Le Centre Parly 2 envahit l’école Le Nôtre

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Pour ces fêtes de fin d’année, nous sommes en train d’assister à un double scandale.
Le premier, le maire du Chesnay a autorisé le Centre commercial de Parly 2 à se servir de la voirie publique, et surtout d’une cour d’école, pour pallier son déficit de stationnement durant sa rénovation.

Le second, le maire a décidé seul, sans consulter ses propres adjoints et sans les autorisations nécessaires, de réaliser des travaux autour de l’école Le Nôtre et de l’école de musique, pour accéder aux exigences du Directeur du Centre.

Lors du Conseil municipal du 15 décembre dernier, le maire a, sans vergogne, assumé sa dérive solitaire, devant sa propre équipe, qui découvrait avec nous l’étendue des travaux préparés en catimini.

L’opposition s’est fermement opposée, tant sur la forme que sur le fond sur les points suivants :

  • Ce n’est pas au Directeur du Centre de dicter la politique d’urbanisme de la commune.
  • La ville n’a pas à pallier le manque de places de stationnement de Parly 2 (qui était prévisible, les travaux étant engagés depuis le printemps).
  • Le maire du Chesnay ne doit pas privilégier les intérêts privés du Centre au détriment de la population.
  • Les parkings utilisés par les personnels des établissements publics communaux et les parents d’élèves ne peuvent être confisqués par une société privée.
  • Le maire ne peut établir une discrimination dans l’accès au stationnement sur la voirie (places en épis avenue Dutartre, qui sont désormais réservées aux commerçants, et non plus au public)
  • Le maire ne peut ignorer que les ERP doivent avoir des accès piétons aménagés en toute sécurité, surtout pour des écoles.
  • Aucun plan, aucun coût (estimé à plus de 100 000 €), aucune autorisation de travaux, aucun avis de commissions de sécurité, aucune consultation des commissions municipales.
  • La clôture de l’école a été abattue sur plusieurs mètres durant la période scolaire, alors que nous sommes encore au niveau maximal du Plan Vigipirate.

Nous avons donc demandé une annulation de cette décision. Il est temps que M.Brillault cesse de céder au lobbying du Centre commercial.

Les services publics désertent Le Chesnay

Commissariat de police
Dans un entrefilet de l’Evénements du mois de février, nous apprenons sous le titre Plan Vigipirate que la permanence de la Police nationale est fermée sine die, quelques semaines à peine après la fermeture du commissariat de l’avenue du Docteur Schweitzer !
Pour déposer plainte, il faut désormais aller à Versailles ou à La Celle Saint-Cloud.

Cette fermeture fait suite aux départs en janvier du Trésor public de la rue Pottier, et  de la Sécurité sociale, survenu il y a quelques temps.

Trésor Public

Menacé de fermeture, le bureau de Poste de la rue de Versailles a été sauvé in extremis, uniquement grâce à la résistance des Chesnaysiens, avec l’appui du Conseiller général de l’époque et du député.
La boutique SNCF de Parly 2 a quant à elle disparu bien avant la vague de fermeture des bureaux de vente de billets qui sévit actuellement. Nous observons enfin la fermeture de classes d’école.

A l’heure où les services de proximité sont un vrai besoin pour les personnes âgées, tous ceux qui ont des difficultés de déplacement, et par souci d’écologie, le maire laisse partir, sans s’en préoccuper outre mesure, ces guichets de services publics.

Que reste t-il au centre ville? La Mairie qui ne cesse de s’étendre. Notre ville, la plus dense des Yvelines, va t-elle devenir un village reculé qui n’aurait pas les moyens d’accueillir ces services?