Voiries payantes : le plan anti Parlysien

Cela faisait longtemps que les résidents de la copropriété de Parly 2 étaient visés comme responsables du problème de stationnement dans la ville.

Alors que le maire et son adjoint à la voirie ont reculé devant la bronca des habitants des zones pavillonnaires, lors de la tentative de la suppression du stationnement alterné gratuit dans leurs rues, ils ont avancé discrètement au creux de l’été sur le marquage au sol de rues, sans avoir préalablement prévenu, ni informé les riverains.

Les panneaux d’informations de la ville se contentant d’afficher « vous souhaitant un bon été »… au lieu d’annoncer le processus en cours.

C’est clairement les trois quarts des résidences de Parly 2 (24 sur 36) qui jouxtent ces rues qui vont faire les frais de la pseudo-politique de stationnement payant généralisé qui débute sournoisement.

Dès le 1er octobre, il va falloir payer à l’horodateur dans ces rues, ou s’acquitter d’une carte de stationnement au coût exagéré : 120 € pour la première voiture, et 300 € pour la seconde !

Notre groupe s’était opposé à cette tarification, en relevant que cela ne résoudra pas la problématique du déficit de places, et de transport alternatif.

D’autant plus que, d’après les premières estimations, cette opération ne sera pas rentable (investissements d’horodateurs, coût des contrôles, versus rentrées fiscales).
Or, la loi sur la dépénalisation du stationnement imposait d’utiliser une partie des recettes vers les nouveaux modes de déplacements (voies cyclables, transports collectifs, etc…).

En bref, le duo Brillault-Delepierre a choisi la pire des méthodes : sournoise, inique et inefficace !

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Autolib’ : 2 ans après, constat d’erreur annoncée



Dans son édition du 4 janvier 2017, le Canard Enchaîné révélait que le service Autolib’ prévoit 179 millions d’euros de pertes d’ici à la fin du contrat, en 2023. Cependant, seuls 60 millions d’euros devraient être supportés par le groupe Bolloré.

Et les 119 autres millions d’euros alors ? Cette charge serait majoritairement supportée par les contribuables, et plus précisément, les villes équipées des fameuses voitures Autolib’. La répartition se faisant au prorata du nombre de véhicules dans les villes: Le Chesnay se retrouvera pénalisé à hauteur de 541 000 € !

Le syndicat Autolib’Métropole a annoncé le 31 janvier dernier vouloir lancer un audit des comptes : il était temps, 5 ans après le lancement.

En effet, lorsque l’on regarde le nombre de stations Autolib’ dans les villes des Yvelines, on constate que notre ville se situe en tête, avec 5 stations. La ville de Versailles, pourtant bien plus grande que la nôtre, ne compte que 4 stations. Seule Vélizy compte aussi 5 stations, justifiées par une zone d’entreprises très dense. Aucune autre ville des Yvelines n’a fait le choix d’accueillir des stations. Selon un article paru sur le site 78actu, la ville de Viroflay aurait d’ailleurs fait marche arrière, initiative suivie par M. De Mazières qui a préféré carrément interrompre l’installation de nouvelles stations à Versailles. Lors d’un reportage de TF1, nous avons pu apprendre que la ville de Bois-d’Arcy renonçait au projet et que les stations non rentables devraient être fermées.

Nous avions averti les Chesnaysiens lors de la campagne municipale de 2014 de ces risques, dans un article tristement prophétique intitulé « Autolib, la voiture qui va vous coûter cher ». Le coût pour la ville de nos 5 stations s’élève à 300 000€, rentabilisé en principe en 15 ans, grâce à la redevance reversée par Autolib‘. Un retour sur investissement qui devrait être repoussé, les villes risquant d’être mise à contribution dès la fin de la délégation de service public en 2023.

Alors que nous doutions de l’intérêt du dispositif Autolib’ pour notre ville, une des 423 abonnés Chesnaysiens partage aujourd’hui ce constat. Voitures sales, service client déplorable, stations avec une très faible rotation, et donc l’impossibilité de trouver une place pour revenir se garer en ville, figurent  parmi les désagréments régulièrement éprouvés. A cela s’ajoute une future augmentation des tarifs, la demi-heure passant de 6 à 7 €, rendant tout trajet vers la capitale inabordable, en raison des nombreux bouchons sur l’A13, multipliant ce tarif par deux. Le maire-adjoint en charge des transports a confirmé que, seule la station place de la Loi avait une rotation normale, grâce à la clientèle du Novotel surtout.

Une étude confirme que le modèle économique est auto-limité : plus il y a d’utilisateurs, moins il y a de places disponibles dans les stations, ce qui réduit alors le nombre de rotations et donc de rentrées d’argent.

C’est donc une double peine pour les Chesnaysiens, qui ont dû subir le coût des travaux, qu’ils soient utilisateurs du service ou non, et qui devront essuyer les pertes d’une société dont ils n’ont jamais rien demandé. S’ajoute à cela que le Maire du Chesnay n’a pas choisi l’option de stations équipées pour accueillir une borne de rechargement de véhicules électriques, qui aurait incité les Chesnaysiens à s’équiper en véhicules personnels électriques propres.

Notre édile cherche maintenant à rattraper son erreur en sollicitant abusivement la subvention de Versailles Grand Parc (50% du coût des stations), après avoir demandé au Centre Commercial Parly 2 de lui donner 60 000 € pour la station avenue du Général de Gaulle. Et de faire une opération de communication exagérée dans un reportage de France 3 pour vanter les mérites du dispositif.

Personne n’est dupe et cette erreur sera bien supportée par les contribuables Chesnaysiens, comme l’explique le reportage de TF1 du 18 janvier 2017. 

Stationnement payant : Monsieur Brillault, arrêtez de prendre les Chesnaysiens pour des idiots.

Le maire a voulu généraliser discrètement le stationnement payant pendant l’été.
Malgré sa tentative d’anesthésier les Chesnaysiens, il a dû se rendre compte de leur colère et a annoncé reporter le projet.

Silence depuis le début mois de juillet.

Le magazine Evénements du mois de novembre vient de paraître. Que constatons-nous ? La une, l’éditorial et un dossier de huit pages sont consacrés au stationnement. S’agit-il d’informations objectives ? Bien sûr que non ! Ce n’est que de la propagande pour convaincre du bien-fondé du projet de Monsieur Brillault, le tout étant financé par de l’argent public.

La mise en place du stationnement payant dans toute la ville est confirmée, tout comme le recrutement d’ASVP (les pervenches). Des contrôles d’accès vont être mis en place dans les parkings de la piscine, de la mairie, des Deux Frères et de la rue des Sports. En effet, on sait que quasiment personne ne paie le stationnement au Chesnay : c’est Philippe Brillault qui donne lui-même pour consigne à la police municipale de ne pas verbaliser (politique électoraliste oblige).

Enfin, promesse est donnée de construire des parkings sous l’ancienne mairie, sous le U express de Martin Luther King et sous la station-service du Super U de la rue de Versailles. Ces promesses ont déjà été faites lors des campagnes municipales de 2008 et 2014.
Elles n’engagent que ceux qui y croient, d’autant plus que les deux derniers terrains n’appartiennent pas à la ville.

Il convient aussi de préciser certaines informations qui ne sont pas dites dans le magazine municipal. Le maire continue une pratique clientéliste, en achetant régulièrement des places de parkings, pour les louer à des particuliers initiés (on a vu cela récemment dans le parking Schweitzer). D’autre part, certains parkings sont confisqués aux Chesnaysiens, malgré nos interventions en Conseil municipal. Deux exemples, les places en face de la clinique de Parly 2 ont été interdites au profit d’ERDF, et le niveau -1 du parking sous les tennis de la rue des Sports est désormais réservé à Bouygues (qui construit à côté le Temple Mormon).

Chesnaysiens, mobilisez-vous !