M.Brillault pris la main dans l’amiante!

L’opération secrète s’est déroulée lundi après-midi 21 octobre, juste après 17h, sur l’ancien terrain du ferrailleur Lebrun, à l’angle des rues de Versailles et de la Résistance. Une voisine de l’immeuble observe sous sa fenêtre trois individus en train de démonter une toiture en fibro-ciment, matériau chargé d’amiante qui nécessite normalement un chantier déclaré encadré par la loi, exigeant des professionnels du désamiantage, des intervenants équipés de combinaisons et masques de protection, et un confinement du chantier pour protéger les riverains.
En effet, depuis le scandale de l’amiante, les risques liés à la dispersion des particules cancérogènes sont connus.
Interloquée, elle leur demande s’ils font partie de la mairie, car deux d’entre eux portent des vêtements de travail du personnel municipal. Ceux-ci répondent que non, et la police est alors appelée.
Arrivée sur les lieux, la police municipale rebrousse chemin docilement, après que le troisième individu leur a demandé de repartir…
C’est alors que des passants, alertés, commencent à prendre des photos et filmer la scène de ces trois individus démantelant en catimini une toiture en amiante, avec un échafaudage brinquebalant.
Malgré leurs simples masques anti-poussières, les témoins reconnaissent aisément le troisième homme, et là surprise: il s’agit du maire du Chesnay, Philippe Brillault lui-même qui entasse discrètement les panneaux d’amiante !
Des photos et vidéos ont immortalisé la scène qui pose de graves interrogations :
– pourquoi le maire du Chesnay a participé personnellement à un chantier de « désamiantage », sans autorisation, sans habilitation ?
– pourquoi le chantier s’est déroulé en dehors des heures de travail du personnel municipal ?
– que cache cette opération digne des pieds-nickelés ?
– quelles sont les conséquences sanitaires pour les agents de la ville qui ont manipulé des produits amiantés sans les précautions d’usage, pour les voisins ?
– le terrain doit-il être dépollué, sachant qu’il est supposé accueillir …un jardin d’enfants?
– pourquoi aucun cadre de la mairie n’a signalé la dangerosité et l’illégalité de l’opération?
– les agents de la ville intervenant en dehors de leurs heures de travail ont-ils exécuté un travail dissimulé sous la contrainte de leur hiérarchie?
– où sont passés les produits amiantés qui doivent faire l’objet d’un traitement très spécifique pour protéger les personnes et l’environnement?
A la première question, une piste est un arrangement avec le promoteur du chantier de la Redingote adjacent, puisque dès le jeudi matin des Algécos de travaux publics sont disposés sur le fameux terrain.
Celui-ci, déjà pollué par l’activité du ferrailleur est maintenant contaminé à cause des débris de tôle d’amiante.
Nous demandons à ce que le CHSCT de la mairie du Chesnay se penche sur l’exposition à l’amiante des employés municipaux et saisisse, le cas échéant, l’inspection du travail.
Martine Bellier et le groupe Le Chesnay Avenir

Coup de théâtre : le tracé de lignes de bus ne changera pas en novembre.

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Si l’ordre du jour du conseil municipal du 16 octobre 2019 ne semblait pas passionnant à première vue, une « information sur le réseau de bus avec avis consultatif sur la modification du tracé des lignes 1 et 2 » nous laissait penser que quelque chose pourrait se passer. Nous n’avons pas été déçus.

Pour rappel, suite à la fronde de cet été, M. Brillault, en collaboration avec Versailles Grand Parc et Ile-de-France Mobilités a annoncé officiellement le 6 septembre qu’à compter du 4 novembre 2019, les lignes 1 et 2 ne passeraient plus par les avenue Debasseux et du Général Leclerc, mais reprendraient à peu près les tracés des ex-lignes B et H. Cela permettait de redonner une desserte correcte du quartier de Glatigny et de faciliter l’accès des jeunes Chesnaycourtois (et même de certains jeunes Cellois) à Saint-Jean de Béthune. Cela évitait aussi de faire de l’avenue Debasseux une autoroute à bus.

Mais là, Mme Bilger nous a fait un long discours de mensonges. Elle nous a prétendu que le passage avenues du Général Leclerc et Debasseux, dans les deux sens, des deux lignes structurantes 1 et 2 n’est pas gênant pour les riverains, ni dangereux pour les piétons. En revanche, le passage de la seule ligne structurante 1, divisé en deux par les sens uniques, rues de Glatigny et Kléber est très gênant pour les riverains et dangereux. Pendant de longues années, la ligne H y passait, sans que les riverains ne se plaignent particulièrement. Mme Bilger nous dit que des fissures auraient été découvertes dans des maisons. Si cela est vrai, ce dont nous doutons, nous doutons encore plus que le passage des bus en soit la cause. Quant à la sécurité des piétons, nous ne voyons pas de danger particulier rues Kléber et de Glatigny, mais si le risque est avéré, la pose de barrières sur les trottoirs est une solution simple.

M. le Maire nous annonce donc que, contrairement à ce qu’il avait dit, rien ne changera le 4 novembre. Un simulacre de vote entre conserver le plan initial (passage des bus dans un sens rue du plateau Saint Antoine, avenue Debasseux dans l’autre), le plan actuel et le plan présenté le 6 septembre a eu lieu. Comme les autres groupes d’opposition et les deux élues non inscrites, nous avons refusé d’y participer. Nous entendions d’ailleurs des élus de la majorité murmurer entre eux « On doit voter pour le 2 ». Résultat : quasi-unanimité pour le plan actuel. De qui se moque-t-on ?

Les échos des conseils municipaux de septembre

Cette fin du mois de septembre a été marquée par la tenue de deux conseils municipaux en huit jours. Si, compte tenu de l’actualité locale cet été, la convocation d’un conseil municipal supplémentaire était justifiée (pour ne pas dire indispensable), nous avions demandé à nous réunir dès la fin août.

La majorité de M.Brillault est en crise : démission de deux élues du groupe majoritaire pendant l’été après celle d’un adjoint en janvier 2019 lors de la fusion. L’opposition passe donc en quelques mois de six à neuf membres.

Stéphane Gorce a été promu adjoint en remplacement de Coralie Belmer. Nous espérons qu’il sera toujours constructif dans les débats.

Un certain nombre de délibérations techniques ont été votées. On parlera simplement de la concrétisation de la transformation de l’école Mozart en logements sociaux pour personnes handicapées. La délibération n’est pas claire sur le « type » de handicap. Si nous sommes pour ces logements sociaux (la ville en a cruellement besoin), nous avons rappelé le triste bilan de M.Brillault : la fermeture de deux école maternelles en l’espace de trois ans (le Petit Prince en 2016 et Mozart en 2019).

Parmi les décisions portées à notre connaissance avec les dossiers du Conseil, nous avons vu que M.Brillault a, une nouvelle fois, fait payer à la ville de dizaines de milliers d’euros de frais d’avocat pour des affaires pour lesquelles on se demande si le but est vraiment de défendre la ville.

Notre groupe a aussi alerté le Maire sur la présence de plus en plus marquée de Mormons se livrant au prosélytisme au Chesnay-Rocquencourt ou à Versailles. Le maire choisit d’ignorer ce problème (curieux…)

Le fait marquant a été le débat sur les bus et la gare routière. Le public était d’ailleurs venu nombreux assister à ces échanges. Les tensions dans la majorité étaient palpables mais seuls les élus soutenants toujours inconditionnellement le maire se sont manifestés. On notera que l’absentéisme battait des records, en particulier parmi les élus ex-rocquencourtois. M.Brillault a affirmé, de façon pas toujours très cohérente, qu’il ne savait pas ce qui allait se passait, qu’il avait fait de son mieux pour défendre la ville, que le dossier dépendait de Versailles Grand Parc et de la région, que son ex-adjoint ne lui avait rien communiqué sur ce dossier. La relecture des PV d’anciens conseils municipaux ou de notre tribune parue dans le magazine municipal du mois de juin rappelle qu’au moins notre groupe l’avait alerté sur le problème de l’avenue Debasseux. M.Brillault avait une proposition plus proche des anciens tracés des lignes B et H. Il nous a toutefois précisé que le plan pourrait encore être revu, ce qui ne semble pas être la position de Versailles Grand Parc. Ce dossier ne semble donc pas clos.

On notera enfin de jolies promesses (pour qui veut bien y croire) de replanter des arbres là où des arbres ont été abattus cet été dans le cadre de l’hypothétique construction d’une gare routière. Ce dossier non plus n’est pas clos…