Le budget de ma ville : Comment ça marche?

 

A l’approche des élections municipales, ce nouvel épisode de Dessine-moi l’éco se penche sur la composition du budget des communes, quelles sont leurs sources de dépenses, de recettes, et pourquoi elles choisissent de se regrouper sous forme de communauté de communes, d’agglomération ou communauté urbaine.

Quand l’opportunisme devient un grand spectacle

Une élection est une affaire d’électeurs. Il faut savoir les convaincre, en apportant de nouvelles idées ou en défendant son bilan. Mais parfois, il vaut mieux faire oublier ses erreurs du passé.

Après avoir froissé une grande partie des Chesnaysiens en permettant aux Mormons de construire leur premier temple national dans notre ville,  Monsieur le maire a choisi de faire du mariage pour tous son grand combat de l’année 2013. Toute cette énergie déployée aurait plutôt pu être mise à profit d’un projet innovant sur le grand terrain qui leur a été vendu.

Dans la même lignée, les actualités sont actuellement très marquées par les livres sur la théorie du genre. Alors que de nombreux maires ont refusé de communiquer sur le sujet, le nôtre a été le seul  à s’exprimer publiquement, s’offrant ainsi une large couverture médiatique.

Alors que la campagne des municipales n’est pas officiellement ouverte, le Front National, qui s’était vu refusé à plusieurs reprises la location de salles dans les Yvelines, a pu tenir au Chesnay une réunion de présentation des candidats FN du département, en présence de Marine le Pen, dans une salle que le maire a mis à disposition.

Une question se pose toujours et encore : où est l’intérêt des Chesnaysiens ? Pouvons-nous rester dans cette situation ?

L’objectif de la liste Le Chesnay Avenir est de gérer la ville en plaçant en priorité l’intérêt des Chesnaysiens, afin de mieux vivre ensemble.

Drôles de voeux

Les voeux du Maire du Chesnay, ceux qui y ont été s’en souviennent. Ceux qui aiment le bling-bling ne pensent qu’à une seule chose : être de nouveau invités l’année suivante.

Quand on parle de vœux, on a l’habitude d’être invité à partager la galette, voire une coupe de champagne. Avec Philippe Brillault c’est autre chose. Certes le champagne coule à flots, mais ce n’est pas la galette que l’on déguste. Cela commence par une mise en bouche qui, dans les faits, devrait plutôt être appelée apéritif-dinatoire tellement elle est copieuse, s’ensuit un dîner de grande qualité. La communication précédent cet événement est discrète : en effet, seuls 300 à 500 Chesnaysiens triés sur le volet sont conviés. Mais c’est l’ensemble des contribuables de la ville qui finance !

Et cette année, à moins de trois mois des élections, que s’est-il passé ?

Curieusement, alors que le maire promet en commençant son discours qu’il ne doit surtout pas faire campagne, il se lance dans la promotion de son action à la tête de la ville, notamment sur le social, la solidarité et la santé.  Il nous rappelle tout le mal que vont faire à la commune l’entrée dans Versailles Grand Parc, et la réforme des rythmes scolaires, puis nous réalise un exposé sur l’immigration digne d’un politicien qui court après le Front National. Curieusement, à ce moment-là, les membres de sa majorité baissaient la tête, visiblement mal à l’aise.

Alors que dans toutes les villes environnantes, pour la plupart beaucoup plus petites que Le Chesnay, les maires des communes voisines viennent en nombre, ils se comptaient ici sur les doigts d’une main. Seuls, Alexis Biette, maire de Voisins-le-Bretonneux, Jean-François Peumery, maire de Rocquencourt, étaient présents.

Henri Guaino, député des Yvelines,  a accepté de monter sur scène, après forte insistance de Philippe Brillault, mais était très mal à l’aise, et acceptait à peine de parler : il se murmure que le coup de sifflet au congrès des maires ne lui aurait pas plu. M. Peumery a lui refusé, malgré l’insistance du maire : normal, ce dernier venait de critiquer devant tout le monde un de ses projets majeurs.

Cette cérémonie a donc été un révélateur supplémentaire de l’isolement du Chesnay.