Emploi familial : le Tribunal Administratif tranche

Le Tribunal Administratif de Versailles a rendu son verdict le 24 octobre 2019 sur l’emploi familial de l’épouse du maire du Chesnay, désormais concernée par l’interdiction d’employer des membres de famille en tant que collaborateur de cabinet édictée par la loi du 15 septembre 2017 pour la confiance dans la vie politique.

Le Tribunal estime que le maire du Chesnay, « M.Brillault, avait dès lors un intérêt à cette affaire qui ne se confondait pas avec l’intérêt général des habitants de la commune avait un intérêt personnel à embaucher son épouse Anne Père-Brillault au sein de la mairie ».

En conséquence : « Les décisions des 27 novembre 2017 et 12 décembre 2017 par lesquelles le maire de la commune du Chesnay-Rocquencourt a procédé à la commande de prestations de conseil juridique de 3 500 euros hors frais de dossier au profit du cabinet d’avocats Briard et de 5 541,90 euros au profit du cabinet d’avocat Landot sont annulées. »

En revanche, le Tribunal administratif s’estime incompétent pour l’exécution de la requête des deux élus d’opposition (P.Bonnehon et M.Bellier), à savoir le remboursement à la commune des frais d’avocats  engagés par M.Brillault, ainsi que le remboursement à la commune des mois de salaire versés à son épouse alors que son emploi était illégal. Cette compétence relève d’une juridiction judiciaire, que le Préfet des Yvelines pourra éventuellement saisir, puisque le Tribunal administratif lui a transmis le dossier.

Nous demandons au Préfet des Yvelines de bien vouloir faire le nécessaire pour que les contribuables chesnaysiens soient remboursés d’un usage abusif des deniers publics à des fins personnelles.

Nous lui rappelons au passage que dans cette affaire, une plainte a également été déposée pour prise illégale d’intérêt par M.Brillault, et complicité de prise illégale d’intérêt par Madame Anne Père-Brillault.

Notre rôle d’élus d’opposition est désormais terminé pour ce dossier et il appartient au représentant de l’Etat, puis à la Justice de faire le nécessaire pour sanctionner ces pratiques, afin que les citoyens retrouvent la confiance dans la vie publique.

Bus : double victoire des Chesnaysiens contre leur maire

Justice a été rendue aux Chesnaysiens : le tribunal administratif de Versailles exige l’arrêt immédiat des travaux de la gare routière devant le centre commercial, donnant ainsi raison à l’Association des Habitants du Chesnay, qui avait déposé un référé suspensif.

Malheureusement, cela ne va pas faire repousser les nombreux arbres abattus par le maire, pour mettre la population devant le fait accompli. De plus, Monsieur Brillault va se pourvoir en cassation, à grands frais d’avocats payés par nos impôts, pour contester cette décision avec un acharnement suspect.

Il faut dire que cette gare routière absurde, qui crée déjà des bouchons devant l’entrée du centre, est sponsorisée par… la direction du centre commercial (enveloppe de 100 000€).
C’est donc une bataille entre la population chesnaysienne, qui défend l’intérêt général contre le duo Brillault-propriétaires du centre commercial, qui défendent des intérêts privés.

Côté tracé des bus sur le plateau, belle victoire du collectif citoyen contre le tracé du maire :
IdF Mobilités et VGP vont redessiner des tracés plus rationnels, en évitant le 1 bus/min dans une avenue, et un meilleur maillage.

Notre groupe Le Chesnay Avenir, qui avait lutté contre ces deux projets absurdes dès leur origine, félicite les deux collectifs citoyens pour leur juste mobilisation contre les dérives autoritaires de leur maire, aujourd’hui sévèrement sanctionnées.

Cocktail explosif de surprises à la rentrée

Quel été au Chesnay-Rocquencourt ! Alors que la ville paraît calme, M.le maire en profite (comme l’an dernier) pour préparer de sacrées surprises aux Chesnaycourtois à leur retour de vacances.

Les travaux de construction de la gare routière avenue Dutartre, au-dessus d’une importante conduite de gaz, battent leur plein. On bétonne un des derniers espaces verts de la ville, 24 arbres vont être abattus dès lundi 12 août, pour faire passer chaque jour plus de 600 bus diesel à proximité immédiate d’un établissement scolaire.
Quel air nos jeunes vont-ils respirer !

Le marquage au sol du stationnement payant avance aussi à grands pas : rues de la Résistance, de Franche-Comté, de la Bourboule, Sainte Claire, Bayard, avenues de Montespan, de Vaucresson, de Maintenon…
En plus, cela signifie la fin du stationnement alterné bimensuel, qui fonctionne pourtant bien, dans nombre de ces rues.

Mais, le plus grave est sans doute ce qui se prépare sur le plateau Saint Antoine.
La refonte du réseau de bus va transformer les étroites avenues Debasseux et du maréchal Leclerc en « autoroutes à bus. » Des lignes structurantes vont y passer à une fréquence allant jusqu’à un bus par minute.
Nous avons alerté le maire à de nombreuses reprises sur ce problème.

Lors du conseil municipal du 20 février 2019, nous avons posé la question suivante :

Monsieur le Maire,

Vous avez rapporté à plusieurs reprises que le réseau de bus Phébus allait être profondément transformé à partir du mois de juillet prochain.  Ce projet serait donc en cours de finalisation au sein de la communauté d’agglomération de Versailles Grand Parc. Nous n’avons cependant quasiment aucune information sur ce sujet très important pour de nombreux Chesnaycourtois, en dehors d’un projet de plan des lignes qui nous a très rapidement été présenté il y a quelques mois.La commission déplacements n’a d’ailleurs pas été réunie depuis bien longtemps.

Nous espérons que la desserte de certains quartiers, actuellement assez isolés sera améliorée : on peut citer par exemple le bourg de Rocquencourt, ou la bibliothèque. Par ailleurs, il avait été envisagé de faire passer une ligne structurante pour le Chesnay (une ligne proche de l’actuelle ligne H) par l’avenue Debasseux. Cette avenue est trop étroite pour permettre le croisement de deux bus sans devoir effectuer des manœuvres périlleuses, et cela réduirait la desserte, depuis le Chesnay, de Saint-Jean de Béthune.
Pouvez-vous nous dire ce qu’il en est ?

Par ailleurs, vous avez mentionné que vous envisagez de créer une gare routière à l’angle de l’avenue du docteur Schweitzer et de l’avenue Dutartre. Ce changement est-il toujours d’actualité et apporterait-il une réelle valeur ajoutée par rapport à l’arrêt actuel situé avenue Charles de Gaulle ? Par la même occasion, la terrasse du restaurant Hippopotamus serait déplacée du côté de cette gare routière. Cela aurait l’avantage d’orienter cette terrasse côté Sud, mais le bruit des bus ne sera sans doute pas agréable pour les clients. La direction de l’Hippopotamus souhaite-t-elle toujours ce changement ?

 

Nous sommes revenus sur le sujet lors du conseil municipal du 16 avril 2019, en posant une nouvelle question orale :

Monsieur le Maire,

Mon attention est à nouveau portée sur le sujet des transports et des déplacements dans notre commune. Lors du conseil municipal du mercredi 20 février 2019, j’avais évoqué le sujet du projet de nouvelles lignes de bus du réseau Phébus Keolis, attendu dans les tous prochains mois. J’avais obtenu certaines réponses.
Je souhaite ce soir élargir la réflexion. En effet, je pense que le manque d’engagement sur ce sujet depuis des années a entamé l’attractivité de notre ville pour les classes actives, avec des conséquences comme les fermetures de classes, voire d’écoles, l’actualité nous l’a encore rappelé très récemment. Du fait de l’absence de gare, des perturbations récurrentes sur la ligne L du Transilien, et de quartiers mal desservis, tels que la rue Caruel Saint Martin, ou le bourg de Rocquencourt, Le Chesnay-Rocquencourt est souvent considérée comme une commune enclavée, et dont le temps de transport nécessaire pour venir ou aller à Paris est trop important. C’est également le cas pour se rendre vers les autres bassins d’emplois que sont Saint-Quentin-en-Yvelines, Vélizy, le plateau de Saclay, ou Saint-Germain-en-Laye. La commission voirie déplacements s’est réunie le 11 mars dernier, le projet de plan du futur réseau de bus a été présenté. Celui-ci aurait évolué depuis, sans que nous en ayons été informés.

En ce qui concerne les circulations douces, le retard de notre ville est également flagrant. Les pistes cyclables sont très peu nombreuses et très peu pratiques (par exemple, faire monter et descendre les vélos devant le skate park, ou la piste qui démarre et se termine sans aucune logique entre la rue Caruel et la rue des Sports).

La compétence transports étant désormais du ressort de Versailles Grand Parc, serait-il possible d’avoir un retour de cette compétence de la part de nos conseillers communautaires, ainsi qu’une analyse des besoins des Chesnaycourtois ? Le projet politique de la commune nouvelle promet, en page 8, « la mise en place d’un comité consultatif des usagers des transports, composé de Chesnaycourtois et Chesnaycourtoises, dont les réflexions seront recueillies et étudiées lors de la commission idoine. » Ce comité a-t-il effectivement été mis en place ?

Nous n’avons obtenu que des réponses vagues, et nos suggestions n’ont jamais été prises en compte.
Cet été, les riverains du plateau ont compris l’ampleur des nuisances qui les attendent à la rentrée.
Une pétition a été mise en ligne, et a recueilli, en quelques jours, et en plein été, des centaines de signatures. M.Brillault et Mme Bilger, maire-adjoint aux Transports, ne veulent rien entendre.

Les bus S, qui sont pourtant des véhicules à gabarit réduit, ont déjà beaucoup de mal à se croiser avenue Debasseux. Que vont devenir les liaisons de l’avenue Debasseux ? Comme avenue Dutartre, les arbres de l’avenue Debasseux vont être abattus. Ce nouveau plan va réduire la desserte de Saint-Jean de Béthune depuis Le Chesnay. Une concertation avec les riverains est indispensable. M.Brillault et Mme Bilger sont sourds à tous ces faits objectifs.

Curieuse attitude à sept mois des élections municipales.