La Chaumière victime de la bétonnière

C’est par une décision discrète prise par le maire le 17 janvier 2017, que nous avons eu la surprise d’apprendre que le bar restaurant la Chaumière, situé au 141, rue de Versailles, allait disparaître.

M.Brillault a en effet profité de la mise en vente de ce commerce, pour exercer son droit de préemption urbain. C’est donc le contribuable Chesnaysien qui va racheter ce bâtiment, pour un montant de 490 000 €.

Vous vous dîtes pourquoi pas, si c’est pour maintenir une activité de proximité utile aux riverains, ce bar tabac presse servant aussi de dépôt de colis pour les achats par internet.
Mais non ! On vous la fait racheter pour… la raser !
Encore un commerce de proximité qui va disparaître au profit d’une énième opération immobilière de M. Brillault.

La station essence du Super U va elle aussi disparaître, pour permettre la construction d’un parc de stationnement enterré, de 400 places payantes, la création d’une voie de circulation entre la rue Pottier et la rue de Versailles, et évidemment la construction de logements en surface.
Quelques plans présentés lors de la dernière réunion publique nous font douter de la pertinence de ce projet, pour lequel les habitants n’ont évidement pas connaissance, malgré l’ampleur des travaux à  venir.

La bétonnière de M.Brillault ne s’arrête jamais de tourner, au détriment de l’intérêt des habitants.

 

 

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Le tennis sous perfusion

Tennis club du Trianon

C’est peu dire que le Tennis club du Chesnay Trianon connaît des difficultés cette année, qui risquent de se prolonger en 2017.

Il est bon de rappeler une série d’événements, qui permettent de comprendre la mauvaise appréhension de ce dossier par la majorité municipale.
Tout d’abord, la pratique du tennis est en perte de vitesse, et le club subit une lente érosion de ses effectifs.

Sans rentrer dans les détails de la gestion de cette association subventionnée par la Ville à hauteur de 26 000 euros, nous avons vu arriver avec surprise une demande exceptionnelle de 18 000 €, demandée par son Président le 30 mai 2016, pour boucler son budget 2015.

Le compte de résultat est négatif depuis quatre ans. La faiblesse de l’argumentation et l’échange avec M.Brillault nous ont poussé à nous opposer à cette subvention accordée trop facilement.
En effet, ce serait un minimum d’exiger d’elle des changements dans sa politique sportive de compétition qu’elle n’a plus les moyens de soutenir par les cotisations des adhérents, en diminution.

La seconde perfusion est arrivée lors du Conseil municipal du 15 décembre 2016, et concerne le club-house du tennis. Pour rappel, l’activité bar restauration a été confiée jusqu’en décembre 2015 à la société JCJ Mélodie, dont la qualité et la probité du gérant ont été mises en cause par l’équipe majoritaire.

Il a été prié de quitter l’appartement qui lui était curieusement mis à disposition dans le club-house. La Ville a alors attribué un contrat de gérance à un professionnel de la restauration, la société Ephemere Event.
La bien nommée : à peine neuf mois en place, et voilà que le gérant déclare vouloir cesser son commerce, pour manque d’activité. En fait, sa clientèle était surtout le personnel du chantier Mormons qui se termine. C’est alors que M.Brillault a décidé de maintenir artificiellement ce commerce, en lui versant 3600 €, pour qu’il maintienne son activité de restauration pour deux mois encore. L’opposition a voté contre cette curieuse décision.

Pour terminer, place aux énormes travaux sur le site, qui vont engager environ un million d’euros, pour un équipement sportif de moins en moins utilisé. Profitant de l’opération de construction d’un immeuble avec 49 logements sociaux sur l’entreprise Fenwick, le maire a décidé de créer une voie qui reliera l’impasse Hélène Boucher à la rue des Sports, pour désenclaver la zone.
Cela va nécessiter la destruction d’une des deux bulles de terrain de tennis, mais aussi un nivellement d’autres terrains, un accès au parking public en-dessous, et des travaux de réhabilitation du club-house.
Pour couronner le tout, M.Brillault projette de couvrir les terrains le long de la résidence Dauphine et, pour ce faire, de décaisser les terrains, afin que les toitures ne soient pas trop hautes.

Lors du Conseil du 30 juin 2016, nous avions demandé au maire de faire une réunion de concertation avec les riverains, notamment de la résidence Dauphine, qui vont à nouveau subir des mois de travaux, sans savoir été informés.
Aux dernières nouvelles, c’est seulement en janvier 2017 que M.Brillault consentira à leur présenter son projet, alors que la commission Travaux n’a toujours pas mis le sujet à son ordre du jour.

Quand on sait que la volonté initiale du maire était de mettre ce site en Délégation de Service Public, mais qu’aucune société ne s’est montrée intéressée, parce qu’il est admis que le tennis n’est plus une activité rentable, on comprend pourquoi notre Groupe entend arrêter toutes ces perfusions d’argent public.

Oui au tennis pour tous au Chesnay. Non à la gestion hasardeuse du club et du bar restaurant, non à des travaux coûteux qui n’ont aucun caractère urgent.

 

Ce qu’il faut retenir du magazine Evénements de mars 2016

La lecture du magazine municipal (financé par l’argent des Chesnaysiens) nous réserve parfois des surprises.

EDITO

Philippe Brillault consacre la majeure partie de son édito à dénoncer le projet de fusion des Yvelines et des Hauts de Seine en opposant notre département, majoritairement rural (et qui doit le rester) au 92 très urbanisé. Cela nous donne des sueurs froides quand on se rappelle qu’il s’est fait élire en 1989 sur le thème « Halte au béton » et que, depuis, il a densifié tous les terrains qu’il a pu construire, faisant du Chesnay la ville la plus dense des Yvelines.
Cela n’est d’ailleurs pas en voie d’arrêt : de nouvelles constructions sont prévues place de La Redingote et place Simard, sans parler de l’immense ensemble en voie d’achèvement à l’angle de la rue de Versailles et de l’allée des Chênes-Verts. « Faites ce que je dis, pas ce que je fais » pourrait être la maxime de notre maire.

En réalité, Brillault craint par-dessus tout que cette fusion fasse entrer le 78 (ou du moins une partie) dans la Métropole du Grand Paris. Il perdrait ainsi certains de ses pouvoirs de maire. N’oublions pas qu’il s’est déjà opposé à Versailles Grand Parc (avant que Le Chesnay ne soit obligé de l’intégrer) et à la grande intercommunalité Versailles-Saint Quentin-Saclay-Massy.

TRIBUNE

La tribune libre, espace que Brillault limite au maximum, alors que c’est le reflet même de la démocratie locale, mérite aussi une analyse particulière. Notre encart dénonçant la fermeture probable de l’école maternelle Le Petit Prince semble avoir embêté le maire, qui laisse l’expression de la majorité au Premier adjoint, qui tente de se justifier (il est du plus grand fatalisme quant à cette fermeture et confirme la démolition de l’école Langevin).
Bas les masques, M.Brillault laisse les services publics et les écoles déserter la ville, malgré le profond désaccord des Chesnaysiens.