 2016, nos pas au chapitre scolaire, bâtiments, ou jeunesse, mais à celui sur le logement social : un programme de logements sociaux serait prévu dans le quartier rue Duplessis, rue Sainte Claire.

Le maire a déjà essayé d’obtenir de la copropriété de Parly 2, propriétaire de Martin Luther King, la possibilité d’y réaliser un projet, sans succès. Vendre Mozart reviendrait à perdre tout contrôle de l’immobilier de cet îlot… Il faut donc sauver Mozart : une nouvelle victoire de la suprématie de l’immobilier dans la politique municipale.
Seul, notre groupe a voté contre la modification du périmètre scolaire, qui permet d’appliquer la décision de fermeture.