Le Chesnay carencé, le maire empêché

La décision du préfet des Yvelines est tombée le 4 décembre : l’Etat a constaté la carence de logements sociaux de notre commune, et surtout, la non réalisation des objectifs du plan triennal 2014-2017 sur lequel le maire s’était engagé.

Cet échec est qualifié d’ « injustifié » par le préfet. En effet, le maire n’a réalisé que 173 logements en trois ans, au lieu des 411 sur lesquels il s’était engagé, soit un taux de réalisation de seulement 42%.

Cela, malgré toutes les promesses faites lors des élections et des réunions publiques.
Cette décision est lourde de conséquences :

1) L’amende est triplée, et va monter à plus d’1,2 million d’euros par an pendant trois ans!
2) Le maire est dépossédé de son droit de préemption, qui est repris par le préfet.
3) Le maire ne peut plus attribuer de logements sociaux sur le contingent de la commune.
4) Le maire ne peut plus vendre de droits à construire et financer ses projets.

Nous regrettons que le maire n’ait pas écouté les élus d’opposition, dont notre groupe, quand il n’a pas respecté son obligation de mettre en chantier au moins 30% de logements locatifs sociaux, rapportés au nombre total de logements commencés. En clair, les chantiers d’immobilier de luxe, récents, ou en cours, sans aucun logement social, comme le temple Mormon, ou sur le triangle de la Redingote, vont causer une hausse durable de la fiscalité des contribuables Chesnaysiens.

Sur les trois ans à venir au moins, ils vont devoir payer environ 4 millions d’euros d’amende, par la faute d’une seule personne, Monsieur Brillault, qui avait pourtant été averti par le préfet, dès mars 2017.
L’Etat commence à déposséder le maire de ses prérogatives, un pas vers la mise sous tutelle… Il y avait urgence.

Temple Mormon : portes ouvertes au prosélytisme

Le 23 mars dernier, l’ensemble des employés municipaux ont reçu une invitation venant de leur hiérarchie, pour venir visiter le Temple National Mormon, le jeudi 20 avril, pendant leurs heures de travail. L’inscription se faisant auprès du cabinet du maire, dirigé par son épouse, Anne Père-Brillault, soit par mail à cabinet.maire@lechesnay.fr, soit par téléphone, au 23 14.
La Ville de Versailles a refusé de s’associer à cette demande pressante et déplacée des Mormons, pour préserver ses agents.

Rappelons également que l’entretien et le visionnage de plusieurs caméras de sécurité du Temple seront effectués gracieusement par la Mairie. Curieuse faveur.
Enfin, la contre allée du boulevard Saint-Antoine est privatisée pour les Mormons, pendant au moins un mois, pour qu’ils accueillent leurs invités, alors qu’ils ont creusé profondément, pour créer un parking souterrain de plus de 150 places. Encore une faveur.

Cela veut dire que les impôts des Chesnaysiens servent en partie à financer l’organisation des Mormons. D’ailleurs, l’invitation des fonctionnaires municipaux est une sorte de prosélytisme déguisé aux frais des Chesnaysiens.
Si tous les employés répondent présent, cela coûtera plusieurs dizaines de milliers d’euros à la Ville !

Plus insidieux, les noms des agents se retrouveront dans les listings des Mormons, qui vont les baptiser contre leur gré. Nous leur conseillons donc vivement de ne pas se rendre à cette visite privée du temple.

Un maire devrait protéger ses agents contre toute infiltration du fait religieux.
Pour rester diplomate, nous dirons que l’attitude de Monsieur Brillault vis-à-vis des Mormons est très ambiguë.

Caméras du Temple Mormon : vont-elles vous surveiller ?


A peine installés dans leur temple à 80 millions d’euros, les Mormons usent de leur influence auprès du maire, qui n’en finit pas de leur faire allégeance.

On peut s’interroger sur les intérêts croisés de M.Calmels, directeur de la communication des Mormons de France, et qui fait partie de l’équipe de campagne de François Fillon, et la demande d’investiture LR de M.Brillault aux Législatives.

Cette organisation, connue pour l’obsession de la sécurité de ses sites, souhaite vidéo-surveiller le temple.
Pourquoi pas, mais il faut savoir que, seule, l’autorité publique est autorisée à filmer la voie publique, en l’occurrence le boulevard Saint Antoine, et la rue du général Welvert.
Mais, comme les Mormons savent qu’ils peuvent compter sur M.Brillault, ils ont quand même acheté quatre caméras, pour en surveiller les abords.

Le maire du Chesnay leur a donc proposé de les relier au Centre de Supervision de la Ville (CSU), sans aucune contrepartie. Ce sont les Chesnaysiens qui vont assurer la sécurité d’un lieu culturel privé ! Ce qui veut dire que les impôts vont payer l’entretien, ainsi que les salaires et charges des fonctionnaires municipaux, qui visionneront 24h/24, 7j/7 les images retransmises.

Est-ce normal que les Chesnaysiens paient pour assurer la sécurité de ce lieu privé ?
Evidemment, non. Dans ce cas, n’importe quel particulier ou professionnel de la ville pourrait installer une caméra devant chez lui, et exiger que son entretien et le visionnage soient réalisés gracieusement par la mairie.
Nous avons voté contre cette délibération, présentée au Conseil municipal du 28 février dernier.

Mais, un autre détail beaucoup plus inquiétant est décrit dans la convention liant les Mormons à la Ville : les « switches » d’interconnexion entre les câbles du CSU et les caméras sont situés à l’intérieur du temple, sous armoire fermée, non accessible au personnel de la Ville, sauf à demander un accès 48 h avant, et avec la présence d’un adepte Mormon.
De plus, des tronçons de câbles RJ 45, installés par les Mormons restent leur propriété, ce qui laisse la possibilité de détournement des images.

Rien ne garantit donc que les Mormons ne pourront pas récupérer les images de la voie publique d’une part, et, d’autre part, s’interconnecter avec le CSU, qui surveille toute la ville. Cette situation est tellement inquiétante que les autorités de contrôle ont été alertées.

Après près de cinq années de travaux, le chantier du Temple national Mormon sera inauguré le 6 avril, avec un discours de M.Brillault, qui considère avec bienveillance cette association soi-disant chrétienne, tout en pratiquant le baptême des morts, sans demander l’avis de quiconque.

En revanche, un membre de notre équipe, disposant pourtant  du carton d’invitation d’un élu municipal, a vu son inscription refusée à l’inauguration. Leur sens de l’ouverture est décidément très sélectif.
Le courriel de refus est signé Madame Calmels !
Par contre, le maire leur accorde l’usage des places durant la période portes ouvertes du 22 avril au 13 mai.

Après cette date, les portes du temple seront définitivement fermées au public, mais les caméras, elles, continueront de vous filmer.