Echos du conseil municipal

Etait-ce dû à la présence des  nouveaux élus de Rocquencourt, ou était-ce parce que l’ordre du jour comportait principalement des délibérations techniques qui ne méritaient pas de polémique ? Toujours est-il que ce conseil municipal a été plutôt calme.

Les Chesnaysiens et les Rocquencourtois s’appellent désormais les Chesnaycourtois. Nous regrettons simplement que si peu de personnes se soient exprimées (moins de 100 votes). Il faut dire que le système de votation n’a pas facilité les choses (devoir découper l’encart dans me dernier magazine Evénements, puis le déposer dans l’urne à la mairie, on était loin des votes sur internet très courants aujourd’hui).
Nous avons voté favorablement.

En revanche, nous avons voté contre les indemnités des élus. Les informations nous ont été communiquées moins de deux heures avant le conseil, alors que la loi impose un délai minimal de cinq jours francs pour que nous puissions étudier ce que nous allons voter. Aucun montant ne nous a été communiqué, on nous a simplement donné un pourcentage d’un nombre inconnu. Nathan Jalaleddine, élu municipal de notre groupe, a demandé à M. le maire si, grâce à la fusion, on faisait des économies sur les indemnités des élus.
Réponse : «Aujourd’hui on veut l’égalité». Comprendra qui pourra/voudra.
La fusion ne devait-elle pas servir à faire des économies? La moindre des choses ne serait-elle pas de commencer par des économies d’indemnités?

Lors de l’examen des décisions, nous avons contesté (aussi bien notre groupe que le groupe de gauche) le choix de Maître Landot comme conseil juridique permanent, alors qu’il a été défaillant pour la fusion.

En fin de conseil, nous avons posé les questions orales suivantes :

Question de Nathan Jalaleddine

Monsieur le Maire,

Il a été annoncé que la piscine municipale serait fermée du lundi 11 février au vendredi 8 mars inclus. Si la vidange semestrielle est nécessaire et constitue une obligation légale, elle ne justifie pas une fermeture d’une durée de quatre semaines, très pénalisante aussi bien pour les usagers individuels, que pour les scolaires et les clubs.
Cette fermeture est-elle due à des travaux ? En effet, si cette piscine constitue un équipement de qualité pour la ville, certaines rénovations sont nécessaires. Par exemple, la toiture présente un problème évident d’étanchéité : cela fait plusieurs années qu’il pleut dans les bassins. Ce défaut d’isolation entraîne d’ailleurs certainement un gâchis énergétique.
Par ailleurs, vous affirmiez dans le magazine Evénements n°269 que l’eau est chauffée à 29 degrés minimum. Cela n’est jamais le cas du grand bassin, qui est en réalité chauffé à 26 ou 27 degrés. Quant au petit bassin, sa température tourne généralement autour de 28 degrés, mis à part le samedi grâce à l’activité « Bébés nageurs ». Cette eau relativement froide réduit le confort des usagers, et a des conséquences négatives quant à la fréquentation de l’établissement, certains préférant aller à la piscine Montbauron de Versailles par exemple. Pourrait-on envisager d’augmenter d’un à deux degrés la température de l’eau ?

Réponse, en substance, de M. Brillault. Ironie que nous passerons sur la température de l’eau (n’attendez donc pas d’amélioration).
Des travaux sont prévus pour réparer les joints de céramique au fond du bassin.
Des études sont également prévues en vue de réaliser des travaux sur la toiture, sur le traitement de l’eau voire pour remettre en service la fosse extérieure.
Jolie liste au Père Noël !

Question de Martine Bellier

A propos du stationnement

Pour obtenir une carte de stationnement résidentiel, il faut obligatoirement posséder un smartphone et une carte Bancaire. Aucun de ces éléments n’est légalement obligatoire.
Il faut saisir son numéro de carte bancaire.
Certains ont eu des SMS facturés sans en comprendre le motif.
Les CGV de Parknow prévoient la modification de toute tarification de l’utilisation de l’application sans information préalable du consommateur.
Elle peut utiliser les données, en zone rouge le paiement se fait par multiple de 3, les parcmètres ne rendent pas la monnaie.
Le parking des sports n’est toujours pas sous contrôle d’accès, et est envahi de voitures ventouses.
Tout cela s’ajoute à l’absence de vote du conseil municipal sur les gratuités en voirie (nuit, personnels de santé)
Quelles solutions proposez-vous pour remédier à ces dysfonctionnements et irrégularités ?

Réponse, en substance, de M.Brillault et de son adjointe Mme Bilger, qui a repris le dossier du stationnement, suite au départ de la majorité de Richard Delepierre.
Les quelques anomalies n’ont rien d’inquiétant et sont en cours de régularisation.
Les Chesnaysiens sont contents de la mise en place du stationnement payant, on peut désormais se garer.

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Ecole Mozart : encore une école sacrifiée ?

 

 

Cela fait plusieurs années que la rumeur circule : le maire, avec la bienveillance de l’inspection d’académie, voudrait fermer l’école Mozart.
Pendant les années 2000, elle avait besoin de travaux urgents, et il a fallu attendre très longtemps avant que la mairie n’accepte de les réaliser. Parents et enseignantes avaient alors cru obtenir un sursis.

Depuis quelques semaines, ces bruits de couloirs deviennent très insistants, car il serait acté que Philippe Brillault ait décidé de la fermeture, dès la rentrée 2019.

Revenons un peu en arrière. A la rentrée 2016, il avait décidé de fermer l’école Le Petit Prince, à l’angle de la rue Caruel Saint-Martin, et de la rue Cimarosa. Il était évoqué en mairie que sacrifier cette école était la seule façon de sauver Mozart.
Le Petit Prince était une école comprenant quatre classes, et était jugée trop petite par M.Brillault pour être conservée. Drôle d’argument de la part d’un maire.
Nombre de ses homologues, de villages, comme de petites ou moyennes villes, bondiraient en entendant cela.
Une école primaire, et à fortiori, maternelle, est une école de proximité, avec un esprit familial, plus protecteur, et favorable au développement de l’enfant.

Ce qui nous a été dit en conseil municipal

Inquiets par la menace qui planerait sur l’école Mozart, Nathan Jalaleddine, élu municipal de notre groupe, a posé la question orale suivante, lors du conseil municipal du 20 décembre 2018.

Monsieur le Maire,

L’école maternelle Mozart compte trois classes. Il s’agit d’une école de proximité, qui, avec la supérette U Express, anime le quartier Martin Luther King.
La fermeture de l’école Le Petit Prince en 2016 restant regrettable, nous ne voudrions pas qu’une deuxième école maternelle ne disparaisse à la rentrée 2019. Les parents et les institutrices de l’école Mozart sont particulièrement inquiets en ce moment, de nombreux bruits de couloir affirmant que la fermeture serait actée pour la rentrée prochaine.
Pouvez-vous nous dire ce qu’il en est vraiment, et nous garantir que si l’inspection académique envisage vraiment la fermeture de cette maternelle, vous utiliserez tous les moyens qui sont en votre pouvoir de maire, pour empêcher que cette décision ne devienne effective ?

La réponse de Philippe Brillault et de son premier adjoint, Michel Charlet a été vague et évasive : une école qui compte trois classes oblige la directrice à s’occuper d’une classe à plein temps, et l’existence de la maternelle La Fontaine, à côté de la primaire Molière, permet d’éviter les problèmes de fratries séparées géographiquement.
On en retiendra que Messieurs Brillault et Charlet semblent clairement vouloir fermer l’école Mozart. Ils supposent par ailleurs que Rocquencourt, qui a su accueillir de nouvelles familles, va ouvrir une école sur son territoire…

Ce qu’il en est vraiment

Il semble évident que la volonté de M.Brillault est, à terme, de regrouper toutes (ou presque toutes) les écoles maternelles et primaires sur deux sites : ceux de rue de Glatigny et de Guynemer.
Un autre projet, qui semble repoussé pour le moment, est la destruction de l’école Langevin. Sera-t-elle reconstruite? Qu’adviendra-t-il des écoles Perrault, Le Nôtre ?
L’espace Martin Luther King est désaffecté depuis de nombreuses années, et le dossier s’enlise (même si la copropriété de Parly 2 semblait avoir fait avoir fait avancer les choses au printemps dernier, le bout du tunnel reste loin). Or, l’équation MLK + école Mozart = un superbe projet immobilier.
Les promoteurs seraient-ils déjà dans le bureau de M. Brillault ?
L’éducation de nos enfants passera après. Curieux pour un maire qui prétend défendre la famille.

Omerta ou article 40 ?

Heureusement, au sein de la mairie, des résistants de l’intérieur agissent en tant que fonctionnaires, dans le sens de l’intérêt général.

Ils résistent en effet, et tentent de briser la loi du silence qui leur est imposée.
Celle-ci ne saurait être confondue avec l’obligation de réserve qu’ils respectent strictement dans le cadre de l’exercice légal de leurs fonctions.

Avant d’appliquer la théorie des « baillonnettes intelligentes », qui permet à un fonctionnaire de s’opposer à un ordre manifestement illicite, ils peuvent révéler certains dysfonctionnements ou irrégularités qui les mettent dans l’embarras.

A titre d’exemple de cas de conscience, cette curieuse croisière organisée en Méditerranée par le maire sur le budget de la ville, avec son épouse, et quelques personnes de la mairie. Monsieur le maire s’est défendu, en parlant d’un séminaire à l’élue d’opposition, qui a posé la question de l’objet de ce voyage.
Il l’a menacée, parce qu’elle ne donnait pas ses sources. Furieux de cette révélation, il a alors annoncé une « enquête » auprès des agents de la ville !

Ces dysfonctionnements ne sont pas anecdotiques :

Savez-vous que certains propriétaires peuvent bénéficier de logements de la ville pendant le temps de leurs travaux, par la seule décision personnelle de M.Brillault ?

Le contrôle de l’utilisation des finances publiques par le maire du Chesnay est extrêmement difficile, puisqu’il peut dépenser jusqu’à 2,3 millions d’euros, sans autorisation ni discussion.

Il faut rappeler à certains leurs obligations, notamment à la direction générale des services de la ville (D.G.S.) en charge de l’administration de la ville, sous les ordres du maire. C’est dans ce service qu’ont été rédigés les actes administratifs de l’emploi illégal de l’épouse du maire.

Merci à ceux qui osent braver la loi du silence, se conformer à l’article 40 du code de procédure pénale :

« Tout fonctionnaire qui, dans l’exercice de ses fonctions, acquiert la connaissance d’un crime ou d’un délit est tenu d’en donner avis sans délai au procureur de la République, et de transmettre à ce magistrat tous les renseignements qui y sont relatifs. »

Cette loi s’applique à tous les fonctionnaires, qui s’exposent à des sanctions disciplinaires en gardant le silence.

De même, tous les élus du conseil municipal sont tenus de dénoncer des pratiques illicites, et une non dénonciation d’un délit les expose à des poursuites.

Pourtant, comment deux adjoints du maire ont-ils pu accepter de présenter en conseil municipal des délibérations en faveur de l’emploi illégal de l’épouse du maire, qui seront invalidées quelques semaines plus tard par le préfet ?

La loi du silence ne fait pas partie des lois de la République.