Conseil municipal du 20 novembre 2018 : vers la quasi-généralisation du stationnement payant


Le conseil municipal du mardi 20 novembre a, encore une fois, été marqué par l’attitude anti démocratique de Monsieur Brillault.
Alors que les principales délibérations traitaient du dossier du stationnement payant, il a, par diverses pirouettes dont il a le secret (modification de l’ordre du jour, transformation de délibérations en «points d’informations»), empêché tout débat, en signifiant qu’il interdisait aux élus toute intervention qui transformerait le conseil municipal en tribune politique !
On se demande vraiment à quoi sert encore le conseil municipal, institution censée être le lieu de démocratie de la ville.

Nous avons eu la stupeur d’apprendre que les zones de stationnement payant avaient été, dans le grand secret du bureau de M.le maire, considérablement élargies, la quasi-totalité de la ville devenant payante. Cette «concertation» qu’il dit mener depuis la rentrée n’est qu’un écran de fumée.
On est revenu au point de départ, à savoir le stationnement payant dans toute la ville ou presque. Ce nouveau plan de stationnement «surprise», c’est la cerise sur le gâteau…

Nous avons une fois de plus demandé à ce que les modifications suivantes soient faites en urgence :

1. La gratuité doit être accordée le samedi en zone verte. De nombreux Chesnaysiens qui travaillent hors du Chesnay seraient contraints de payer une carte de stationnement, ce serait une sanction lourde. Il semble que nous avons été entendus sur ce point (miracle).

2. La gratuité devrait être accordée durant la pause méridienne (12 h à 14 h 30). Cela se fait dans de très nombreuses villes, notamment Versailles.

3. La gratuité doit être accordée sans délai aux professionnels de santé.
A l’approche de la possible mise en place du stationnement payant, on voit par exemple de plus en plus de kinésithérapeutes qui n’acceptent plus de prendre de nouveaux patients chesnaysiens, pour des séances à domicile. Il semble que nous ayons été entendus sur ce point.

4. L’avenue Charles de Gaulle, sur laquelle ne se trouve aucun commerce devrait passer en zone verte. Ce changement ne serait qu’une simple mesure de cohérence, d’autant plus que la copropriété de Parly 2 est déjà très lourdement pénalisée par le projet.

5. Un arrêté municipal autorise le stationnement dangereux sur le terre-plein central de l’avenue du Dr Schweitzer, lors des cérémonies religieuses, dont un certain nombre ont lieu en semaine.
Le marquage au sol indique Payant côté trottoir, mais ne mentionne rien côté central. Cela veut-il dire que ce sera payant à droite, et gratuit à gauche ?

6. Quel est le statut des places minute ? Il est indiqué Payant au sol, pour celles situées devant les arcades de la rue de Versailles, or ce stationnement de très courte durée est par nature gratuit.

7. Combien de véhicules pourront être utilisés avec une carte de stationnement résident?
Même s’il a prétendu que ce seraient trois voitures, les délibérations votées et la communication officielle de la ville (article page 30 de l’Evénements de septembre 2018, ne prévoient que l’inscription d’un seul.

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C’était la dernière séance

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Le cinéma de Parly 2 a fermé ce mardi 24 juin. La plupart d’entre vous ne le savent sans doute pas, tant la discrétion sur ce sujet est de mise. Si cette fermeture n’est malheureusement pas une grande surprise pour les personnes relativement bien renseignées, la précipitation et le silence autour de cette affaire sont inattendus.

Ce cinéma de cinq salles était, lors de son inauguration en 1969, un des plus grands complexes cinématographiques de France. Le problème, c’est qu’en 45 ans, il n’a pas évolué, hormis la rénovation de trois salles en 2004. Il présentait des problèmes d’accessibilité, les deux salles non rénovées étaient particulièrement vétustes (un regard aux murs de la salle 5 en début, ou en fin de séance était révélateur de l’état de délabrement), et surtout la fréquentation était en forte baisse, alors que les loyers montaient en flèche.

Le contrat dont disposait Monsieur Edeline, également propriétaire des deux cinémas de Versailles, courait jusqu’en 2015, il était donc attendu que le cinéma reste ouvert au moins un an de plus. Il semblait néanmoins acté qu’Unibail, société gestionnaire du centre commercial souhaitait se séparer de Jean-François Edeline ; le journal Toutes Les Nouvelles de Versailles y avait d’ailleurs consacré un article à l’automne dernier. Depuis plus de dix ans, la réfection totale du cinéma est régulièrement évoquée, afin de créer un complexe UGC, Pathé ou Gaumont de 8 à 10 salles. L’espace pour un agrandissement existe, certains Chesnaysiens se souviennent de la boite de nuit qui se trouvait à cet endroit et qui constitue aujourd’hui des locaux vacants.

Mais tout cela n’était qu’un projet. Aujourd’hui, nous n’avons plus de cinéma dans notre ville et nous ne savons pas ce que nous aurons à la place. Les loyers de Parly 2 ne cessent de grimper, seules des boutiques toujours plus haut de gamme peuvent encore s’y installer, et la culture est ainsi sacrifiée face aux profits. Ce cinéma de quartier était particulièrement fréquenté par les familles chesnaysiennes, grâce à une large diffusion des films pour les jeunes, et une récente mesure permettant aux moins de 14 ans de bénéficier d’un tarif de 4 €.

Si cette affaire relève, certes, du domaine privé, on peut s’interroger sur l’inaction du maire.
A Versailles, François de Mazières se bat depuis des années pour sauver les cinémas de centre-ville : il a abandonné le projet de multiplexe lors de sa prise de fonction de maire en 2008, et pèse actuellement de tout son poids pour empêcher le quadruplement de la capacité de l’UGC de
Vélizy 2. Philippe Brillault semble lui se contenter du fait que les Chesnaysiens aillent à Versailles, voire à Saint-Quentin-en-Yvelines, et que notre ville devienne une cité dortoir.