Autolib’ : 2 ans après, constat d’erreur annoncée

Station Autolib' du Centre Commercial de Parly 2

Dans son édition du 4 janvier 2017, le Canard Enchaîné révélait que le service Autolib’ prévoyait 179 millions d’euros de pertes d’ici à la fin du contrat, en 2023.
Cependant, seuls 60 millions d’euros devraient être supportés par le groupe Bolloré.

Et les 119 autres millions d’euros alors ? Cette charge serait majoritairement supportée par les contribuables, et plus précisément, les villes équipées des fameuses voitures Autolib’. La répartition se faisant au prorata du nombre de véhicules dans les villes :  Le Chesnay se retrouvera pénalisée à hauteur de 541 000€ !

Le syndicat Autolib’Métropole a annoncé le 31 janvier dernier vouloir lancer un audit des comptes : il était temps, cinq ans après le lancement.

Avec cinq stations, Le Chesnay est la ville des Yvelines à  en compter le plus.
Versailles, qui est pourtant bien plus grande que la nôtre, n’en compte que quatre.
Seule Vélizy en dispose également de cinq, justifiées par une zone d’entreprises très dense. Il est à noter qu’a
ucune autre commune des Yvelines n’a fait le choix d’en accueillir.

Selon un article paru sur le site 78actu, la ville de Viroflay aurait d’ailleurs fait marche arrière, initiative suivie par M. De Mazières, qui a préféré carrément interrompre l’installation de nouvelles stations à Versailles.
Au cours d’un reportage de TF1, du 18 janvier dernier, nous avons appris que la ville de Bois-d’Arcy renonçait au projet, et que les stations non rentables devraient être fermées.

Nous avions averti les Chesnaysiens lors de la campagne municipale de 2014 de ces risques, dans un article tristement prophétique intitulé « Autolib, la voiture qui va vous coûter cher ».
Le coût pour la ville de nos  stations s’élève à 300 000€, rentabilisé en principe en 15 ans, grâce à la redevance reversée par Autolib’. Un retour sur investissement qui devrait être repoussé, les villes risquant d’être mise à contribution, dès la fin de la délégation de service public, en 2023.

Alors que nous doutions de l’intérêt du dispositif  Autolib’ pour notre Ville, une des 423 abonnés Chesnaysiens  partage aujourd’hui ce constat.
Voitures sales, service client déplorable, stations avec une très faible rotation, et donc l’impossibilité de trouver une place pour revenir se garer en ville, figurent parmi les désagréments régulièrement éprouvés. A cela s’ajoute une future augmentation des tarifs, la demi-heure passant de 6 à 7 €, rendant tout trajet vers la capitale inabordable en raison des nombreux bouchons sur l’A 13, doublant ce tarif.
Le maire-adjoint en charge des transports a confirmé que seule la station place de la Loi, avait une rotation normale, grâce  essentiellement à la clientèle du Novotel.

Une étude confirme que le modèle économique est auto-limité : plus il y a d’utilisateurs, moins il y a de places disponibles dans les stations, ce qui réduit alors le nombre de rotations et donc de rentrées d’argent.

C’est donc une double peine pour les Chesnaysiens, qui ont dû subir le coût des travaux, qu’ils soient utilisateurs ou non, et qui devront essuyer les pertes d’une société dont ils n’ont jamais rien demandé. S’ajoute à cela que le maire du Chesnay n’a pas choisi l’option de stations équipées pour accueillir une borne de rechargement de véhicules électriques, ce qui aurait incité les Chesnaysiens à s’équiper en véhicules personnels électriques propres.

Notre édile cherche maintenant à rattraper son erreur, en sollicitant abusivement la subvention de Versailles Grand Parc (50% du coût des stations), après avoir demandé au Centre Commercial Parly2 de lui donner 60 000 € pour celle de l’avenue du Général de Gaulle. Et de faire une opération de communication exagérée dans un reportage de France 3, pour vanter les mérites du dispositif.

Personne n’est dupe, et cette erreur sera bien supportée par les contribuables Chesnaysiens, comme l’explique le reportage de TF1. 

Publicités

Stationnement payant : Monsieur Brillault, arrêtez de prendre les Chesnaysiens pour des idiots.

Le maire a voulu généraliser discrètement le stationnement payant pendant l’été.
Malgré sa tentative d’anesthésier les Chesnaysiens, il a dû se rendre compte de leur colère et a annoncé reporter le projet.

Silence depuis le début mois de juillet.

Le magazine Evénements du mois de novembre vient de paraître. Que constatons-nous ? La une, l’éditorial et un dossier de huit pages sont consacrés au stationnement. S’agit-il d’informations objectives ? Bien sûr que non ! Ce n’est que de la propagande pour convaincre du bien-fondé du projet de Monsieur Brillault, le tout étant financé par de l’argent public.

La mise en place du stationnement payant dans toute la ville est confirmée, tout comme le recrutement d’ASVP (les pervenches). Des contrôles d’accès vont être mis en place dans les parkings de la piscine, de la mairie, des Deux Frères et de la rue des Sports. En effet, on sait que quasiment personne ne paie le stationnement au Chesnay : c’est Philippe Brillault qui donne lui-même pour consigne à la police municipale de ne pas verbaliser (politique électoraliste oblige).

Enfin, promesse est donnée de construire des parkings sous l’ancienne mairie, sous le U express de Martin Luther King et sous la station-service du Super U de la rue de Versailles. Ces promesses ont déjà été faites lors des campagnes municipales de 2008 et 2014.
Elles n’engagent que ceux qui y croient, d’autant plus que les deux derniers terrains n’appartiennent pas à la ville.

Il convient aussi de préciser certaines informations qui ne sont pas dites dans le magazine municipal. Le maire continue une pratique clientéliste, en achetant régulièrement des places de parkings, pour les louer à des particuliers initiés (on a vu cela récemment dans le parking Schweitzer). D’autre part, certains parkings sont confisqués aux Chesnaysiens, malgré nos interventions en Conseil municipal. Deux exemples, les places en face de la clinique de Parly 2 ont été interdites au profit d’ERDF, et le niveau -1 du parking sous les tennis de la rue des Sports est désormais réservé à Bouygues (qui construit à côté le Temple Mormon).

Chesnaysiens, mobilisez-vous !

Pluie de PV

PV de stationnement

Philippe Brillault n’a vraiment aucune volonté politique dans le domaine des mobilités urbaines, et cela se voit.
Penser que le sujet se résume à la généralisation du stationnement payant, et qu’il pourrait mettre les Chesnaysiens devant le fait accompli à la rentrée : Quelle erreur grossière de la part d’un vieux politicien !

Malgré des convocations de dernière minute, les habitants se sont rendus en nombre aux réunions réservées aux riverains qui ont eu lieu fin juin.
Pour se protéger, le maire a choisi de laisser son adjoint Richard Delepierre subir les salves des Chesnaysiens en colère. Puis, il s’est résolu à venir à la troisième réunion du 29 juin, sans doute dans l’espoir de dissiper la révolte en désavouant son adjoint, à grands coups de pseudo annonces :

– Pour commencer, une reculade sur le marquage au sol (visant à supprimer le stationnement alterné qui pourtant, de l’avis général, fonctionne très bien) qui ne sera pas réalisé cet été, mais à l’été 2017.

– Ensuite, les résidents de Parly 2 n’auront pas droit à la carte à la carte de stationnement résidentiel (ça serait bien de prévenir la moitié de la ville que les cartes seront réservées à l’autre moitié !).

– Dernières couleuvres : les propriétaires de pavillon pourraient stationner gratuitement sur leur bateau, les tarifs seraient différents selon la côté d’habitation, la mairie aiderait ceux qui n’ont pas un portail assez grand, des mesures de compensation seraient données au cas par cas, des rendez-vous individuels dans son bureau arrangeront chacun, etc.

Au fil de la soirée, la mesure générale du stationnement payant sur toute la ville se transformait en cas particuliers à régler dans le bureau du 5ème étage de la mairie.

Mais, lors du Conseil municipal du 30 juin, en réponse à une question orale de notre Groupe, le ton est devenu plus acrimonieux.
Le maire confirme d’abord qu’il prendra un arrêté avant fin 2016, pour mettre fin au stationnement alterné gratuit.
Et, pour punir les rebelles, les verbalisations vont être systématiques, après des années de tolérance.
Punir les Chesnaysiens qui ont osé s’exprimer sur un projet injuste, avec une pluie de PV, voilà sa petite vengeance.
Les verbalisations par dizaines ont déjà commencé, en attendant une montée en puissance du matraquage, avec le recrutement d’une brigade d’ASVP à l’automne.
Manifestement, on a besoin d’argent.

Mais en quoi ces décisions vont-elles créer des places de parking supplémentaires et améliorer les difficultés du stationnement en soirée et la nuit ?
La question reste sans aucune réponse, faute d’étude.