Subventions et électoralisme

La réserve parlementaire, enveloppe d’argent que les parlementaires peuvent allouer à discrétion, va être supprimée.
Au Chesnay, le député Guaino avait donné 8000 € à la Ville, pour abonder l’achat d’un clavecin (d’un coût total de 27 000 €) à l’école de musique, 50 000 € pour la construction d’un mur d’escalade, et 60 000 € pour l’orgue de l’église Saint-Antoine.

Cet argent qui tombe du ciel pour les bénéficiaires, reste toujours de l’argent public, qui est distribué de manière discrétionnaire, avec des intentions non affichées.
En clair, c’est sujet au clientélisme.
Il en est de même pour les subventions municipales, particulièrement généreuses au Chesnay (1 million), et dont les amendements de l’opposition ne sont curieusement jamais repris : un groupe propose de baisser l’aide au scoutisme, un autre d’augmenter celle à la mission sociale. Nous proposons, pour notre part, de réduire les subventions de certains clubs sportifs excessivement subventionnés, tout en pratiquant des cotisations très élevées pour les adhérents.

Ce système de subvention existe aussi entre collectivités.
Ainsi, entre élus de collectivités, des attributions de subventions se quémandent, ou s’attribuent de manière discutable. 

A l’approche des échéances électorales (départementales, régionales, sénatoriales), ces négociations entre élus s’éloignent de l’intérêt général.

C’est ainsi que la Mairie du Chesnay a carrément affecté un agent pour racler des subventions publiques, sans se soucier du réel intérêt des projets pour la ville.
Dernière demande loufoque au Conseil régional cette fois : une subvention de 150 000 € pour la végétalisation de l’Hôtel de Ville, sur la base d’un projet de rénovation énergétique à 876 000 € !
Si l’isolation thermique de la mairie est urgente, la végétalisation est-elle une priorité ?

Dans ce cas, il s’agit pour les majorités politiques en place de s’assurer la bienveillance de leur base d’élus. Car, la source de cet argent étant toujours la même (le contribuable), on peut alors regretter les augmentations répétées du Pass Navigo, depuis que Madame Pécresse est Présidente (Madame Père-Brillault, épouse de M.le maire, faisant partie de sa majorité), alors que la qualité du service ne cesse de se dégrader.

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Lettre ouverte aux électeurs de la troisième circonscription des Yvelines

Elections Législatives les 11 et 18 juin 2017

Après l’absence d’un candidat de la Droite et du Centre au second tour des élections présidentielles de 2017, essentiellement à cause des affaires, nous souhaitons apporter un éclairage sur le cas de la troisième circonscription.

Habituellement, celle-ci est réputée imperdable pour un candidat bénéficiant d’une investiture, ce qui a donné l’occasion à des parachutages de personnalités de niveau national à plusieurs reprises.

C’est donc avec surprise que nous constatons que la double investiture LR-UDI a été accordée à l’inamovible maire du Chesnay, M.Philippe Brillault, qui avait déclaré qu’il se présenterait même s’il ne l’avait pas…comme d’habitude puisqu’il se présente pour la sixième fois !

90% des Français réclament la moralisation de la vie politique, voilà pourquoi nous pensons important de vous informer pour faire votre choix.

Tout d’abord, M.Brillault a été condamné en tant que maire pour corruption et concussion, ce qui en soit devrait amener une peine d’inéligibilité, au moins morale.
De plus, des recours sont à l’instruction concernant les conditions de vente et d’obtention de permis de construire d’un bien communal.

Ensuite, M.Brillault concentre dans ses mandats tout ce que les Français abhorrent de leur classe politique.

D’abord c’est un politicien professionnel :

  • Il est maire depuis 28 ans, soit cinq mandats successifs,
  • Il cumule avec le mandat de Conseiller départemental des Yvelines,
  • Il est vice-président de Versailles Grand Parc.

Ensuite, au niveau des emplois familiaux :

– il emploie son épouse, Madame Père-Brillault, comme Directrice de cabinet,

– son épouse est déjà employée de la mairie comme Directrice de la communication,

– son épouse est Directrice de la rédaction du magazine municipal,

– son épouse a un mandat de Conseillère régionale d’Ile-de-France.

Nous vous laissons faire la somme d’argent public que le couple Brillault perçoit mensuellement.

Sa déclaration d’intérêt ne fait pourtant pas apparaître tous les éléments qu’un couple d’élus doit communiquer à la Haute Autorité de la Transparence de la Vie Publique. Pourquoi?

En cas d’élection comme député, il devrait démissionner de son mandat de maire. Certains pensent que cela laisserait la place en mairie. Mais, il a sans vergogne déclaré dans la presse qu’il se réserverait un poste de « conseiller spécial » (titre inventé pour l’occasion) du premier adjoint qui le remplacerait, “avec un bureau à la mairie : en clair, il continuera à gérer « sa » mairie avec un homme de paille, qui approche des 80 ans, et qui signe déjà toutes les décisions qui concernent la famille Brillault.

On peut aisément imaginer la suite, cousue de fil blanc, puisqu’il semble bien préparer sa propre succession aux municipales de 2020 avec son épouse, qui deviendrait maire.

Le couple Brillault arriverait alors à faire mieux que leurs homologues de Levallois-Perret, le couple Balkany.

Quant à son engagement LR, rappelons qu’en 2016, il a fait sécession à l’Assemblée départementale, évitant d’assumer les décisions budgétaires.

C’est pour ces raisons objectives, que nous, Conseillers municipaux du Chesnay, appelons à faire barrage à l’élection de M.Brillault, en votant pour tout autre candidat républicain.

Patrick Bonnehon         Martine Bellier

Groupe LE CHESNAY AVENIR

http://www.lechesnayavenir.com

La Redingote taillée sur mesure pour le promoteur 

Lors du Conseil municipal du 9 mai 2017, le maire a présenté une délibération pour l’achat par la Mairie de plusieurs lots appartenant à la famille dite du “ferrailleur Lebrun” pour un montant d’1,5 million d’euros !

Rappelons que cette maison a fait l’objet d’une tentative d’expropriation par le maire, refusée par le Préfet pour absence de projet municipal.

Quel est est l’intérêt pour les Chesnaysiens de cette acquisition ?
Y a-t-il un nouveau projet pour la ville ? Devant l’absence de réponse de M.Brillault, notre Groupe a voté contre.

Depuis le début du projet de réaménagement de ce triangle de la Redingote, nous avons déjà voté contre la vente du pavillon de la Police municipale au promoteur pour absence de projet cohérent.

Rappelons aussi que ce réamménagement du triangle de la Redingote est destiné uniquement à une opération immobilière privée, pour y construire des logements de standing, sans aucun logement social, comme l’impose la Loi SRU, surtout dans une commune comme la nôtre, en fort déficit de logement sociaux.

Malgré cet avantage du promoteur pour qui la mixité sociale coûte plus cher, celui-ci a une obligation de nombre de stationnements par logements à respecter (cf. PLU), avec ici une contrainte de construction pour les creuser en sous-sol.

C’est dans ce cadre-là qu’interviendrait, selon nous, l’acquisition des lots du ferrailleur, sous des motivations très floues comme un espace vert (de quelques mètres carrés au maximum) et des places de parking (sans nombre déterminé), pour justifier une telle somme d’argent investi par la commune.

Nous sommes intervenus en séance pour indiquer que cette acquisition, avec l’argent des contribuables, ne semblait être en réalité qu’une opération qui se faisait en faveur du promoteur, pour lui permettre le montage de son projet.

On peut donc se demander pourquoi le promoteur n’a pas acquis lui-même la propriété du ferrailleur et pourquoi M.Brillault réalise une sorte de portage financier ?

Pour seul commentaire, le maire a procédé une nouvelle fois à une tentative d’intimidation de l’Oppositon, en brandissant la menace d’un procès en diffamation!

Le prix du costume est vraiment très cher…