Cocktail explosif de surprises à la rentrée

Quel été au Chesnay-Rocquencourt ! Alors que la ville paraît calme, M.le maire en profite (comme l’an dernier) pour préparer de sacrées surprises aux Chesnaycourtois à leur retour de vacances.

Les travaux de construction de la gare routière avenue Dutartre, au-dessus d’une importante conduite de gaz, battent leur plein. On bétonne un des derniers espaces verts de la ville, 24 arbres vont être abattus dès lundi 12 août, pour faire passer chaque jour plus de 600 bus diesel à proximité immédiate d’un établissement scolaire.
Quel air nos jeunes vont-ils respirer !

Le marquage au sol du stationnement payant avance aussi à grands pas : rues de la Résistance, de Franche-Comté, de la Bourboule, Sainte Claire, Bayard, avenues de Montespan, de Vaucresson, de Maintenon…
En plus, cela signifie la fin du stationnement alterné bimensuel, qui fonctionne pourtant bien, dans nombre de ces rues.

Mais, le plus grave est sans doute ce qui se prépare sur le plateau Saint Antoine.
La refonte du réseau de bus va transformer les étroites avenues Debasseux et du maréchal Leclerc en « autoroutes à bus. » Des lignes structurantes vont y passer à une fréquence allant jusqu’à un bus par minute.
Nous avons alerté le maire à de nombreuses reprises sur ce problème.

Lors du conseil municipal du 20 février 2019, nous avons posé la question suivante :

Monsieur le Maire,

Vous avez rapporté à plusieurs reprises que le réseau de bus Phébus allait être profondément transformé à partir du mois de juillet prochain.  Ce projet serait donc en cours de finalisation au sein de la communauté d’agglomération de Versailles Grand Parc. Nous n’avons cependant quasiment aucune information sur ce sujet très important pour de nombreux Chesnaycourtois, en dehors d’un projet de plan des lignes qui nous a très rapidement été présenté il y a quelques mois.La commission déplacements n’a d’ailleurs pas été réunie depuis bien longtemps.

Nous espérons que la desserte de certains quartiers, actuellement assez isolés sera améliorée : on peut citer par exemple le bourg de Rocquencourt, ou la bibliothèque. Par ailleurs, il avait été envisagé de faire passer une ligne structurante pour le Chesnay (une ligne proche de l’actuelle ligne H) par l’avenue Debasseux. Cette avenue est trop étroite pour permettre le croisement de deux bus sans devoir effectuer des manœuvres périlleuses, et cela réduirait la desserte, depuis le Chesnay, de Saint-Jean de Béthune.
Pouvez-vous nous dire ce qu’il en est ?

Par ailleurs, vous avez mentionné que vous envisagez de créer une gare routière à l’angle de l’avenue du docteur Schweitzer et de l’avenue Dutartre. Ce changement est-il toujours d’actualité et apporterait-il une réelle valeur ajoutée par rapport à l’arrêt actuel situé avenue Charles de Gaulle ? Par la même occasion, la terrasse du restaurant Hippopotamus serait déplacée du côté de cette gare routière. Cela aurait l’avantage d’orienter cette terrasse côté Sud, mais le bruit des bus ne sera sans doute pas agréable pour les clients. La direction de l’Hippopotamus souhaite-t-elle toujours ce changement ?

 

Nous sommes revenus sur le sujet lors du conseil municipal du 16 avril 2019, en posant une nouvelle question orale :

Monsieur le Maire,

Mon attention est à nouveau portée sur le sujet des transports et des déplacements dans notre commune. Lors du conseil municipal du mercredi 20 février 2019, j’avais évoqué le sujet du projet de nouvelles lignes de bus du réseau Phébus Keolis, attendu dans les tous prochains mois. J’avais obtenu certaines réponses.
Je souhaite ce soir élargir la réflexion. En effet, je pense que le manque d’engagement sur ce sujet depuis des années a entamé l’attractivité de notre ville pour les classes actives, avec des conséquences comme les fermetures de classes, voire d’écoles, l’actualité nous l’a encore rappelé très récemment. Du fait de l’absence de gare, des perturbations récurrentes sur la ligne L du Transilien, et de quartiers mal desservis, tels que la rue Caruel Saint Martin, ou le bourg de Rocquencourt, Le Chesnay-Rocquencourt est souvent considérée comme une commune enclavée, et dont le temps de transport nécessaire pour venir ou aller à Paris est trop important. C’est également le cas pour se rendre vers les autres bassins d’emplois que sont Saint-Quentin-en-Yvelines, Vélizy, le plateau de Saclay, ou Saint-Germain-en-Laye. La commission voirie déplacements s’est réunie le 11 mars dernier, le projet de plan du futur réseau de bus a été présenté. Celui-ci aurait évolué depuis, sans que nous en ayons été informés.

En ce qui concerne les circulations douces, le retard de notre ville est également flagrant. Les pistes cyclables sont très peu nombreuses et très peu pratiques (par exemple, faire monter et descendre les vélos devant le skate park, ou la piste qui démarre et se termine sans aucune logique entre la rue Caruel et la rue des Sports).

La compétence transports étant désormais du ressort de Versailles Grand Parc, serait-il possible d’avoir un retour de cette compétence de la part de nos conseillers communautaires, ainsi qu’une analyse des besoins des Chesnaycourtois ? Le projet politique de la commune nouvelle promet, en page 8, « la mise en place d’un comité consultatif des usagers des transports, composé de Chesnaycourtois et Chesnaycourtoises, dont les réflexions seront recueillies et étudiées lors de la commission idoine. » Ce comité a-t-il effectivement été mis en place ?

Nous n’avons obtenu que des réponses vagues, et nos suggestions n’ont jamais été prises en compte.
Cet été, les riverains du plateau ont compris l’ampleur des nuisances qui les attendent à la rentrée.
Une pétition a été mise en ligne, et a recueilli, en quelques jours, et en plein été, des centaines de signatures. M.Brillault et Mme Bilger, maire-adjoint aux Transports, ne veulent rien entendre.

Les bus S, qui sont pourtant des véhicules à gabarit réduit, ont déjà beaucoup de mal à se croiser avenue Debasseux. Que vont devenir les liaisons de l’avenue Debasseux ? Comme avenue Dutartre, les arbres de l’avenue Debasseux vont être abattus. Ce nouveau plan va réduire la desserte de Saint-Jean de Béthune depuis Le Chesnay. Une concertation avec les riverains est indispensable. M.Brillault et Mme Bilger sont sourds à tous ces faits objectifs.

Curieuse attitude à sept mois des élections municipales.

Réunion publique du 17 mai de l’équipe du maire – Analyses et vérification des faits par l’opposition

Le maire débute sa réunion publique en disant vouloir répondre «en toute transparence» aux questions des Chesnaysiens.
Les seules questions posées seront celles déjà diffusées sur le site.

Commentaire : les questions que notre groupe avait listées sur internet ont été soigneusement éludées.
Plusieurs interventions ont eu lieu sur le budget, pour justifier l’augmentation des taux d’imposition de 10 %, et le recours à 8,4 M€ d’emprunts supplémentaires.

La faute aux prélèvements : pénalité pour carence de logements sociaux, Fonds national de péréquation des ressources intercommunales (FPIC).

Le maire et son équipe tentent de démontrer, sans argumentaire concret, que la ville est bien gérée avec des taux bas.

Commentaires :

. Une omission de taille est que la ville est très dense, avec un fort potentiel fiscal de ses habitants, ce qui permet de la gérer avec des taux bas.

. La ville est occupée et entretenue  pour moitié par la copropriété de Parly 2 (voiries, éclairage, etc..).

.  L’augmentation de 10% des impôts locaux est donc injustifiable, sauf à faire payer aux Chesnaysiens une amende de 1,5 M€ imputable au seul maire.

La culture par Mme Guy Coquille

Les recettes de la Grande Scène sont de 451 k€, pour un coût d’achat des spectacles de 390 k€.

Commentaire :

Chiffres simplistes pour faire croire que cette salle de spectacle est rentable, en effet :

. La comptabilité analytique de la Grande Scène est impossible à réaliser, carles frais de fonctionnement ne figurent sur aucune ligne budgétaire.

. Les Chesnaysiens n’auront remboursé l’emprunt pour sa construction qu’en 2030.

. Seule une minorité de la ville profite de cette salle à la jauge trop importante.

Le scolaire présenté par M. Charlet

On perd des élèves, mais c’est de la faute des rythmes scolaires.

La réalité : la politique de l’équipe du maire déséquilibre la démographie, les familles avec enfants préfèrent s’installer dans d’autres villes, plus modernes, et adaptées.

Mais, M.le Maire annonce après 23 h l’annulation du projet mairie, et de la rénovation de l’école Langevin, trop chère !

Motif : l’immobilier serait en chute au Chesnay.

La vérité : l’arrêté préfectoral de carence impose 30% de logements sociaux , ce qui dévalorise les droits à construire sur ce terrain.

Pas d’intervention pour la petite enfance, mais un rappel de la coûteuse surcapacité en crèches, pour les mêmes motifs que les fermetures de classes.

Le stationnement

– Le stationnement résidentiel pourrait n’être mis en place que dans certaines rues, celles récemment payantes, et principalement des grands axes, comme la rue de Louveciennes, la rue des Sports, ou l’avenue Dutartre.

– Il a été aussi question des avenues du Dr Schweitzer et Charles de Gaulle, mais aucune précision de statut.

Les rues de la Bourboule, Corneille, Molière, pourraient être épargnées, grâce à l’activisme des riverains.

Par ailleurs, le prix de la deuxième carte pourrait être revu à la baisse.

  • Les parkings devraient être payants dès juillet.
  • la gratuité des places pour les handicapés serait à l’étude : c’est pourtant obligatoire de part la loi.

Commentaire : nouvelle reculade de M.Brillault, qui renonce (au moins en partie), et un adjoint au maire une nouvelle fois désavoué.

Centre Martin Luther King

Exposé peu clair. Officiellement, seule la copropriété de Parly 2 serait impliquée.

Remarque : M.Brillault a dit que MLK était propriété du diocèse. S’il est situé dans Parly 2, le bail est au diocèse de Versailles.

Le CSU

Nous avons été en direct avec le CSU. On nous a montré les images en direct.

Le nouveau CSU sera inauguré la semaine prochaine.

Remarques :

Il est interdit de diffuser les images de vidéosurveillance au public, ce qui laisse quelques inquiétudes sur l’utilisation des caméras.

Les coûts des travaux du CSU, ainsi que les coûts des nouveaux écrans et matériels


Le Centre technique municipal

Le toit aimanté devrait être déposé cet été. Des plans ont été rapidement commentés.

Fusion avec Rocquencourt

Et pour conclure à 23 h 30, le maire annonce « les fiançailles du Chesnay avec Rocquencourt. »

Et il termine en ajoutant que cela pourrait permettre l’annulation de l’arrêté de carence.

Observations :

. Le maire de Rocquencourt, absent, déclarera plus tard dans la presse être dans une position défensive .

. Ce projet n’a pas été présenté au conseil municipal du Chesnay.

. Les arrière-pensées de M.Brillault ne seront pas forcément des facteurs de réussite : rester la deuxième plus grosse ville de VGP, se voir diminuer son amende pour carence, redorer un blason, après avoir travaillé pendant 30 ans à l’isolationnisme du Chesnay vis-à-vis des communes voisines.

. Nous avions proposé la fusion de ces deux villes, qui aurait dû se faire depuis longtemps.

. Il faut maintenant aller plus loin, avec l’intégration dans Versailles.