Nos propositions pour le projet sportif du Chesnay-Rocquencourt

Piscine municipale du ChesnayLa fusion du Chesnay et de Rocquencourt est une occasion à saisir pour remettre en plat les politiques sportives des deux villes afin d’en établir une cohérente en termes :

  • Des besoins des communes et de Versailles Grand Parc
  • D’équipements
  • De subventions
  • De coordination.

 

Mode de fonctionnement

Les deux communes ont des modes de fonctionnement différents (direction municipale des sports au Chesnay, association USMR à Rocquencourt).

Il est souhaitable d’avoir une seule entité de coordination qui serait tout simplement la Direction des Sports.

Sa mission principale doit être d’analyser les besoins et les évolutions des sports sur le bassin VGP

Ce qui est important c’est que les activités proposées à la fois au Chesnay et à Rocquencourt ne se fassent pas concurrence. Les exemples-types sont le tennis et la gymnastique (les prix étant significativement différents dans les deux communes).

Ce travail doit un préalable au plan d’investissement des équipements sportifs, qui fera partie d’un PPI (plan pluriannuel d’investissements) pour la prochaine mandature.

 

Equipements

En ce qui concerne les équipements, on note le relatif isolement du bourg de Rocquencourt. La première solution à apporter est de réduire le nombre de bus de la ligne B qui effectuent un service partiel jusqu’au centre commercial Parly 2. Une négociation doit être réalisée avec Phébus pour que tous les bus B soient terminus Rocquencourt Voluceau. Un profond changement du réseau de bus étant prévu en juillet 2019, cela fera des points sur lesquels il faudra être attentif. Depuis la construction de la ZAC du Bourg, Rocquencourt ne dispose plus de stade. Cela est regrettable et devra faire l’objet d’une réflexion.

La rénovation du gymnase Pierre Curvat est attendue et va se faire. Il restera à améliorer son accessibilité en circulation douce, en étudiant un cheminement plus naturel entre l’arrêt de bus « La Muette » et le théâtre André Malraux. De nombreux piétons (et parfois même des cyclistes) traversent le square des « P’tits Rocs », ce qui ne rassure pas les mamans.

Pour ce qui est du Chesnay, la rénovation des gymnases Pellouard et Corneille touche à sa fin.

Il reste le gymnase Nouvelle France, bâtiment très énergivore qui n’accueille plus les sportifs dans des conditions satisfaisantes. Avant de lancer des travaux, il faut attendre la réouverture du gymnase Pierre Curvat et considérer les besoins de la commune nouvelle en termes d’utilisateurs.

Des investissements très importants (et peut être même excessifs) sont actuellement réalisés au tennis club de la rue des sports. Le bourg de Rocquencourt dispose aussi de cinq courts qui vont être rénovés très prochainement. Les tennis privés de Parly 2 sont mis à disposition gratuitement de la moitié des Chesnaycourtois. On se demande donc si le nombre de courts de tennis n’est pas excessif. Les courts situés dans le parc Aubert, propriété de l’Hôpital, sont en ruine.

Les agrès du parcours sportif sans la forêt de Fausses-Reposes ont été supprimés il y a quelques années. Cela est tout à fait regrettable puisque ces installations étaient très appréciées tant par un large public tant familial que sportif. Nous suggérons donc que la mairie s’accorde avec l’Office National des Forêts pour installer et entretenir de nouveaux agrès adaptés à un public aussi bien familial que sportif.

La piscine est incontestablement l’équipement sportif emblématique de la ville. Son déficit de fonctionnement est d’environ 600 000€.

Sa rénovation totale date de 1995 et des travaux deviennent nécessaires. La toiture est défectueuse : cela fait plusieurs années qu’il pleut dans les bassins, l’isolation thermique est très moyenne et la qualité de l’eau s’est nettement dégradée ces dernières années. L’eau mériterait également d’être chauffée un à deux degrés de plus pour le confort des usagers. Des travaux doivent donc  être envisagés à court terme pour pallier à ces dysfonctionnements. La fosse de plongée extérieure d’une profondeur de 4,50 mètres devrait être réhabilitée puisqu’il n’existe aucun équipement de ce type dans les environs (la plus proche se situant à Conflans-Sainte-Honorine). Cela serait très utile pour le club de plongée Sub Galatée qui compte plus de 200 membres. On pourrait envisager de la couvrir afin de l’utiliser toute l’année. Idéalement, les plongeoirs de 3 et 5 mètres devraient être conservés car, là aussi, les tours de plongeoirs sont devenues quasi inexistantes dans l’Ouest parisien. Par ailleurs, la fermeture du dimanche après-midi devrait être mise à profit pour permettre l’organisation de compétitions de natation ou de hockey subaquatique.

En ce qui concerne les terrains extérieurs de sports collectifs (foot, rugby, athlétisme), on peut se poser la question de leur positionnement géographique en zone urbaine dense.

 

Subventions

Nous souhaitons bien entendu que la mairie continue à mettre à disposition gracieusement  les équipements sportifs aux associations. Pour ce qui est des subventions en numéraire, le montant global est particulièrement généreux au Chesnay, ce qui est légitime.

La répartition n’est cependant peut-être pas optimale, quelques associations recevant près de la moitié de l’enveloppe, sans aucune évolution depuis plusieurs années.

Cette somme doit être remise en cause pour être distribuée plus justement entre les différentes associations.

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Nos projets pour 2019

La nouvelle année s’ouvre dans une nouvelle configuration : nous sommes désormais élus du Chesnay-Rocquencourt.

Philippe Brillault restant maire, il est évident que nous restons dans l’opposition. Nous craignons que Jean-François Peumery, ex-maire de Rocquencourt et désormais premier adjoint, ne s’efface face à M. Brillault.

Aujourd’hui, si nous estimons que la fusion semblait naturelle, nous regrettons le manque évident de préparation et soupçonnons une visée électoraliste de Philippe Brillault, ce dernier ayant clairement affiché sa volonté de se représenter en 2020. On peut parier que sa promesse de 2014 ne sera pas tenue.

Nous redoutons particulièrement pour 2019 la fermeture de l’école Mozart. Comme nous l’avons déjà indiqué, il semble acté que l’Education Nationale et la mairie aient décidé sa fermeture. Décision vraiment regrettable.

La fusion nous permet, au titre de l’année 2019, d’être dispensé de pénalités pour non-respect de la loi SRU (car nous n’avons pas le quota de logements sociaux). Cette mauvaise gestion de M.Brillault nous a coûté 1,2 M€ pour la seule année 2018, d’où une hausse de 10% des taxes foncière et d’habitation. Peut-être que, sans cette amende de 1,2 M€, on reviendra au taux d’imposition de 2017. Pour la taxe d’habitation, l’effet sera de courte durée.

Nous resterons attentifs à la gestion du patrimoine immobilier de la commune : A ce jour, il continue de pleuvoir dans la piscine et la rénovation de la façade de la mairie, véritable passoire thermique attend toujours. En revanche, la ville a acheté le local France Télécom-Orange rue Audigier : 1,5 M€ pour du stockage de matériel. Le coût du chantier des tennis, rue des Sports, qui devaient ouvrir en octobre 2018, ne cesse de dériver à la hausse. Était-ce une urgence ?

Ce manque de rigueur est la cause principale de cette hausse injuste de 10% des taxes foncières et d’habitation.

Quant au stationnement payant, sa mise en place se fait difficilement au Chesnay. Cela aura été une des plus graves erreurs de l’année 2018 de M.Brillault. Nous attendons encore la délibération sur la gratuité promise pour les personnels de santé à domicile. A Rocquencourt, le système des zones bleues fonctionne très bien. Espérons que, suite à la fusion, ce projet chaotique ne soit pas étendu à Rocquencourt.

Omerta ou article 40 ?

Heureusement, au sein de la mairie, des résistants de l’intérieur agissent en tant que fonctionnaires, dans le sens de l’intérêt général.

Ils résistent en effet, et tentent de briser la loi du silence qui leur est imposée.
Celle-ci ne saurait être confondue avec l’obligation de réserve qu’ils respectent strictement dans le cadre de l’exercice légal de leurs fonctions.

Avant d’appliquer la théorie des « baillonnettes intelligentes », qui permet à un fonctionnaire de s’opposer à un ordre manifestement illicite, ils peuvent révéler certains dysfonctionnements ou irrégularités qui les mettent dans l’embarras.

A titre d’exemple de cas de conscience, cette curieuse croisière organisée en Méditerranée par le maire sur le budget de la ville, avec son épouse, et quelques personnes de la mairie. Monsieur le maire s’est défendu, en parlant d’un séminaire à l’élue d’opposition, qui a posé la question de l’objet de ce voyage.
Il l’a menacée, parce qu’elle ne donnait pas ses sources. Furieux de cette révélation, il a alors annoncé une « enquête » auprès des agents de la ville !

Ces dysfonctionnements ne sont pas anecdotiques :

Savez-vous que certains propriétaires peuvent bénéficier de logements de la ville pendant le temps de leurs travaux, par la seule décision personnelle de M.Brillault ?

Le contrôle de l’utilisation des finances publiques par le maire du Chesnay est extrêmement difficile, puisqu’il peut dépenser jusqu’à 2,3 millions d’euros, sans autorisation ni discussion.

Il faut rappeler à certains leurs obligations, notamment à la direction générale des services de la ville (D.G.S.) en charge de l’administration de la ville, sous les ordres du maire. C’est dans ce service qu’ont été rédigés les actes administratifs de l’emploi illégal de l’épouse du maire.

Merci à ceux qui osent braver la loi du silence, se conformer à l’article 40 du code de procédure pénale :

« Tout fonctionnaire qui, dans l’exercice de ses fonctions, acquiert la connaissance d’un crime ou d’un délit est tenu d’en donner avis sans délai au procureur de la République, et de transmettre à ce magistrat tous les renseignements qui y sont relatifs. »

Cette loi s’applique à tous les fonctionnaires, qui s’exposent à des sanctions disciplinaires en gardant le silence.

De même, tous les élus du conseil municipal sont tenus de dénoncer des pratiques illicites, et une non dénonciation d’un délit les expose à des poursuites.

Pourtant, comment deux adjoints du maire ont-ils pu accepter de présenter en conseil municipal des délibérations en faveur de l’emploi illégal de l’épouse du maire, qui seront invalidées quelques semaines plus tard par le préfet ?

La loi du silence ne fait pas partie des lois de la République.