Horizon 2020

 

La mandature actuelle va entrer dans une dernière phase de 18 mois, qui va être accaparée par les rapprochements techniques avec Rocquencourt.
Cette opération initiée dans le secret par le maire va générer nombre de commissions et de conseils municipaux, convoqués dans l’urgence, avec des ordres du jour improvisés, et des délibérations mal préparées.

Si ce « mode de fonctionnement » peut convenir à un politicien professionnel, ce n’est pas le cas d’un citoyen engagé, qui  a des impératifs professionnels, avec des exigences d’organisation.

C’est donc le moment opportun choisi par notre tête de liste, Patrick Bonnehon, pour prendre du recul sur les affaires courantes de la municipalité, et de passer le relais à un nouveau colistier. Le temps libéré permettra de préparer l’avenir, avec le projet des municipales de 2020.

De plus, cela permet de pratiquer le renouvellement des élus, avec l’entrée dans le conseil de notre colistier Nathan Jalaleddine. Nathan étant très actif au sein de notre groupe depuis 2014, il est opérationnel depuis le dernier conseil du 5 juillet 2018, en prenant la fonction de conseiller municipal aux côtés de Martine Bellier.

Ce renouvellement va donner une nouvelle impulsion à notre groupe d’opposition, en préparant l’alternance choisie par les Chesnaysiens et les Rocquencourtois.
Nous lançons ainsi le rassemblement des citoyens souhaitant cette alternance, pour faire entrer notre territoire dans les enjeux de la métropole.

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Autolib’ : trois ans après, c’est Fiascolib’

Le 13 juin 2015, le maire inaugurait les premières stations Autolib’ du Chesnay.

Le 21 juin 2018, Autolib’Métropole met fin à son contrat avec la société Bolloré.

Le coût pour la ville des cinq stations s’élevait à l’origine à plus de 334 000 €, rentabilisé en principe en quinze ans, grâce à la redevance reversée par Autolib’.

Le service ne sera donc jamais rentabilisé, seulement trois ans après la mise à disposition des premières stations.

Alors que nous doutions de l’intérêt du dispositif Autolib’ pour notre ville, les premières coupures de presse sur la résiliation du contrat nous inquiètent sur la charge financière que les chesnaysiens auront à supporter. Nous pouvons par exemple lire : « Le Syndicat Autolib’ Métropole proposera le 21 juin aux 98 communes qui le composent de résilier le contrat avec le groupe de l’industriel breton. Selon le groupe, une résiliation coûterait plus cher au syndicat qu’une poursuite du contrat jusqu’à son terme en 2023, que Bolloré chiffre à 233 millions d’euros. »

Les Chesnaysiens subiront donc doublement une décision qui a été prise dans la hâte, sans étude préalable, et malgré l’opposition de notre groupe ; juste pour être le premier avant les élections municipales, et faire parler de lui…

En 2017, seuls 423 Chesnaysiens étaient abonnés à Autolib’. C’est pourtant l’ensemble des habitants qui ont dû subir le coût des travaux, la suppression de 30 places, qu’ils soient utilisateurs du service ou non, et qui devront essuyer les pertes d’une société qu’ils n’ont jamais réclamé.

Nous vous avions informé dès 2017 de notre crainte de la reprise de la dette de la société Bolloré par les villes exploitant des stations. Fin mai, la société portait réclamation aux collectivités adhérentes au service de la métropole de leur verser collectivement 46 millions d’euros par an, afin d’éponger leur dette d’exploitation, et ce, jusqu’à la fin du contrat d’exploitation en 2023.

Dans son communiqué de presse, la société annonce que la résiliation du contrat prévoit « le paiement des pertes supportées par le concessionnaire au-delà d’une somme forfaitaire de 60 millions d’euros soit, à fin 2017, 150 millions d’euros ».

Alors que le service a déjà pesé lourdement dans le budget investissement de la ville, quels vont être les nouveaux coûts qu’elle devra supporter ?

En plus du coût de la résiliation du contrat, si elle est décidée, quel coût de remise à neuf de la voirie ?

Le maire du Chesnay a beau pérorer dans les médias, il est coresponsable de cette gabegie.

En effet, avec tous les élus membres du syndicat, il aurait dû s’inquiéter de la dérive de cette DSP (Délégation de service public). Car, les élus auraient rectifié le tir avec des propositions qui auraient pu redonner de l’attractivité et de la profitabilité à ce service : autorisation de circuler sur les voies de bus, propreté, publicité sur les véhicules, etc…

Nous nous inquiétons de ces coûts non anticipés par la mairie qui risquent de peser lourd dans le budget des Chesnaysiens, et des Rocquencourtois, qui, eux, n’ont rien demandé.

Annexion de Rocquencourt, exclusion de l’opposition

La fusion de Rocquencourt et du Chesnay est une idée, somme toute, assez naturelle. On ne trouve pas de couppure géographique claire entre les deux communes, et nous partageons le code postal,  le cimetière, et surtout la copropriété de Parly 2.
Cela aurait dû être fait il y a bien longtemps, mais progressivement.

Après s’être toujours opposé à toute mutualisation, notamment au sein de Versailles Grand Parc, Philippe Brillault devient subitement totalement favorable à cette fusion.

Nous avons appris à 23h30(!) lors d’une réunion publique au mois de mai dernier que M.Brillault négociait dans le plus grand secret depuis septembre 2017 avec M.Peumery, le maire de Rocquencourt, la création d’une commune nouvelle Le Chesnay-Rocquencourt.

L’équipe de Monsieur Brillault aurait été avertie en avril seulement (ce dont nous doutons puisque, si tel avait été le cas, les élus majoritaires auraient dû relever certaines anomalies au moment où se discutait le budget 2018 !).

Encore une fois, nous constatons le mépris de Philippe Brillault pour l’opposition qui n’est jamais prévenue de rien. Comme pour le temple Mormon, on remarque sa gestion solitaire, et d’une opacité assumée, « car sinon rien n’avance »

Lors du conseil municipal extraordinaire du lundi 18 juin 2018, il nous a été proposé d’approuver cette fusion dès le 1er janvier 2019 et, pour la mener à bien, de laisser les pleins pouvoirs à M. le Maire.

Nous n’acceptons ni de lui laisser les pleins pouvoirs, ni une telle précipitation.
Pour tenir ces délais, tout doit être acté avant la mi-octobre, afin que le préfet donne son aval. A l’approche de l’été, on voit bien que les Chesnaysiens (et les Rocquencourtois) vont encore être mis devant le fait accompli.

Nous voyons plus loin. C’est de Versailles, voire de Viroflay que nous devons nous rapprocher. C’est ainsi, au sein d’une commune nouvelle de près de 140 000 habitants, que nous pèserons face à la Métropole du Grand Paris. C’est vers ce type de taille critique qu’il faut désormais tendre, comme ce qui a été fait à Annecy et Cherbourg.

Aujourd’hui, ce projet est avant tout un moyen pour Monsieur Brillault d’élargir son champ d’action en annexant Rocquencourt. En effet, son homologue rocquencourtois ne se représenterait pas aux prochaines élections municipales.

On sait que Philippe Brillault ne supporte aucune opposition. Nous en avons eu une preuve de plus lors de ce conseil municipal.
Le groupe Le Chesnay Avenir est désormais exclu (sur décision de M.le Maire) de toute participation aux travaux des commissions relatives à ce projet.

Nous rappelons que l’ensemble des trois groupes d’opposition du Chesnay représente plus de 3000 citoyens, soit l’équivalent de la population de Rocquencourt.

Et il ose parler de « démocratie participative »!

En fait, seuls ceux qui sont d’accord peuvent participer au « travail collaboratif »….