Philippe Brillault veut de nouveau fermer le bureau de Poste Exelmans

La Poste Exelmans

Chronique de la désertification des services publics. Il y a une dizaine d’années, La Poste réfléchissait à l’avenir de son bureau, situé à l’angle du boulevard Exelmans et de la rue de Versailles. Philippe Brillault souhaitait alors en faire une agence postale, mais grâce à la mobilisation d’un collectif de Chesnaysiens, du député de l’époque Christian Blanc, et du conseiller général Jean-Louis Berthet, le bureau avait été sauvé.

Aujourd’hui, notre édile voudrait relancer ce projet qui va pénaliser de nombreux Chesnaysiens. Après la Sécurité sociale, la boutique SNCF, le Trésor Public et la Police nationale, c’est au tour de La Poste de s’en aller.

Dans les autres villes, lorsqu’un service public s’en va, le maire fait tout pour le retenir.
Au Chesnay, il reste passif, et n’y défend pas les services de proximité.
Il rachète même les locaux, aux frais des contribuables, afin d’agrandir son domaine : la mairie. D’ailleurs, Philippe Brillault semblait, lors du conseil municipal du 14 avril, heureux de ce rachat qui lui permettra ainsi de maîtriser le « quadrilatère » place Simard – Langevin – La Poste – ancienne mairie. Il semble de plus en plus probable qu’il a un projet immobilier derrière la tête.

Le Chesnay Avenir dit non à ce projet.

Conseil municipal du 4 mars 2015

Le principal point de ce conseil municipal était bien le DOB (Débat d’Orientation Budgétaire).
Philippe Brillault s’est encore une fois enorgueilli de sa gestion financière de la ville.
Les trois groupes d’opposition ont ensuite pris la parole, et formulé leurs réserves et suggestions respectives, qui ont toutes été balayées d’un revers de main.

Notre groupe a regretté une mauvaise gestion du personnel mise en évidence par le dernier rapport de la Chambre Régionale des Comptes (d’ailleurs Philippe Brillault a passé bien plus de temps à commenter les points positifs de ce rapport qu’à expliquer ses orientations budgétaires).
Les heures supplémentaires représentent 20 équivalents temps plein, alors qu’elles sont nettement plus couteuses pour la mairie. De plus, cet excès d’heures supplémentaires entraine parfois un dépassement supérieur à 25 h par mois, et le non-respect du délai légal de 11 heures de repos entre deux journées de travail. En cas d’accident du travail, cela pourrait coûter très cher.

Dans le même temps, nous apprenons que des suppressions de poste sont envisagées, ce qui laisse à penser que certains employés manqueraient de travail.
On voit bien que le personnel communal, qui est tout à fait sérieux et compétent, est mal géré. Si le maire le manageait de façon satisfaisante, son travail serait bien meilleur, et tous les Chesnaysiens y gagneraient. Cela nécessiterait une gestion prévisionnelle, et non dans l’urgence.

Nous déplorons le manque de volonté de mutualiser des services avec Versailles Grand Parc, ce qui offrirait des économies d’échelle, et le coût énorme du CSU qui entraine la fin des patrouilles de police municipale qui sont un complément indispensable à la vidéo protection. Par conséquent, malgré les baisses de dotations de l’Etat, le budget de fonctionnement ne diminue toujours pas. Seule annonce positive : le maire a indiqué qu’il allait réétudier le taux d’effort, cet obscur calcul sur lequel sont basés les tarifs des services municipaux. Nous attendons.

Le rachat des anciens locaux du Trésor Public pour agrandir la mairie est inutile, et coute 450 000 euros. Nous attendions en revanche des projets structurants ; nous n’en avons trouvé aucun.

Nous regrettons aussi le manque d’ambition concernant notre politique énergétique. Installer des LED à la piscine, c’est bien, mais ce n’est pas suffisant. Des bâtiments comme l’Hôtel de ville, les gymnases Pellouard et Nouvelle France, l’école Langevin ou l’école de musique sont de véritables passoires à chaleur. Sans espérer de grandes performances énergétiques, quelques travaux permettraient déjà d’améliorer la situation.

La délibération concernant la mise à disposition de la nouvelle buvette au club de pétanque a aussi retenu notre attention. Ce petit chalet équipé d’un bel écran de télévision, d’un grand bar et d’un immense réfrigérateur vient d’être inauguré. Nous répétons que le coût de 230 000 euros pour cette petite construction de 85 m² est exorbitant et nous laisse perplexe quant à la bonne utilisation des deniers publics.

Nous avons appris une nouvelle démission dans l’équipe Brillault (la 3e en moins d’un an), celle de Monsieur Rachid Madid qui est remplacé par Madame Michèle Weinachter.

Les services publics désertent Le Chesnay

Commissariat de police
Dans un entrefilet de l’Evénements du mois de février, nous apprenons sous le titre Plan Vigipirate que la permanence de la Police nationale est fermée sine die, quelques semaines à peine après la fermeture du commissariat de l’avenue du Docteur Schweitzer !
Pour déposer plainte, il faut désormais aller à Versailles ou à La Celle Saint-Cloud.

Cette fermeture fait suite aux départs en janvier du Trésor public de la rue Pottier, et  de la Sécurité sociale, survenu il y a quelques temps.

Trésor Public

Menacé de fermeture, le bureau de Poste de la rue de Versailles a été sauvé in extremis, uniquement grâce à la résistance des Chesnaysiens, avec l’appui du Conseiller général de l’époque et du député.
La boutique SNCF de Parly 2 a quant à elle disparu bien avant la vague de fermeture des bureaux de vente de billets qui sévit actuellement. Nous observons enfin la fermeture de classes d’école.

A l’heure où les services de proximité sont un vrai besoin pour les personnes âgées, tous ceux qui ont des difficultés de déplacement, et par souci d’écologie, le maire laisse partir, sans s’en préoccuper outre mesure, ces guichets de services publics.

Que reste t-il au centre ville? La Mairie qui ne cesse de s’étendre. Notre ville, la plus dense des Yvelines, va t-elle devenir un village reculé qui n’aurait pas les moyens d’accueillir ces services?