Le stationnement libre refusé aux soignants à domicile


Voilà 16 mois que le conseil municipal a voté le stationnement payant, et tout n’est pas réglé.

Si le nombre de véhicule par carte de stationnement est enfin voté, il est obligatoire d’avoir un smartphone pour en bénéficier.

Les horaires de gratuité la nuit et le samedi n’ont toujours pas été votés par le conseil municipal, comme le prévoit la législation.

Seul, le parking de la piscine est sous contrôle d’accès. Pour les autres, aucune information n’est disponible.

Dès le mois de février 2018, notre groupe a demandé que la gratuité du stationnement soit accordé en voirie pour tous les personnels de santé intervenant à domicile, ainsi que pour tous les intervenants du maintien à domicile. A chaque délibération sur le stationnement, nouvelle demande, et toujours la même réponse du maire : c’est à l’étude…

Enfin, ce sujet est mis en délibération au conseil municipal du 16 avril 2019.
Et la, surprise : la carte de stationnement est gratuite, mais il faudra qu’ils paient en zone rouge.

Impossible, car contraire à l’égalité à l’accès aux soins pour tous les habitants. C’est illégal, mais le maire ne veut pas céder, et répond publiquement que les médecins n’auront qu’à passer pendant les heures de gratuité (avant 9 h, ou après 19 h).

Notre groupe souhaite vraiment que le stationnement au Chesnay permette à chaque citoyen de pouvoir bénéficier des soins à domicile s’il en a besoin, et nous continuerons à défendre l‘absolue nécessité de la gratuité du stationnement en voirie pour tous ceux qui travaillent à ce maintien à domicile.

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Les échos du conseil municipal du 16 avril 2019

L’ordre du jour de ce conseil municipal était assez léger. Seules, trois délibérations relatives au stationnement (encore une fois) méritaient une attention assez particulière.

L’objet était d’accorder la gratuité aux professionnels de santé (médecins, infirmières, kinésithérapeutes…). Nous réclamions cette mesure depuis seize mois.
Enfin, elle est à l’ordre du jour ! mais là, surprise : la gratuité ne s’applique qu’aux zones vertes. Seules, deux tranches quotidienne de 15 minutes sont accordées dans les zones rouges, ce qui crée une discrimination dans l’accès aux soins. Nous avons donc dû voter contre.

Bien que cela fasse maintenant plus de quatre mois que le stationnement payant est entré en vigueur, Philippe Brillault nous a informé que la majorité des ASVP n’ont toujours pas fini leur formation, et ne sont donc pas encore assermentés, ce qui les empêche de verbaliser.
Nous avons voulu en savoir plus : combien d’agents peuvent aujourd’hui dresser des PV et quand seront-ils tous opérationnels. Le maire a refusé de répondre.
Il semble que, compte tenu de cette impréparation, ces agents sont cantonnés toute la journée dans le local du service stationnement… sans effectuer la mission pour laquelle ils sont rémunérés depuis quatre mois.

Cette information sur les ASVP non assermentés est connue par un nombre croissant d’automobilistes, qui s’affranchissent alors de prendre un ticket ou un abonnement.
Cela crée donc à nouveau une discrimination entre ceux qui sont bien informés de ce qui se passe en mairie, et les autres. Ceux qui payent ont ainsi un sentiment d’injustice créée par la gestion inconséquente du stationnement payant.

 En fin de conseil, Nathan Jalaleddine a posé la question orale suivante :

Monsieur le Maire,

Mon attention est à nouveau portée sur le sujet des transports et des déplacements dans notre commune.  Lors du conseil municipal du 20 février 2019, j’avais évoqué le sujet du projet de nouvelle lignes de bus du réseau Phébus Keolis, attendu dans les tous prochains mois. J’avais obtenu certaines réponses.

Je souhaite ce soir élargir la réflexion. En effet, je pense que le manque d’engagement sur ce sujet depuis des années a entamé l’attractivité de notre ville pour les classes actives, avec des conséquences comme les fermetures de classes voire d’écoles, l’actualité nous l’a encore rappelé très récemment. Du fait de l’absence de gare, de perturbations récurrentes sur la ligne L du Transilien, et de quartiers mal desservis, tels que la rue Caruel Saint-Martin, ou le bourg de Rocquencourt, Le Chesnay-Rocquencourt est souvent considérée comme une commune enclavée et dont le temps de transport nécessaire pour venir ou aller à Paris est trop important.
C’est également le cas pour se rendre vers les autres bassins d’emploi que sont Saint-Quentin-en-Yvelines, Vélizy, le plateau de Saclay, ou Saint-Germain-en-Laye.
La commission voirie déplacements s’est réunie le 11 mars dernier. Le projet de plan du futur réseau de bus a été présenté. Celui-ci aurait évolué depuis, sans que nous en ayons été informés.

En ce qui concerne les circulations douces, le retard de notre ville est également flagrant.
Les pistes cyclables sont très peu nombreuses, et très peu pratiques (par exemple, faire monter et descendre les vélos devant le skate park, où la piste qui démarre se termine sans aucune logique entre la rue Caruel et la rue des sports).

La compétence transports étant désormais du ressort de Versailles Grand Parc, serait-il possible d’avoir un retour de cette compétence de la part de nos conseillers communautaires, ainsi qu’une analyse des besoins des Chesnaycourtois ?
Le projet politique de la commune nouvelle promet en page 8 « la mise en place d’un comité consultatif des usagers des transports, composé de Chesnaycourtois et Chesnaycourtoises, dont les réflexions seront recueillies et étudiées lors de la commission idoine. » Ce comité a-t-il effectivement été mis en place ?

Réponse, en substance de M.Brillault, nous y travaillons, la présentation sera faite lors de la réunion publique du 13 mai. Si vous avez lu (très) attentivement le magazine Le Chesnay Rocquencourt Actu du mois d’avril, vous verrez qu’un appel à candidatures pour le comité consultatif a été lance. Il n’y en aurait seulement  que trois pour le moment.

 

Très chers élus (majoritaires)

 

Pendant des mois, M.Brillault a prétendu que la fusion de Rocquencourt et du Chesnay permettrait, en mettant nos moyens en commun, de faire des économies. Objectif louable.

Mais, apparemment cela ne sapplique pas pour tous les postes de dépenses. En effet, le budget 2019 prévoit un total de 409 000 euros pour les indemnités des élus. En 2018, ces indemnités s’élevaient à 223 000  au Chesnay, et à 76 000  à Rocquencourt, soit un total de 299 000 . Les indemnités des élus augmentent donc de 37%.

Ces montants sont plafonnés par la loi, mais il est déjà arrivé que le maire et ses adjoints se versent trop d’émoluments et que la préfecture y mette un terme (comme récemment à Saint-Cyr-l’Ecole par exemple). 

Rappelons que les élus de la majorité peuvent ne pas sattribuer 100% de ce plafond, ce quil auraient dû faire dans le cadre de la fusion.

Rappelons aussi que les élus dopposition ne perçoivent aucune indemnité, et que notre groupe n’en demande pas.

Mais, quand on analyse attentivement la répartition de cette enveloppe, on constate que les adjoints et conseillers municipaux délégués venant de Rocquencourt voient leurs indemnités augmenter très fortement, le plafond légal étant différent pour une commune de 3500 habitants et pour une ville de 33 000 habitants. 

Les Rocquencourtois semblaient être les perdants dans cette fusion. Peut-être pas tous.