Auto-consultation citoyenne



A force de gouverner seul, sans études, ni concertation sur le stationnement payant généralisé dans toute la ville, le peuple Chesnaysien finit par s’indigner des méthodes de la majorité municipale de M.Brillault.

Une mobilisation citoyenne contre ce projet, initiée par des résidents de la copropriété de Parly 2, a débuté le 11 septembre dernier.

Force est de constater que la pétition lancée a été un succès fulgurant avec environ 1000 signatures en deux semaines, consultable sur le site change.org.

En tant que groupe municipal d’opposition qui n’a pas été écouté sur ce sujet, comme sur les autres, nous nous réjouissons que les Chesnaysiens s’organisent pour faire une « auto-consultation » que le maire et son adjoint n’ont pas voulu faire.

Cette initiative a le mérite de recueillir des observations et des suggestions dans une ville, où les conseils de quartier ont été supprimés par M.Brillault.

Par exemple, cela met en avant que le sujet du stationnement payant pénalise injustement les visiteurs de certains personnes isolées (et sans voiture), et divers prestataires à domicile au salaire modeste.

Au lieu d’écouter enfin ses administrés, M.Brillault a pris un arrêté contre les pétitionnaires à la fête des Chênes Verts du 15 septembre. Ils ont eu droit à un contrôle d’identité de la part des policiers municipaux diligentés par le maire !
N’ont-ils pas d’autres missions plus en lien avec la sécurité ?

Dans le même temps, la mairie a reçu des dizaines de courriers d’habitants en colère.
M.Brillault court partout pour éteindre ces foyers de contestation avec des petites concessions individuelles. Est-ce bien le rôle d’un maire, qui devrait avoir une vision globale du stationnement, et non pas des petites réponses au cas par cas, qui sont la définition même du clientélisme ?

Notre groupe peut faire remonter ces propositions citoyennes, encore faut-il que la commission transport ne soit pas désertée par les membres de l’équipe Brillault, notamment par l’adjoint aux transports…

Voiries payantes : le plan anti Parlysien

Cela faisait longtemps que les résidents de la copropriété de Parly 2 étaient visés comme responsables du problème de stationnement dans la ville.

Alors que le maire et son adjoint à la voirie ont reculé devant la bronca des habitants des zones pavillonnaires, lors de la tentative de la suppression du stationnement alterné gratuit dans leurs rues, ils ont avancé discrètement au creux de l’été sur le marquage au sol de rues, sans avoir préalablement prévenu, ni informé les riverains.

Les panneaux d’informations de la ville se contentant d’afficher « vous souhaitant un bon été »… au lieu d’annoncer le processus en cours.

C’est clairement les trois quarts des résidences de Parly 2 (24 sur 36) qui jouxtent ces rues qui vont faire les frais de la pseudo-politique de stationnement payant généralisé qui débute sournoisement.

Dès le 1er octobre, il va falloir payer à l’horodateur dans ces rues, ou s’acquitter d’une carte de stationnement au coût exagéré : 120 € pour la première voiture, et 300 € pour la seconde !

Notre groupe s’était opposé à cette tarification, en relevant que cela ne résoudra pas la problématique du déficit de places, et de transport alternatif.

D’autant plus que, d’après les premières estimations, cette opération ne sera pas rentable (investissements d’horodateurs, coût des contrôles, versus rentrées fiscales).
Or, la loi sur la dépénalisation du stationnement imposait d’utiliser une partie des recettes vers les nouveaux modes de déplacements (voies cyclables, transports collectifs, etc…).

En bref, le duo Brillault-Delepierre a choisi la pire des méthodes : sournoise, inique et inefficace !

Annexion de Rocquencourt, exclusion de l’opposition

La fusion de Rocquencourt et du Chesnay est une idée, somme toute, assez naturelle. On ne trouve pas de couppure géographique claire entre les deux communes, et nous partageons le code postal,  le cimetière, et surtout la copropriété de Parly 2.
Cela aurait dû être fait il y a bien longtemps, mais progressivement.

Après s’être toujours opposé à toute mutualisation, notamment au sein de Versailles Grand Parc, Philippe Brillault devient subitement totalement favorable à cette fusion.

Nous avons appris à 23h30(!) lors d’une réunion publique au mois de mai dernier que M.Brillault négociait dans le plus grand secret depuis septembre 2017 avec M.Peumery, le maire de Rocquencourt, la création d’une commune nouvelle Le Chesnay-Rocquencourt.

L’équipe de Monsieur Brillault aurait été avertie en avril seulement (ce dont nous doutons puisque, si tel avait été le cas, les élus majoritaires auraient dû relever certaines anomalies au moment où se discutait le budget 2018 !).

Encore une fois, nous constatons le mépris de Philippe Brillault pour l’opposition qui n’est jamais prévenue de rien. Comme pour le temple Mormon, on remarque sa gestion solitaire, et d’une opacité assumée, « car sinon rien n’avance »

Lors du conseil municipal extraordinaire du lundi 18 juin 2018, il nous a été proposé d’approuver cette fusion dès le 1er janvier 2019 et, pour la mener à bien, de laisser les pleins pouvoirs à M. le Maire.

Nous n’acceptons ni de lui laisser les pleins pouvoirs, ni une telle précipitation.
Pour tenir ces délais, tout doit être acté avant la mi-octobre, afin que le préfet donne son aval. A l’approche de l’été, on voit bien que les Chesnaysiens (et les Rocquencourtois) vont encore être mis devant le fait accompli.

Nous voyons plus loin. C’est de Versailles, voire de Viroflay que nous devons nous rapprocher. C’est ainsi, au sein d’une commune nouvelle de près de 140 000 habitants, que nous pèserons face à la Métropole du Grand Paris. C’est vers ce type de taille critique qu’il faut désormais tendre, comme ce qui a été fait à Annecy et Cherbourg.

Aujourd’hui, ce projet est avant tout un moyen pour Monsieur Brillault d’élargir son champ d’action en annexant Rocquencourt. En effet, son homologue rocquencourtois ne se représenterait pas aux prochaines élections municipales.

On sait que Philippe Brillault ne supporte aucune opposition. Nous en avons eu une preuve de plus lors de ce conseil municipal.
Le groupe Le Chesnay Avenir est désormais exclu (sur décision de M.le Maire) de toute participation aux travaux des commissions relatives à ce projet.

Nous rappelons que l’ensemble des trois groupes d’opposition du Chesnay représente plus de 3000 citoyens, soit l’équivalent de la population de Rocquencourt.

Et il ose parler de « démocratie participative »!

En fait, seuls ceux qui sont d’accord peuvent participer au « travail collaboratif »….