Echos du conseil municipal du 3 juillet 2019

Le conseil municipal du 3 juillet dernier était chargé : 26 délibérations figuraient à l’ordre du jour.

La première d’entre elles était sans doute la plus importante : la création de la gare routière en haut de l’avenue du docteur Schweitzer. M.le maire a passé près d’une demi-heure à se justifier quant à la pertinence de ce projet qu’il estime absolument indispensable pour la ville, et s’est plaint du fait que des habitants et des associations aient fait des recours (ce qui n’est pourtant rien d’autre que la démocratie.) Il nous a parlé d’un « hub de correspondances » comptant cinq quais.
Nous avons voté contre pour les raisons suivantes :

– un nombre important d’arbres vont être abattus (au moins 24),

– le risque de pollution de l’air (passage de 650 bus, pour le moment diesel, par jour) à proximité immédiate d’un établissement scolaire,

– une pétition circule et recueille de nombreuses signatures de riverains,

– l’avis négatif exprimé par de nombreux présidents de conseils syndicaux secondaires de la copropriété de Parly 2

– les dessins d’architectes du projet ne font pas rêver (M.Brillault a d’ailleurs refusé de les montrer au public lors du conseil municipal)

– et surtout, parce que nous doutons de l’utilité de cette gare routière, dont la taille nous semble démesurée.

Le feuilleton à épisodes du stationnement payant se poursuit. Deux nouvelles délibérations sont venues continuer à bricoler ce projet donc plus personne ne comprend plus rien, mais, comme il n’y a pas de verbalisation, ce n’est pas grave.

Notre groupe a voté contre une curieuse délibération relative aux ressources humaines : la mise à disposition d’un directeur général adjoint de la mairie au CCAS (pour prendre la direction de l’Ehpad des Chênes d’Or). Pourquoi ? Le principal intéressé est-il consentant ?
Nous avons de forts doutes. On se pose parfois des questions quant à la gestion du personnel de la mairie.

Lors de la dernière délibération, M.Brillault s’est à nouveau fait voter la protection fonctionnelle, pour avoir refusé un droit de réponse dans le magazine municipale. C’est donc la mairie qui va payer tous les frais d’avocat.

En ce qui concerne les décisions, nous avons interrogé le maire sur des frais d’avocat de 4200 € pour rédiger le contrat de travail d’un ancien fonctionnaire, qui va travailler comme auto-entrepreneur. Très (trop) longue justification de M.Brillault.
Le conseil municipal s’est terminé par les questions diverses.

Question de Martine Bellier

Le nouveau réseau de bus doit être opérationnel le 26 août prochain.
De nombreux habitants s’inquiètent de l’absence d’information claire sur ce sujet, et surtout, sur les aménagements nécessaires, en particulier sur le plateau Saint-Antoine. La ville de Versailles a déjà communiqué sur ce sujet, grâce à son journal et ses conseils de quartiers.

A la réunion du conseil privé, vous avez annoncé une information dans les boîtes aux lettres. Les habitants ne comprennent pas pourquoi cette information sera faite si tardivement pendant les vacances scolaires. Pour le plateau Saint-Antoine, entre l’église Saint-Antoine et la rue du maréchal de Lattre, les habitants sont très inquiets, et ne comprennent pas pourquoi l’ensemble du plan de circulation n’a pas été revu.

Pourquoi n’y a-t-il pas eu de réunion d’information exclusivement sur ce sujet, pour connaître les changements qui vont impacter chaque quartier, et permettre de poser des questions pratiques ? Quand doit être distribuée l’information tant attendue ?

Refus de réponse.

Question de Nathan Jalaleddine

Monsieur le Maire,

Les aires de jeux pour enfants manquent dans notre ville. Les toboggans et balançoires du jardin de la mairie, et de la plaine de la rue Caruel Saint-Martin sont des équipements vieillissants. Le toboggan, à l’angle de l’allée des Chênes Verts et de la sente des Communes a, quant à lui, disparu depuis longtemps.


Le seul square correctement aménagé pour les enfants se situe sur le territoire de la commune historique de Rocquencourt : il s’agit du square des P’tits Rocs.
Notre groupe suggère la modernisation des aires de jeux du jardin de la mairie, et de la plaine Caruel Saint-Martin, ainsi que la création d’une aire de jeux en bas de l’avenue Dutartre, à proximité du cercle hippique. De tels travaux sont-ils envisagés ?

En cas de fortes chaleurs, il serait également souhaitable de mettre en place des brumisateurs rafraîchissants, comme cela a été fait à Versailles la semaine dernière, les points d’ombre étant peu nombreux dans nos jardins publics.

Réponse de M. Brillault : « J’ai justement confié ce dossier à Monsieur Peumery, maire de Rocquencourt. »
Rien d’autre. N’est-ce pas méprisant vis-à-vis de l’opposition que de répondre ainsi aux questions diverses ?

 

 

 

Publicités

Faut-il (vraiment) payer pour stationner ?


Bientôt six mois que le stationnement payant est entré en vigueur au Chesnay.
Le nombre de rues payantes est encore limité, mais, dès cet été, il faudra passer à l’horodateur pour garer sa voiture dans la quasi totalité de la ville.

Enfin, faut-il vraiment passer à l’horodateur ? De plus en plus de Chesnaycourtois ne voient guère de pervenches, et se rendent compte que la verbalisation est (quasi) inexistante.
Qu’en est-il vraiment ?

Une équipe complète est en place au service stationnement. Il est néanmoins nécessaire, pour verbaliser, d’être assermenté. Il semble que le maire ne s’en soit rendu compte que très récemment. Nous l’avons interrogé à ce sujet lors du conseil municipal du 16 avril 2019.
S’il a été précisé que le processus d’assermentation n’est pas achevé, ni M.Brillault, ni son adjointe aux déplacements n’ont daigné répondre à nos questions.
Ont-ils quelque chose à cacher ?

D’après ce que nous savons, la procédure d’assermentation d’un agent verbalisateur prend plusieurs mois, et a démarré fin 2018.
A l’exception d’un agent qui faisait auparavant partie de la police municipale, il n’est pas possible pour le service stationnement de dresser des PV.
Les Chesnaycourtois semblent donc payer des agents à ne rien faire, à cause du manque d’anticipation du maire.

Ceux qui savent cela ne vont donc pas se rendre à l’horodateur ; ceux qui ne le savent pas vont payer. Injuste.

Le stationnement libre refusé aux soignants à domicile


Voilà 16 mois que le conseil municipal a voté le stationnement payant, et tout n’est pas réglé.

Si le nombre de véhicule par carte de stationnement est enfin voté, il est obligatoire d’avoir un smartphone pour en bénéficier.

Les horaires de gratuité la nuit et le samedi n’ont toujours pas été votés par le conseil municipal, comme le prévoit la législation.

Seul, le parking de la piscine est sous contrôle d’accès. Pour les autres, aucune information n’est disponible.

Dès le mois de février 2018, notre groupe a demandé que la gratuité du stationnement soit accordé en voirie pour tous les personnels de santé intervenant à domicile, ainsi que pour tous les intervenants du maintien à domicile. A chaque délibération sur le stationnement, nouvelle demande, et toujours la même réponse du maire : c’est à l’étude…

Enfin, ce sujet est mis en délibération au conseil municipal du 16 avril 2019.
Et la, surprise : la carte de stationnement est gratuite, mais il faudra qu’ils paient en zone rouge.

Impossible, car contraire à l’égalité à l’accès aux soins pour tous les habitants. C’est illégal, mais le maire ne veut pas céder, et répond publiquement que les médecins n’auront qu’à passer pendant les heures de gratuité (avant 9 h, ou après 19 h).

Notre groupe souhaite vraiment que le stationnement au Chesnay permette à chaque citoyen de pouvoir bénéficier des soins à domicile s’il en a besoin, et nous continuerons à défendre l‘absolue nécessité de la gratuité du stationnement en voirie pour tous ceux qui travaillent à ce maintien à domicile.