Ecole Mozart : encore une école sacrifiée ?

 

 

Cela fait plusieurs années que la rumeur circule : le maire, avec la bienveillance de l’inspection d’académie, voudrait fermer l’école Mozart.
Pendant les années 2000, elle avait besoin de travaux urgents, et il a fallu attendre très longtemps avant que la mairie n’accepte de les réaliser. Parents et enseignantes avaient alors cru obtenir un sursis.

Depuis quelques semaines, ces bruits de couloirs deviennent très insistants, car il serait acté que Philippe Brillault ait décidé de la fermeture, dès la rentrée 2019.

Revenons un peu en arrière. A la rentrée 2016, il avait décidé de fermer l’école Le Petit Prince, à l’angle de la rue Caruel Saint-Martin, et de la rue Cimarosa. Il était évoqué en mairie que sacrifier cette école était la seule façon de sauver Mozart.
Le Petit Prince était une école comprenant quatre classes, et était jugée trop petite par M.Brillault pour être conservée. Drôle d’argument de la part d’un maire.
Nombre de ses homologues, de villages, comme de petites ou moyennes villes, bondiraient en entendant cela.
Une école primaire, et à fortiori, maternelle, est une école de proximité, avec un esprit familial, plus protecteur, et favorable au développement de l’enfant.

Ce qui nous a été dit en conseil municipal

Inquiets par la menace qui planerait sur l’école Mozart, Nathan Jalaleddine, élu municipal de notre groupe, a posé la question orale suivante, lors du conseil municipal du 20 décembre 2018.

Monsieur le Maire,

L’école maternelle Mozart compte trois classes. Il s’agit d’une école de proximité, qui, avec la supérette U Express, anime le quartier Martin Luther King.
La fermeture de l’école Le Petit Prince en 2016 restant regrettable, nous ne voudrions pas qu’une deuxième école maternelle ne disparaisse à la rentrée 2019. Les parents et les institutrices de l’école Mozart sont particulièrement inquiets en ce moment, de nombreux bruits de couloir affirmant que la fermeture serait actée pour la rentrée prochaine.
Pouvez-vous nous dire ce qu’il en est vraiment, et nous garantir que si l’inspection académique envisage vraiment la fermeture de cette maternelle, vous utiliserez tous les moyens qui sont en votre pouvoir de maire, pour empêcher que cette décision ne devienne effective ?

La réponse de Philippe Brillault et de son premier adjoint, Michel Charlet a été vague et évasive : une école qui compte trois classes oblige la directrice à s’occuper d’une classe à plein temps, et l’existence de la maternelle La Fontaine, à côté de la primaire Molière, permet d’éviter les problèmes de fratries séparées géographiquement.
On en retiendra que Messieurs Brillault et Charlet semblent clairement vouloir fermer l’école Mozart. Ils supposent par ailleurs que Rocquencourt, qui a su accueillir de nouvelles familles, va ouvrir une école sur son territoire…

Ce qu’il en est vraiment

Il semble évident que la volonté de M.Brillault est, à terme, de regrouper toutes (ou presque toutes) les écoles maternelles et primaires sur deux sites : ceux de rue de Glatigny et de Guynemer.
Un autre projet, qui semble repoussé pour le moment, est la destruction de l’école Langevin. Sera-t-elle reconstruite? Qu’adviendra-t-il des écoles Perrault, Le Nôtre ?
L’espace Martin Luther King est désaffecté depuis de nombreuses années, et le dossier s’enlise (même si la copropriété de Parly 2 semblait avoir fait avoir fait avancer les choses au printemps dernier, le bout du tunnel reste loin). Or, l’équation MLK + école Mozart = un superbe projet immobilier.
Les promoteurs seraient-ils déjà dans le bureau de M. Brillault ?
L’éducation de nos enfants passera après. Curieux pour un maire qui prétend défendre la famille.

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Omerta ou article 40 ?

Heureusement, au sein de la mairie, des résistants de l’intérieur agissent en tant que fonctionnaires, dans le sens de l’intérêt général.

Ils résistent en effet, et tentent de briser la loi du silence qui leur est imposée.
Celle-ci ne saurait être confondue avec l’obligation de réserve qu’ils respectent strictement dans le cadre de l’exercice légal de leurs fonctions.

Avant d’appliquer la théorie des « baillonnettes intelligentes », qui permet à un fonctionnaire de s’opposer à un ordre manifestement illicite, ils peuvent révéler certains dysfonctionnements ou irrégularités qui les mettent dans l’embarras.

A titre d’exemple de cas de conscience, cette curieuse croisière organisée en Méditerranée par le maire sur le budget de la ville, avec son épouse, et quelques personnes de la mairie. Monsieur le maire s’est défendu, en parlant d’un séminaire à l’élue d’opposition, qui a posé la question de l’objet de ce voyage.
Il l’a menacée, parce qu’elle ne donnait pas ses sources. Furieux de cette révélation, il a alors annoncé une « enquête » auprès des agents de la ville !

Ces dysfonctionnements ne sont pas anecdotiques :

Savez-vous que certains propriétaires peuvent bénéficier de logements de la ville pendant le temps de leurs travaux, par la seule décision personnelle de M.Brillault ?

Le contrôle de l’utilisation des finances publiques par le maire du Chesnay est extrêmement difficile, puisqu’il peut dépenser jusqu’à 2,3 millions d’euros, sans autorisation ni discussion.

Il faut rappeler à certains leurs obligations, notamment à la direction générale des services de la ville (D.G.S.) en charge de l’administration de la ville, sous les ordres du maire. C’est dans ce service qu’ont été rédigés les actes administratifs de l’emploi illégal de l’épouse du maire.

Merci à ceux qui osent braver la loi du silence, se conformer à l’article 40 du code de procédure pénale :

« Tout fonctionnaire qui, dans l’exercice de ses fonctions, acquiert la connaissance d’un crime ou d’un délit est tenu d’en donner avis sans délai au procureur de la République, et de transmettre à ce magistrat tous les renseignements qui y sont relatifs. »

Cette loi s’applique à tous les fonctionnaires, qui s’exposent à des sanctions disciplinaires en gardant le silence.

De même, tous les élus du conseil municipal sont tenus de dénoncer des pratiques illicites, et une non dénonciation d’un délit les expose à des poursuites.

Pourtant, comment deux adjoints du maire ont-ils pu accepter de présenter en conseil municipal des délibérations en faveur de l’emploi illégal de l’épouse du maire, qui seront invalidées quelques semaines plus tard par le préfet ?

La loi du silence ne fait pas partie des lois de la République.

Conseil municipal du 20 novembre 2018 : vers la quasi-généralisation du stationnement payant


Le conseil municipal du mardi 20 novembre a, encore une fois, été marqué par l’attitude anti démocratique de Monsieur Brillault.
Alors que les principales délibérations traitaient du dossier du stationnement payant, il a, par diverses pirouettes dont il a le secret (modification de l’ordre du jour, transformation de délibérations en «points d’informations»), empêché tout débat, en signifiant qu’il interdisait aux élus toute intervention qui transformerait le conseil municipal en tribune politique !
On se demande vraiment à quoi sert encore le conseil municipal, institution censée être le lieu de démocratie de la ville.

Nous avons eu la stupeur d’apprendre que les zones de stationnement payant avaient été, dans le grand secret du bureau de M.le maire, considérablement élargies, la quasi-totalité de la ville devenant payante. Cette «concertation» qu’il dit mener depuis la rentrée n’est qu’un écran de fumée.
On est revenu au point de départ, à savoir le stationnement payant dans toute la ville ou presque. Ce nouveau plan de stationnement «surprise», c’est la cerise sur le gâteau…

Nous avons une fois de plus demandé à ce que les modifications suivantes soient faites en urgence :

1. La gratuité doit être accordée le samedi en zone verte. De nombreux Chesnaysiens qui travaillent hors du Chesnay seraient contraints de payer une carte de stationnement, ce serait une sanction lourde. Il semble que nous avons été entendus sur ce point (miracle).

2. La gratuité devrait être accordée durant la pause méridienne (12 h à 14 h 30). Cela se fait dans de très nombreuses villes, notamment Versailles.

3. La gratuité doit être accordée sans délai aux professionnels de santé.
A l’approche de la possible mise en place du stationnement payant, on voit par exemple de plus en plus de kinésithérapeutes qui n’acceptent plus de prendre de nouveaux patients chesnaysiens, pour des séances à domicile. Il semble que nous ayons été entendus sur ce point.

4. L’avenue Charles de Gaulle, sur laquelle ne se trouve aucun commerce devrait passer en zone verte. Ce changement ne serait qu’une simple mesure de cohérence, d’autant plus que la copropriété de Parly 2 est déjà très lourdement pénalisée par le projet.

5. Un arrêté municipal autorise le stationnement dangereux sur le terre-plein central de l’avenue du Dr Schweitzer, lors des cérémonies religieuses, dont un certain nombre ont lieu en semaine.
Le marquage au sol indique Payant côté trottoir, mais ne mentionne rien côté central. Cela veut-il dire que ce sera payant à droite, et gratuit à gauche ?

6. Quel est le statut des places minute ? Il est indiqué Payant au sol, pour celles situées devant les arcades de la rue de Versailles, or ce stationnement de très courte durée est par nature gratuit.

7. Combien de véhicules pourront être utilisés avec une carte de stationnement résident?
Même s’il a prétendu que ce seraient trois voitures, les délibérations votées et la communication officielle de la ville (article page 30 de l’Evénements de septembre 2018, ne prévoient que l’inscription d’un seul.