Gare routière ou place des bus diesel ?

Le maire veut créer une nouvelle place au Chesnay : la place des bus polluants, autrement appelée gare routière. Cette place des bus au diesel du réseau Phébus serait située avenue Dutartre, devant l’entrée du centre commercial, entre le restaurant Hippopotamus et les résidences de Parly 2.

Pour construire les quatre quais où les moteurs diesel largueront sans relâche les gaz d’échappement, M.Brillault va commencer par abattre les arbres du terre plein, puis acheter des parcelles qui appartiennent à la copropriété de Parly 2. Le Conseil Syndical Principal (CSP) a déjà reçu un courrier du maire l’informant de son souhait.
Mais, les riverains, eux, sont hostiles à ce projet qui n’apportera que des nuisances dans un carrefour qui est déjà très encombré par les véhicules, dangereux pour les piétons et les cyclistes, et mal dessiné. Une pétition est lancée…

Ironie du sort : l’adjointe au maire en charge de ce dossier (mais aussi celui du stationnement payant) est également élue au sein du CSP de Parly 2, administratrice au syndic de la copropriété, la SAIC Le Chesnay Trianon, dans un étrange mélange des fonctions.
Pour commencer, nous demandons que Madame Dorothée Bilger clarifie sa position pour se mettre à l’abri d’un conflit d’intérêt, en démissionnant de l’un ou l’autre de ses mandats.

Cette place des bus diesel n’est pas pertinente, et ne satisfait que la direction du centre commercial, qui avait déjà bénéficié de deux stations Autolib’. dont les travaux furent eux aussi financés par les contribuables chesnaysiens (60 000 € /station), pour des recettes arrêtées au bout de deux ans en raison du fiasco que l’on sait. Le centre n’est pas très reconnaissant, puisqu’il installe des barrières sur ses parkings, pour empêcher les Chesnaycourtois de venir s’y garer.

Cette pseudo-gare routière est utilisée pour masquer l’absence de vision de M.Brillault dans le domaine des mobilités. En effet, l’absence de gare dans la ville est un vrai handicap pour son attractivité. Pourtant, nos voisins de la petite commune de Bailly vont avoir une gare, sur la future liaison entre Saint-Cyr-l’Ecole et St Germain en Laye, dite « Tangentielle Ouest », qui permet une interconnexion avec le RER A d’un côté, et le RER C,  les lignes Transilien N et U de l’autre. Pourtant, cette zone de notre ville a des pôles très importants, générant énormément de trafic automobile : les deux hôpitaux, le centre commercial, le futur cinéma UGC, et le collège.
Tout cela aurait mérité une vraie réflexion.

Pour éviter les nuisances de cette gare routière, notre groupe d’élus d’opposition va intervenir en conseil municipal pour obtenir un moratoire, afin que le sujet de la mobilité soit l’objet d’une étude plus globale, en phase avec la transition écologique attendue par tous.

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Les réfugiés politiques au Chesnay : quel accueil ?

Lors du Conseil municipal du 17 septembre 2015, comme promis par le maire dans un  communiqué sur le site de la Mairie, la question des «migrants » a été abordée.
Quelle question ? Comme pressenti par la tournure de son propos, notre maire est favorable à l’accueil des migrants, mais « malheureusement », nous ne disposerions pas des logements nécessaires.

Tout l’intérêt de l’intervention du maire a donc consisté à montrer une générosité de façade, sans proposer de solution concrète. Pourtant, la question de l’accueil des réfugiés va au-delà de la simple problématique du logement. Dans tous les cas, la ville ne sera pas laissée seule face à l’accueil de quelques familles, puisque l’Etat donnera 1000 euros par nouvelle place d’hébergement créée.

Il est nécessaire de rappeler que l’accueil de familles se fera en concertation avec le Préfet.
A partir de là, les maires donneront leurs disponibilités de logement, afin que chaque ville du département puisse participer à l’effort collectif. Il ne s’agira pas pour le Chesnay, ayant déjà du mal à satisfaire toutes les demandes de logements sociaux, d’accueillir des dizaines de réfugiés. Un accueil progressif de deux à quatre familles parait être un objectif raisonnable permettant aux réfugiés de s’intégrer dans la ville et de s’y reconstruire.

Quant aux logements ? La décision lors du dernier conseil municipal de soudainement régulariser la situation de plusieurs gardiens pendant le même mois laisse à penser qu’il existe des logements vacants et disponibles. Le maire connaît les disponibilités des logements privés de la commune.
S’il refuse de les communiquer à l’opposition depuis longtemps, le silence ne pourra plus être de mise face au Préfet. En tout cas, cette organisation de la pénurie est assez regrettable.

On peut aussi penser à des solutions alternatives et temporaires. Il existe en France des sociétés proposant de louer des bureaux vides à des particuliers en attendant qu’un repreneur commercial se manifeste. La durée moyenne de location dans ces logements temporaires est d’un an.
Ces locaux existent au Chesnay, et pourraient être utilisés à cette fin.

Notre ville peut utiliser des bâtiments municipaux vides, comme, par exemple :

  • La maison de la Redingote que va quitter prochainement police municipale,
  • La maison de la Poste de la rue de Versailles, que vient d’acheter la commune,
  • La Villa de Chèvreloup et ses annexes, sous utilisée
  • La maison des artistes, vacante,
  • La maison au 42 rue de Glatigny, mitoyenne du SGAP, inoccupée depuis trois ans.
  • Les logements de la ville situés au site de l’enfance, au-dessus de l’école Mozart, etc…

N’oublions pas non plus les Chesnaysiens qui se sont déjà portés volontaires pour accueillir une famille. Le Chesnay a les capacités pour prendre sa part des 24 000 réfugiés politiques que la France s’engage à accueillir, avec une répartition sur le territoire, sans se défausser sur les autres communes sous des prétextes fallacieux.