Le terrain de football synthétique de la rue Caruel serait-il cancérigène ?

Le terrain de football en synthétique de la rue Caruel Saint-Martin, créé en 2000, a été refait à l’été 2017, pour un montant de 350 000 €.

A première vue, disposer d’un terrain synthétique peut sembler plus intéressant, il nécessite moins d’entretien qu’un terrain en gazon, et offre la possibilité de pratiquer en toutes saisons.
Néanmoins, l’immense majorité de ces terrains sont recouverts de granulats de caoutchouc, qui permettent d’améliorer l’absorption des chocs, mais aussi d’augmenter leur durée de vie.
Le problème, c’est qu’ils ne sont rien d’autre que des pneus broyés. Un terrain de la taille de celui du Chesnay est recouvert de billes en caoutchouc, représentant plus de 20 000 pneus !
Or, ces broyats de pneus contiendraient des teneurs particulièrement élevées de plomb, et des hydrocarbures aromatique polyccyliques (HAP), dont certains sont cancérigènes.
Aux Etats-Unis, où ces terrains sont répandus, de nombreux cas de cancer ont été diagnostiqués chez de jeunes footballeurs.

Dès l’automne 2016, un article du Figaro s’était fait l’écho de ces risques.
Le 22 février dernier, Envoyé spécial a également consacré un reportage à ce sujet.

Lors du conseil municipal du 22 novembre 2017, nous avons interrogé Monsieur Brillault sur ce risque. Le maire s’est d’abord moqué de nous en nous répondant « Ce qui est sûr, c’est que le nouveau terrain est moins toxique que l’ancien ».
Cela est faux, il aurait été possible de faire en sorte que les granulats ne proviennent pas de pneus broyés, or l’ancien, comme le nouveau terrain, sont recouverts de granulats de pneus usagés.
Il nous a ensuite été transmis le document établi par le fabricant du terrain. Vous comprendrez que ne nous ne sommes pas convaincus par l’objectivité du rapport du fournisseur, qui conteste la dangerosité de son produit, et des études scientifiques.

Pourtant, aux Pays-Bas, en Suède, et dans certains états des Etats-Unis, il est désormais interdit de recouvrir les terrains synthétiques de granulats de pneus, et ceux qui existent déjà sont remplacés par des synthétiques sans granulats.

Qu’en est-il au Chesnay ? Le club de football a t-il prévenu les parents que la moindre des précautions serait que les jeunes footballeurs, notamment les gardiens de but, prennent une douche, après avoir joué sur le synthétique ?
Le principe de précaution voudrait qu’à minima, le maire informe les utilisateurs, faute d’avoir été négligent lors de la passation de commande du terrain.

 

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Le tennis sous perfusion

Tennis club du Trianon

C’est peu dire que le Tennis club du Chesnay Trianon connaît des difficultés cette année, qui risquent de se prolonger en 2017.

Il est bon de rappeler une série d’événements, qui permettent de comprendre la mauvaise appréhension de ce dossier par la majorité municipale.
Tout d’abord, la pratique du tennis est en perte de vitesse, et le club subit une lente érosion de ses effectifs.

Sans rentrer dans les détails de la gestion de cette association subventionnée par la Ville à hauteur de 26 000 euros, nous avons vu arriver avec surprise une demande exceptionnelle de 18 000 €, demandée par son Président le 30 mai 2016, pour boucler son budget 2015.

Le compte de résultat est négatif depuis quatre ans. La faiblesse de l’argumentation et l’échange avec M.Brillault nous ont poussé à nous opposer à cette subvention accordée trop facilement.
En effet, ce serait un minimum d’exiger d’elle des changements dans sa politique sportive de compétition qu’elle n’a plus les moyens de soutenir par les cotisations des adhérents, en diminution.

La seconde perfusion est arrivée lors du Conseil municipal du 15 décembre 2016, et concerne le club-house du tennis. Pour rappel, l’activité bar restauration a été confiée jusqu’en décembre 2015 à la société JCJ Mélodie, dont la qualité et la probité du gérant ont été mises en cause par l’équipe majoritaire.

Il a été prié de quitter l’appartement qui lui était curieusement mis à disposition dans le club-house. La Ville a alors attribué un contrat de gérance à un professionnel de la restauration, la société Ephemere Event.
La bien nommée : à peine neuf mois en place, et voilà que le gérant déclare vouloir cesser son commerce, pour manque d’activité. En fait, sa clientèle était surtout le personnel du chantier Mormons qui se termine. C’est alors que M.Brillault a décidé de maintenir artificiellement ce commerce, en lui versant 3600 €, pour qu’il maintienne son activité de restauration pour deux mois encore. L’opposition a voté contre cette curieuse décision.

Pour terminer, place aux énormes travaux sur le site, qui vont engager environ un million d’euros, pour un équipement sportif de moins en moins utilisé. Profitant de l’opération de construction d’un immeuble avec 49 logements sociaux sur l’entreprise Fenwick, le maire a décidé de créer une voie qui reliera l’impasse Hélène Boucher à la rue des Sports, pour désenclaver la zone.
Cela va nécessiter la destruction d’une des deux bulles de terrain de tennis, mais aussi un nivellement d’autres terrains, un accès au parking public en-dessous, et des travaux de réhabilitation du club-house.
Pour couronner le tout, M.Brillault projette de couvrir les terrains le long de la résidence Dauphine et, pour ce faire, de décaisser les terrains, afin que les toitures ne soient pas trop hautes.

Lors du Conseil du 30 juin 2016, nous avions demandé au maire de faire une réunion de concertation avec les riverains, notamment de la résidence Dauphine, qui vont à nouveau subir des mois de travaux, sans savoir été informés.
Aux dernières nouvelles, c’est seulement en janvier 2017 que M.Brillault consentira à leur présenter son projet, alors que la commission Travaux n’a toujours pas mis le sujet à son ordre du jour.

Quand on sait que la volonté initiale du maire était de mettre ce site en Délégation de Service Public, mais qu’aucune société ne s’est montrée intéressée, parce qu’il est admis que le tennis n’est plus une activité rentable, on comprend pourquoi notre Groupe entend arrêter toutes ces perfusions d’argent public.

Oui au tennis pour tous au Chesnay. Non à la gestion hasardeuse du club et du bar restaurant, non à des travaux coûteux qui n’ont aucun caractère urgent.

 

Le Cercle Hippique ne tourne plus rond?

CHP 2
Des rumeurs persistantes indiquent que la ville voudrait se séparer du Cercle Hippique, situé rue des Sports. Comme souvent au Chesnay, un silence de marbre est de rigueur à la mairie.
Il n’y a jamais de fumée sans feu !

Bien que sa taille soit relativement modeste, ce club de proximité est particulièrement apprécié de nombreux Chesnaysiens pour sa convivialité, et parce qu’il évite des déplacements au Haras de Jardy.

Le club hippique est la seule association à ne pas faire partie de la nébuleuse  » LC Sports » (anciennement LC 78). Elle permet à Philippe Brillault de contrôler les associations sportives, le président étant son ancien adjoint. C’est pour cela que ce n’est pas la première fois que des tensions apparaissent entre l’association et la mairie.

Un audit, facturé 8000 euros à la ville a été réalisé l’an dernier. Celui-ci devait émettre des recommandations relatives au devenir du cercle hippique.
Malgré nos demandes répétées le rapport ne nous a jamais été transmis. Pourquoi cette opacité?

Si le club est privatisé, nous savons que les tarifs augmenteront fortement. Nous voulons que l’équitation au Chesnay reste accessible au plus grand nombre.

Quant à la fermeture, celle-ci serait extrêmement dommageable, le Chesnay Avenir s’y opposera.