Les échos du conseil municipal du mercredi 18 décembre 2019

Si l’ordre du jour semblait peu intéressant, les délibérations étant principalement techniques, le premier point a créé une vive discussion. Dans la présentation, il s’agissait de la rénovation  de la résidence des Chênes Verts (résidence pour personnes âgées située rue Pottier). Cette rénovation nécessaire est à l’étude depuis 3 ans.

En fait, l’objet de la délibération consistait en la vente du terrain et de l’immeuble au bailleur social S.A. d’HLM CDC Habitat Social, détenteur d’un bail emphytéotique d’une durée de 65 ans  La ville se sépare donc d’un actif en plein centre ville. Pourquoi ? Ce dossier n’a jamais été étudié en Conseil .

On notera aussi qu’une subvention exceptionnelle de 10000 € a été votée à l’école de musique qui est actuellement en difficultés financières. Cela nous permet de rappeler que, au sein de Versailles Grand Parc, seule l’école de musique du Chesnay-Rocquencourt est gérée par la commune. Les autres écoles de musique sont gérées par la communauté d’agglomération.

Au hasard des délibérations nous avons appris que les travaux de la résidence Berlioz (située rue de Versailles, en face de l’hôpital Mignot) sont à l’arrêt pour « de raisons techniques liées à un problème de conception du projet ».

Pour terminer nous nous sommes également opposés à la mise à disposition de places de parking au sein de l’école maternelle Perrault pour la société d’HLM qui va construire une résidence sociale au 86 rue de Versailles (à côté de la station-service Total). Le terrain d’un école est un bien public de la commune. Il doit être utilisé pour un usage d’intérêt public exclusivement.

 

Nous avons enfin posé deux questions orales.

Question de Nathan Jalaleddine

Le règlement intérieur stipule que la tribune des différents groupes composants le conseil municipal doit être envoyée au plus tard le 10 du mois précédent la diffusion du magazine municipal. A titre d’exemple, lorsque notre groupe a envoyé la tribune devant paraître dans le magazine municipal de février 2018 le 13 janvier au lieu du 10 janvier 2018, vous avez appliqué le règlement de façon stricte et la tribune n’a pas été publiée.

La tribune de la majorité parue dans le magazine municipal de décembre 2019 et écrite par Monsieur PEUMERY, Premier adjoint et maire délégué de Rocquencourt, m’interpelle. En effet, il y est fait référence à « une récente tournée » des élus dans les chantiers de la ville. Cette visite a eu lieu le samedi 22 novembre ; les élus en ayant été informés par un mail de votre cabinet en date du 13 novembre.

Je ne vois donc pas comment cette tribune a pu être écrite au plus tard le 10 novembre.

Pouvez-vous nous expliquer cette inégalité de traitement et nous justifier la contrainte du 10 de chaque mois? La tribune parue en février 2019 a pu être envoyée jusqu’au 20 janvier, cela n’a pas retardé la parution du magazine.​

Réponse, en substance : « M.Peumery devine l’avenir ! »

Façon de reconnaître que la majorité n’a pour seule date limite d’envoi de la tribune que le délai d’impression.

Question de Martine Bellier

Le chantier de la Redingote est toujours à l’arrêt ou presque avec un trou béant depuis plusieurs mois.

Vous avez jugé urgent de démolir, dans des conditions de sécurité très contestables, un hangar recouvert de fibrociment pour que soient installés des algecos. Mais depuis rien ou presque puisque les seuls travaux ont rendus le trottoir encore moins praticable.

Le lampadaire ayant été démonté, l’éclairage est très insuffisant entre le rond point de la redingote et la rue de la résistance.

De nombreux  Chesnaycourtois s’interrogent sur cette situation. et s’inquiètent.

Notre question est simple: Pourquoi ce chantier est-il à l’arrêt?

Réponse, en substance : « Cela va vite redémarrer. »

Curieusement, ce chantier traîne depuis longtemps…

Culture version Confiture

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Dans la série moins on en a plus on l’étale : la Culture au Chesnay-Rocquencourt.

Les têtes d’affiche des spectacles parisiens de la Grande Scène cachent une indigence culturelle dans la ville.

Certes, le maire-adjoint chargé de la culture se fait plaisir avec un budget d’environ 600 000 euros pour aller assister et choisir des pièces à Paris ou à Avignon, afin de satisfaire une poignée d’abonnés. A côté de cela, il y a deux autres théâtres sous utilisés, le théâtre Nouvelle France et le théâtre André Malraux. Nous réitérons notre demande de ne conserver qu’un seul de ces deux équipements, cela serait une source d’économies non négligeable.

Pour le reste, on ne voit pas à quoi peut bien servir ce poste d’adjoint à la Culture si ce n’est ânonner le programme théâtral, ou inaugurer une exposition d’aquarelles…

Accessoirement, convoquer de temps en temps une commission culture où même les élus de la majorité ne se pressent pas, tant l’ordre du jour est insignifiant en se résumant souvent à des sujets de tarifications de la bibliothèque.

Cette bibliothèque dont nous avons demandé l’ouverture le dimanche, en vain.

Heureusement, nos interventions en faveur de la réouverture du cinéma ont permis l’ouverture du cinéma de Parly 2.

Au moment de l’alternance de mars 2020, il faudra dépoussiérer l’offre culturelle dans notre ville, avec une nouvelle ouverture d’esprit.

Emploi familial : le Tribunal Administratif tranche

Le Tribunal Administratif de Versailles a rendu son verdict le 24 octobre 2019 sur l’emploi familial de l’épouse du maire du Chesnay, désormais concernée par l’interdiction d’employer des membres de famille en tant que collaborateur de cabinet édictée par la loi du 15 septembre 2017 pour la confiance dans la vie politique.

Le Tribunal estime que le maire du Chesnay, « M.Brillault, avait dès lors un intérêt à cette affaire qui ne se confondait pas avec l’intérêt général des habitants de la commune avait un intérêt personnel à embaucher son épouse Anne Père-Brillault au sein de la mairie ».

En conséquence : « Les décisions des 27 novembre 2017 et 12 décembre 2017 par lesquelles le maire de la commune du Chesnay-Rocquencourt a procédé à la commande de prestations de conseil juridique de 3 500 euros hors frais de dossier au profit du cabinet d’avocats Briard et de 5 541,90 euros au profit du cabinet d’avocat Landot sont annulées. »

En revanche, le Tribunal administratif s’estime incompétent pour l’exécution de la requête des deux élus d’opposition (P.Bonnehon et M.Bellier), à savoir le remboursement à la commune des frais d’avocats  engagés par M.Brillault, ainsi que le remboursement à la commune des mois de salaire versés à son épouse alors que son emploi était illégal. Cette compétence relève d’une juridiction judiciaire, que le Préfet des Yvelines pourra éventuellement saisir, puisque le Tribunal administratif lui a transmis le dossier.

Nous demandons au Préfet des Yvelines de bien vouloir faire le nécessaire pour que les contribuables chesnaysiens soient remboursés d’un usage abusif des deniers publics à des fins personnelles.

Nous lui rappelons au passage que dans cette affaire, une plainte a également été déposée pour prise illégale d’intérêt par M.Brillault, et complicité de prise illégale d’intérêt par Madame Anne Père-Brillault.

Notre rôle d’élus d’opposition est désormais terminé pour ce dossier et il appartient au représentant de l’Etat, puis à la Justice de faire le nécessaire pour sanctionner ces pratiques, afin que les citoyens retrouvent la confiance dans la vie publique.