Le gouffre du tennis

Cela va faire des mois que les riverains de la rue des Sports subissent un chantier interminable d’excavation sur le tennis-club. Ils sortaient à peine des désagréments de la construction du temple mormon.

Pourquoi un tel gouffre sous les anciens courts de tennis ? Tout cela pour pouvoir édifier une nouvelle structure pour couvrir ces courts, afin que les joueurs du tennis-club puissent jouer par temps de pluie.

De plus le club-house, qui a déjà été partiellement rénové, va lui aussi nécessiter des travaux.

Enfin, une sente piétonne est créée entre la rue des Sports et l’impasse Mouchotte.

Montant prévisionnel : 1,5 million d’euros…

En effet, le maire est coutumier du saucissonnage des projets, qui fait qu’au bout du compte, le coût financier du projet global est illisible. Au passage, on a observé que l’une des bulles qui couvraient les deux courts a été tout simplement donnée à la société qui l’a démontée, alors qu’elle avait été acheté près de 80 000 € il y a moins de 10 ans…

Mais d’ores et déjà, on peut dire que c’est un gouffre financier, au regard du résultat : trois courts couverts pour les pratiquants d’un sport déclinant depuis 20 ans, avec un nombre toujours en baisse.

La preuve en est que le président de ce club a sollicité les contribuables Chesnaysiens pour une subvention supplémentaire (+18 000 €), après avoir vu fondre ses réserves, avec un compte de résultat négatif sur quatre ans, malgré la subvention municipale de 26 000 €, et des tarifs élevés.

Arguant de la baisse de fréquentation durant les travaux qui traînent car le projet a été mal élaboré au départ (problème assainissement non intégré, désorganisation…), nul doute que les finances de ce club vont chuter, et qu’il va encore falloir perfuser une activité qui n’est pas pratiquée par le plus grand nombre.

On peut donc se demander s’il était justifié de créer un nouveau gouffre financier pour la commune, pour une poignée de pratiquants, par rapport au foncier mobilisé.

Il aurait été plus rationnel de faire un partenariat avec la copropriété de Parly 2 qui dispose de sept courts.

En effet, la pratique du tennis en club diminue par rapport à une pratique occasionnelle en dehors.
Le maire du Chesnay a lui-même envisagé en 2015 de faire disparaître le club du Chesnay-Trianon, pour faire passer ce site en DSP (Délégation de Service Public), mais aucun professionnel du secteur n’a accepté, par manque de rentabilité.
Quant à la couteuse sente entre l’impasse Mouchotte et la rue des Sports, on peut vraiment s’interroger sur son utilité.

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Vélo au Chesnay : la mauvaise note de la Fédération des usagers

L’enquête nationale réalisée début 2018 par la Fédération Française des Usagers de Bicyclette (FUB) a publié ses résultats : la note de notre ville est mauvaise (2,68 sur 6), et une note globale de F.

Les usagers chesnaysiens ont particulièrement noté les points noirs suivants : le manque d’itinéraires cyclables, la sécurité, et le manque d’efforts de la ville.

En effet, dans un contexte de mise en place du stationnement payant pour soit-disant diminuer le nombre de véhicules sur la ville, nous regrettons qu’en parallèle, la majorité municipale ne manifeste aucun intérêt pour promouvoir le vélo comme mode de déplacement alternatif.

Nous demandons à la ville du Chesnay de procéder avec méthode pour développer la pratique du vélo, pour les courts déplacements.

D’abord, un diagnostic portant les aménagements cyclables existants, et les conditions de stationnement des vélos.

Notamment, il faut identifier les discontinuités, les difficultés de franchissement d’une coupure, les intersections complexes, et surtout la sécurité.

Ensuite, il faudra engager des travaux d’aménagements cyclables :

• bandes et pistes cyclables, couloirs bus ouverts aux vélos, zones de circulation apaisée, voie verte, double-sens cyclable,

• stationnement avec arceaux, arceaux abrités, consignes sécurisées….

En effet, le développement des itinéraires cyclables est un élément majeur pour favoriser la pratique du vélo, mais pouvoir garer son vélo en sécurité est également essentiel.

Dans notre tribune de novembre 2015, notre groupe d’élus avait déjà interpellé le maire et son équipe pour un plan vélo au niveau communal, en vain.

Voiries payantes : le plan anti Parlysien

Cela faisait longtemps que les résidents de la copropriété de Parly 2 étaient visés comme responsables du problème de stationnement dans la ville.

Alors que le maire et son adjoint à la voirie ont reculé devant la bronca des habitants des zones pavillonnaires, lors de la tentative de la suppression du stationnement alterné gratuit dans leurs rues, ils ont avancé discrètement au creux de l’été sur le marquage au sol de rues, sans avoir préalablement prévenu, ni informé les riverains.

Les panneaux d’informations de la ville se contentant d’afficher « vous souhaitant un bon été »… au lieu d’annoncer le processus en cours.

C’est clairement les trois quarts des résidences de Parly 2 (24 sur 36) qui jouxtent ces rues qui vont faire les frais de la pseudo-politique de stationnement payant généralisé qui débute sournoisement.

Dès le 1er octobre, il va falloir payer à l’horodateur dans ces rues, ou s’acquitter d’une carte de stationnement au coût exagéré : 120 € pour la première voiture, et 300 € pour la seconde !

Notre groupe s’était opposé à cette tarification, en relevant que cela ne résoudra pas la problématique du déficit de places, et de transport alternatif.

D’autant plus que, d’après les premières estimations, cette opération ne sera pas rentable (investissements d’horodateurs, coût des contrôles, versus rentrées fiscales).
Or, la loi sur la dépénalisation du stationnement imposait d’utiliser une partie des recettes vers les nouveaux modes de déplacements (voies cyclables, transports collectifs, etc…).

En bref, le duo Brillault-Delepierre a choisi la pire des méthodes : sournoise, inique et inefficace !