Les échos du conseil municipal du 16 avril 2019

L’ordre du jour de ce conseil municipal était assez léger. Seules, trois délibérations relatives au stationnement (encore une fois) méritaient une attention assez particulière.

L’objet était d’accorder la gratuité aux professionnels de santé (médecins, infirmières, kinésithérapeutes…). Nous réclamions cette mesure depuis seize mois.
Enfin, elle est à l’ordre du jour ! mais là, surprise : la gratuité ne s’applique qu’aux zones vertes. Seules, deux tranches quotidienne de 15 minutes sont accordées dans les zones rouges, ce qui crée une discrimination dans l’accès aux soins. Nous avons donc dû voter contre.

Bien que cela fasse maintenant plus de quatre mois que le stationnement payant est entré en vigueur, Philippe Brillault nous a informé que la majorité des ASVP n’ont toujours pas fini leur formation, et ne sont donc pas encore assermentés, ce qui les empêche de verbaliser.
Nous avons voulu en savoir plus : combien d’agents peuvent aujourd’hui dresser des PV et quand seront-ils tous opérationnels. Le maire a refusé de répondre.
Il semble que, compte tenu de cette impréparation, ces agents sont cantonnés toute la journée dans le local du service stationnement… sans effectuer la mission pour laquelle ils sont rémunérés depuis quatre mois.

Cette information sur les ASVP non assermentés est connue par un nombre croissant d’automobilistes, qui s’affranchissent alors de prendre un ticket ou un abonnement.
Cela crée donc à nouveau une discrimination entre ceux qui sont bien informés de ce qui se passe en mairie, et les autres. Ceux qui payent ont ainsi un sentiment d’injustice créée par la gestion inconséquente du stationnement payant.

 En fin de conseil, Nathan Jalaleddine a posé la question orale suivante :

Monsieur le Maire,

Mon attention est à nouveau portée sur le sujet des transports et des déplacements dans notre commune.  Lors du conseil municipal du 20 février 2019, j’avais évoqué le sujet du projet de nouvelle lignes de bus du réseau Phébus Keolis, attendu dans les tous prochains mois. J’avais obtenu certaines réponses.

Je souhaite ce soir élargir la réflexion. En effet, je pense que le manque d’engagement sur ce sujet depuis des années a entamé l’attractivité de notre ville pour les classes actives, avec des conséquences comme les fermetures de classes voire d’écoles, l’actualité nous l’a encore rappelé très récemment. Du fait de l’absence de gare, de perturbations récurrentes sur la ligne L du Transilien, et de quartiers mal desservis, tels que la rue Caruel Saint-Martin, ou le bourg de Rocquencourt, Le Chesnay-Rocquencourt est souvent considérée comme une commune enclavée et dont le temps de transport nécessaire pour venir ou aller à Paris est trop important.
C’est également le cas pour se rendre vers les autres bassins d’emploi que sont Saint-Quentin-en-Yvelines, Vélizy, le plateau de Saclay, ou Saint-Germain-en-Laye.
La commission voirie déplacements s’est réunie le 11 mars dernier. Le projet de plan du futur réseau de bus a été présenté. Celui-ci aurait évolué depuis, sans que nous en ayons été informés.

En ce qui concerne les circulations douces, le retard de notre ville est également flagrant.
Les pistes cyclables sont très peu nombreuses, et très peu pratiques (par exemple, faire monter et descendre les vélos devant le skate park, où la piste qui démarre se termine sans aucune logique entre la rue Caruel et la rue des sports).

La compétence transports étant désormais du ressort de Versailles Grand Parc, serait-il possible d’avoir un retour de cette compétence de la part de nos conseillers communautaires, ainsi qu’une analyse des besoins des Chesnaycourtois ?
Le projet politique de la commune nouvelle promet en page 8 « la mise en place d’un comité consultatif des usagers des transports, composé de Chesnaycourtois et Chesnaycourtoises, dont les réflexions seront recueillies et étudiées lors de la commission idoine. » Ce comité a-t-il effectivement été mis en place ?

Réponse, en substance de M.Brillault, nous y travaillons, la présentation sera faite lors de la réunion publique du 13 mai. Si vous avez lu (très) attentivement le magazine Le Chesnay Rocquencourt Actu du mois d’avril, vous verrez qu’un appel à candidatures pour le comité consultatif a été lance. Il n’y en aurait seulement  que trois pour le moment.

 

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Conseil municipal du 20 Novembre 2014

Procès Verbal du Conseil Municipal du 25 septembre

Nous n’approuvons pas le PV présenté car celui-ci a été modifié par le maire suite à l’erreur suivante commise en séance. Le nom de Madame Brunel (ancienne conseillère municipale d’opposition) a été cité par erreur en séance comme faisant partie des personnes ayant déposé un recours contre le permis de construire du Temple Mormon.
Le maire a modifié ce passage du PV,  un PV devant refléter fidèlement les propos tenus en séance, cela s’apparente à de la falsification.

Projet de regroupement des Quatre Intercommunalités

Dans le cadre de la création de la Métropole du Grand Paris, le préfet de Région propose une carte avec des Territoires élargis, pour plus de cohérence et d’efficacité. La nouvelle intercommunalité vise à faire fusionner les communautés d’agglomérations de Versailles Grand Parc, Saint-Quentin-en-Yvelines (CCASQY), du plateau de Saclay (CAPS), d’Europ Essonne Massy (CAEE), des communes de l’Ouest parisien, (CCOP), Coignières, Maurepas, Vélizy, Wissous, Verrières le Buisson

Nous donnons un avis favorable à ce projet de long terme auquel la majorité municipale s’oppose, comme les élus de communes franciliennes qui n’y voient qu’une perte de prérogatives locales.
Il présente l’avantage pour la ville de se tourner vers le pôle d’excellence en devenir qu’est le plateau de Saclay et permettra à notre intercommunalité forte de plus de 800 000 habitants de ne pas être étouffée sous le poids du Grand Paris. Néanmoins, on ne peut ignorer les inconvénients à court terme soulevés par de nombreux élus que sont les différents niveaux d’intégration et surtout d’endettement entre les actuelles communautés d’agglomération.

Budget modificatif

Le document n’a pu être étudié en Commission Finances car communiqué seulement en cours de séance. Les choix budgétaires n’ont alors pas pu être discutés sérieusement avec les Services municipaux pour émettre des avis.
Nous votons contre.

Contrat TErr’Innove avec GDF-Suez

Le contrat avec ce fournisseur d’énergie privé permet de douter de l’opportunité de lui confier une étude payante (15 000 €), aux objectifs flous sur la gestion énergétique de la ville. Si un audit énergétique serait opportun, il faudrait le confier à un organisme indépendant.
Nous votons Contre.

Création d’un Mur d’escalade au Gymnase Pellouard

Coû t: 100 000 euros ( !)

Ce projet n’a jamais été présenté, ni discuté en Commission Sports. Il n’est pas budgété, et il n’existe aucun club d’escalade au Chesnay. Le prix représente deux fois la baisse des subventions aux associations et la rénovation (urgente) des façades du gymnase a été reportée.
Nous votons Contre ce projet inopportun.

Parcelle cadastrée de la maison rue de Glatigny

Nous nous étonnons de cette révision du cadastre qui réduit sensiblement la surface de la parcelle alors que l’évaluation des domaines faite il y a plus d’un an n’a rien mentionnée et que rien ne figure sur les documents cadastraux.
Nous ajoutons que, lors de la vente du terrain EDF aux mormons, rien n’a été fait pour récupérer une parcelle de 5 m de large sur toute la longueur du terrain, qui revenait de droit à la commune du Chesnay d’après l’arrêté du permis de construire délivré à EDF en 1966 ..
Nous votons Contre cette révision.

Vente de véhicules de la Mairie à un ancien maire-adjoint

Nous relevons qu’une suspicion existe fatalement quand il s’agit de vendre des véhicules à un ancien maire-adjoint de l’équipe du maire. Il existe d’autres moyens pour faire ce genre d’opérations.
Nous sommes contre ce type de pratique, d’arrangement entre amis pour des biens publics.

Questions sur les décisions prises par le maire

Affaire du club de Judo :

Deux professeurs du Judo LC78 attaquent la Mairie en justice : Le maire refuse de commenter les tenants et les aboutissants de cette procédure.

Club hippique :

Le maire a décidé de faire auditer la gestion du Club par une société extérieure pour un prix de 8000€, afin de mieux le contrôler. Elle réalise des prestations payantes sur des installations et un terrain dont la ville est propriétaire.
Nous veillerons à ce que le rapport d’audit soit présenté en commission Sports, comme promis.

Conseil municipal du 18 septembre 2014

Philippe Brillault a commencé le conseil en annonçant que l’AHC (Association des Habitants du Chesnay), ainsi que trois personnes ont été déboutées de leur recours respectifs en justice contre le permis de construire du Temple National Mormon.

Bien que la plainte ait été jugée recevable, et malgré leur courage de s’opposer à cette implantation, elles ont été condamnées chacune à 500 euros de dommages et intérêts.
Après avoir répété que la préemption du terrain était impensable, le maire compte subitement préempter celui du ferrailleur Monsieur Lebrun, situé à l’angle de la rue de Versailles, et de la rue de la Résistance.

La première délibération portait sur le règlement intérieur du Conseil municipal. Si, dans l’ensemble, il est acceptable (il faut bien respecter le code des collectivités territoriales), nos demandes d’amendements, qui concernaient principalement la tribune libre du magazine Evénements ont été balayées d’un revers de la main.

Nous regrettons que l’espace de rédaction disponible soit plus petit que lors des mandatures précédentes, et que Philippe Brillault se réserve le droit de refuser un article. On se souvient qu’il en avait censuré un l’année dernière, parce qu’il lui déplaisait.

La seconde délibération était en réalité un simple discours du maire sur le nouveau projet d’intercommunalité présenté par le Préfet de région cet été, dont l’objectif est la fusion entre
Versailles Grand Parc et les communautés d’agglomération de Saint Quentin en Yvelines, du plateau de Saclay et de Massy.

Si la loi impose un minimum de 200 000 habitants pour former une communauté d’agglomération à compter du 1er janvier 2015, VGP, avec l’arrivée de Vélizy, et malgré le départ probable de Bois d’Arcy, est au-dessus de ce seuil.
Après avoir résisté une décennie entière pour ne pas rentrer dans VGP, Philippe Brillault évoque subitement une entrée de la ville dans le Grand Paris.

Aujourd’hui, VGP est suffisamment grande (elle s’étend jusqu’à Bièvres et Châteaufort), et mérite avant tout d’être approfondie, son champ de compétences étant extrêmement limité.
Si cette fusion a lieu, personne ne se reconnaitra dans cette intercommunalité.
Qu’est-ce que Le Chesnay a à partager avec Longjumeau ou Les Ulis ? Sans oublier que VGP n’est pas endetté, contrairement à Saint-Quentin en Yvelines, l’impact financier ne pourrait donc être que négatif pour notre ville.

Parmi les autres délibérations, un recours à l’emprunt pour financer Autolib’ a été voté.
Dans un précédent article, nous avions déjà dénoncé les coûts exorbitants (estimés à 600 000 euros) pour une utilité ultra limitée (d’ailleurs aucune étude du besoin n’a été réalisée).

Philippe Brillault ayant fait exprès de lancer le projet en décembre 2013, soit juste avant notre entrée dans l’intercommunalité, ce dispositif d’auto-partage sera isolé au Chesnay, la seule ville « voisine » en disposant étant Ville d’Avray, il perdra donc l’essentiel de son intérêt. En plus, nous allons perdre une trentaine de places de stationnement.

En fin de conseil, nous avons interrogé Philippe Brillault sur le coût du CSU pour la commune (estimé à 137 000 euros par an). Nous n’avons pas eu de réponse précise, mais avons appris que la Chambre Régionale des Comptes a demandé un rapport à la ville pour justifier de telles dépenses. Nous estimons que les 4,5 équivalents temps plein seraient plus utiles s’ils étaient réaffectés, au moins partiellement, aux patrouilles de police municipale.

Nous avons également questionné le maire sur ce que sont devenus les actifs de l’association de judo, ainsi que les 5 CDI des entraineurs et nous nous sommes heurtés à un refus de réponse.