Réunion publique sur le stationnement : le maire à l’amende

Si Monsieur Brillault a souvent l’habitude de faire de grands numéros, pour faire croire tout et n’importe quoi aux gens, il faut reconnaître que sa prestation lors de la réunion publique sur le stationnement le 10 octobre, est très mal passée auprès du public.

Sa vieille méthode est pourtant rodée :

Première partie : anesthésier la salle.

Jusqu’à 22h30, lui et certains de ses adjoints ont parlé du stationnement et de bien d’autres sujets.
Au bout d’un moment, le public a clairement fait savoir qu’il s’impatientait et qu’il n’était pas venu pour écouter ces discours lénifiants.

Deuxième partie : les questions du public.

L’ambiance était électrique. Les Chesnaysiens, qui ne veulent pas de ce projet, étaient en colère, mais, ce qui était le plus surprenant a été la réaction du maire à chaque fois qu’un Chesnaysien lui faisait part de son mécontentement.
Il s’est rarement autant contredit en si peu de temps.

Quand un riverain lui signifie sa désapprobation de rendre le plateau Saint-Antoine payant (ce quartier l’était déjà officiellement mais personne ne payait), il répond « Si vous le voulez, le plateau ne deviendra pas payant ».

Quand quelqu’un d’autre lui dit que ce découpage est arbitraire, et que tout le monde devrait être logé à la même enseigne, il répond « Si vous le voulez, on rend toute la ville payante. »

Le président d’un club sportif s’inquiète pour son club ; si le stationnement devient payant, il risque de perdre de nombreux adhérents. Le maire ne lui répondant pas, il peut craindre une baisse significative de sa subvention.

Au final, ce qui peut être retenu de M.Brillault est « Venez me voir dans mon bureau, on s’arrangera ».
Cela révèle une fois de plus que ce projet est bricolé, illisible et incohérent, d’autant plus qu’aucune étude financière n’a été faite.

Par ailleurs, les points suivants peuvent être notés 

1. La sécurité était très importante. La police municipale procédait à l’entrée à un contrôle renforcé des sacs. Cela n’a habituellement lieu que lors de la présence d’une personnalité de niveau national, ce qui n’était pas le cas. Pendant les questions du public, un vigile et le directeur de la police municipale (habillé en civil) passaient le micro. Ce rôle revient habituellement aux hôtesses d’accueil, qui semblaient désœuvrées au fond de la salle. M.Brillault craignait-il pour sa sécurité dans cette réunion houleuse ?

2. Plusieurs adjoints et conseillers municipaux de la majorité étaient absents, ou assis à l’arrière de la salle. Discrétion prudente d’une majorité, qui a plutôt l’habitude de s’asseoir fièrement au premier rang.

3. Alors que le magazine Evénements de septembre 2018 signifiait, à la page 30, qu’une carte de stationnement résidentiel ne serait valable que pour un seul véhicule ; Philippe Brillault a affirmé qu’une même carte pourrait servir pour plusieurs véhicules.

4. Par ailleurs, alors qu’à la même page du même numéro d’Evénements, il était spécifié que ces abonnements n’étaient destinés qu’aux personnes habitant dans les zones de stationnement payant, il a dit que tous les Chesnaysiens pourraient les acquérir.
Face à tant de contradictions, que doit-on croire ?

Il faut retenir un show assez lamentable de M.Brillault face à un projet, dont nous demandons, une fois de plus, le retrait.

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Auto-consultation citoyenne



A force de gouverner seul, sans études, ni concertation sur le stationnement payant généralisé dans toute la ville, le peuple Chesnaysien finit par s’indigner des méthodes de la majorité municipale de M.Brillault.

Une mobilisation citoyenne contre ce projet, initiée par des résidents de la copropriété de Parly 2, a débuté le 11 septembre dernier.

Force est de constater que la pétition lancée a été un succès fulgurant avec environ 1000 signatures en deux semaines, consultable sur le site change.org.

En tant que groupe municipal d’opposition qui n’a pas été écouté sur ce sujet, comme sur les autres, nous nous réjouissons que les Chesnaysiens s’organisent pour faire une « auto-consultation » que le maire et son adjoint n’ont pas voulu faire.

Cette initiative a le mérite de recueillir des observations et des suggestions dans une ville, où les conseils de quartier ont été supprimés par M.Brillault.

Par exemple, cela met en avant que le sujet du stationnement payant pénalise injustement les visiteurs de certains personnes isolées (et sans voiture), et divers prestataires à domicile au salaire modeste.

Au lieu d’écouter enfin ses administrés, M.Brillault a pris un arrêté contre les pétitionnaires à la fête des Chênes Verts du 15 septembre. Ils ont eu droit à un contrôle d’identité de la part des policiers municipaux diligentés par le maire !
N’ont-ils pas d’autres missions plus en lien avec la sécurité ?

Dans le même temps, la mairie a reçu des dizaines de courriers d’habitants en colère.
M.Brillault court partout pour éteindre ces foyers de contestation avec des petites concessions individuelles. Est-ce bien le rôle d’un maire, qui devrait avoir une vision globale du stationnement, et non pas des petites réponses au cas par cas, qui sont la définition même du clientélisme ?

Notre groupe peut faire remonter ces propositions citoyennes, encore faut-il que la commission transport ne soit pas désertée par les membres de l’équipe Brillault, notamment par l’adjoint aux transports…

La famille ou les familles ?

Au singulier, la famille est un thème électoraliste cher à certains politiciens. Le maire du Chesnay l’utilise en n’hésitant pas à rappeler sur une radio la devise du maréchal Pétain « Travail, Famille… ».
Au pluriel, les familles représentent des cellules de parents avec enfants, dont les configurations ont bien évolué depuis quelques décennies. Le Chesnay n’échappe pas à ces changements puisque lon y trouve, comme ailleurs, des familles monoparentales, une majorité de familles avec un ou deux enfants et des familles plus nombreuses.

Refusant l’idéologie, Le Chesnay Avenir préfère observer ce qui est réellement fait pour que la vie locale soit favorable aux parents, et à leurs enfants.

Une étude réalisée par Le Parisien a établi le classement des villes d’Ile-de-France les plus accueillantes pour les parents, dont le classement ne prend en compte que les communes de plus de 5000 habitants, ce qui réduit fortement le nombre de villes évaluées dans le département.
Le verdict est sans appel pour notre commune : Le Chesnay n’est même pas dans le top 20 des Yvelines !

Félicitions au passage notre voisine Versailles, qui occupe la première place du classement régional.

Cette mauvaise évaluation n’est pas une surprise pour notre groupe Le Chesnay Avenir, puisque nous avons, pour les familles, maintes fois tenté d’infléchir les décisions de M.Brillault, et de ses adjoints concernés.

Voici les faits les plus marquants qui font fuir les familles du Chesnay :

– Des fermetures de classes, et une fermeture d’école (Le petit Prince)

– Des crèches surcapacitaires, très coûteuses, car elles ne répondent pas à la demande ;

– Un politique du logement désastreuse en faveur du luxe, ou des petites surfaces ;

– Une déficience chronique du développement de la mobilité, dont l’amélioration est indispensable aux familles : la politique de Mr Brillault a donné la priorité à Autolib’ ;

– Une tarification inique des services municipaux avec une forme de calcul, dite de taux d’effort, injuste ;

– Une offre culturelle essentiellement destinée à un public restreint : les abonnés de la Grande Scène ;

– Des activités sportives, chapeautées par une structure paramunicipale (Le Chesnay Sports) aux tarifs trop élevés ;

– Des travaux de sécurisation et d’accessibilité dans les écoles pas adaptés, ou inexistants (école Le Nôtre, école de musique…).

Il serait temps que l’équipe de Monsieur Brillault cesse de se gargariser avec « La » famille et se remette en cause, pour que les familles retrouvent leur place au Chesnay, et désirent y vivre leur avenir.