Rues enneigées : M.Brillault, passez-nous le sel !


Parole de chauffeur de bus : « On s’arrête place Laboulaye, car après dans Le Chesnay, les rues sont impraticables, et c’est à chaque fois pareil !  »

Les Chesnaysiens ont aussi constaté qu’entre deux communes limitrophes, l’une avait les rues « noires » et l’autre « blanches ». Les habitants se sont donc retrouvés sans voiture, et sans transport en commun.
Lors du conseil municipal du jeudi 7 février, le maire a réussi à nous trouver une excuse loufoque : les services de la mairie ne pouvaient accéder au dépôt de sel, parce qu’une voiture était garée devant le portail !
C’est curieux, car les rues privées de la copropriété de Parly 2, ouvertes à la circulation publique, ont été salées, mais par la société de jardinage, aux frais des Parlysiens.

L’argument selon lequel il ne neige que tous les cinq ans ne s’applique qu’au Chesnay, pour justifier d’être insuffisamment équipée.
Or, nous constatons qu’il vient de dépenser 100 000 €, pour acheter une grue Manitou, juste pour déménager le Centre technique municipal…

Le taux d’utilisation de certains matériels roulants, achetés récemment par la mairie, est très bas, et nous avions préconisé de favoriser la location, ou la mutualisation avec les communes de Versailles Grand Parc.

Enfin, l’alerte orange de Météo France aurait dû inciter la Direction des services à anticiper. Mais, quatre jours après les chutes de neige, beaucoup de rues sont encore verglacées…

Alors, vous attendez quoi M.le Maire, le dégel ?

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Le Chesnay carencé, le maire empêché

La décision du préfet des Yvelines est tombée le 4 décembre : l’Etat a constaté la carence de logements sociaux de notre commune, et surtout, la non réalisation des objectifs du plan triennal 2014-2017 sur lequel le maire s’était engagé.

Cet échec est qualifié d’ « injustifié » par le préfet. En effet, le maire n’a réalisé que 173 logements en trois ans, au lieu des 411 sur lesquels il s’était engagé, soit un taux de réalisation de seulement 42%.

Cela, malgré toutes les promesses faites lors des élections et des réunions publiques.
Cette décision est lourde de conséquences :

1) L’amende est triplée, et va monter à plus d’1,2 million d’euros par an pendant trois ans!
2) Le maire est dépossédé de son droit de préemption, qui est repris par le préfet.
3) Le maire ne peut plus attribuer de logements sociaux sur le contingent de la commune.
4) Le maire ne peut plus vendre de droits à construire et financer ses projets.

Nous regrettons que le maire n’ait pas écouté les élus d’opposition, dont notre groupe, quand il n’a pas respecté son obligation de mettre en chantier au moins 30% de logements locatifs sociaux, rapportés au nombre total de logements commencés. En clair, les chantiers d’immobilier de luxe, récents, ou en cours, sans aucun logement social, comme le temple Mormon, ou sur le triangle de la Redingote, vont causer une hausse durable de la fiscalité des contribuables Chesnaysiens.

Sur les trois ans à venir au moins, ils vont devoir payer environ 4 millions d’euros d’amende, par la faute d’une seule personne, Monsieur Brillault, qui avait pourtant été averti par le préfet, dès mars 2017.
L’Etat commence à déposséder le maire de ses prérogatives, un pas vers la mise sous tutelle… Il y avait urgence.

Audigier : Quand la coulée verte devient une coulée de bitume

 


En 2015, le maire du Chesnay a annoncé la constitution d’une commission, pour assurer la concertation concernant la restructuration urbanistique du quartier Audigier. Précisons que ce quadrilatère est composé du bâtiment France Télécom (Orange), de l’annexe du lycée Jean Moulin (Région Ile-de-France) et de l’immeuble de bureaux (société Bazincourt de M.Brillault).

Une des demandes des riverains était un accès à un vaste espace vert, nommé la Peupleraie, qui longe le sente de la Maison-Blanche, actuellement inaccessible.

Quant à la société HLM OPIEVOY, elle avait en vue de créer de nouveaux logements sociaux dans cette zone.
Puis, plus rien, du moins pour les membres de cette commission devenue fantôme.

Pourtant, le maire agit en catimini pour des actions qui mériteraient des études sérieuses : la mairie a ainsi acheté le premier étage du “cube France Télécom” et les parkings extérieurs, pour un montant d’1,5 million d’euros en 2017 !

Tout ceci, alors que l’opposition municipale réclame régulièrement que lui soit présenté le fameux projet d’aménagement de la zone. En vain, car le maire avoue qu’il n’en a pas, et qu’il constitue de la “réserve foncière” !

Entre temps, comme il a décidé de reconstruire le C.T.M. (Centre Technique municipal) rue Caruel de Saint-Martin, pour un montant minimum de 3,5 millions d’euros, M.Brillault a décidé de déplacer les agents concernés dans le 1er étage du « cube France Télécom », ce qui implique la création d’un parking, pour que les agents viennent stationner leurs véhicules.

Et, comme rien n’arrête M.Brillault quand il s’agit de revenir sur ses promesses, ce parking sera réalisé sur la fameuse peupleraie, pourtant destinée à devenir un espace vert pour l’agrément des habitants de cette zone dense, actuellement totalement inaccessible.

Ainsi, les peupliers seront abattus, le bitume va recouvrir la pelouse, une voie sera créée pour les passages des véhicules municipaux, avec entrée par la rue du Dr Audigier et sortie par la rue des Peupliers/rue de Glatigny. Les habitants du quartier voient ainsi l’amélioration de leur cadre de vie couler dans le bitume, sans parler des nuisances sonores.

Une présentation discrète de ce pseudo-projet urbanistique a été faite à quelques personnes choisies par le maire, dans le « cube », le 28 septembre.
M. Brillault n’a pas souhaité que les élus d’opposition soient présents, pour le motif “C’est pour les acteurs de terrain et ça n’a rien de politique” !

Les conseillers municipaux ne seraient donc pas autorisés à s’intéresser aux problématiques des quartiers, dont M.Brillault avoue lui-même avoir supprimé les commissions ?