Les échos du conseil municipal du jeudi 6 février 2020

Ce dernier conseil de la mandature a été particulièrement court : 1h30 environ, contre 2h30 à 3 heures habituellement.

Beaucoup de délibérations techniques, M.Brillault ayant pris soin de mettre en dernier point de l’ordre du jour une délibération qui serait très probablement votée à l’unanimité (ce qui a été le cas).

On relèvera la première délibération. Dans l’attente du vote du budget, qui se fera au cours du mois d’avril, c’est-à-dire par les futurs élus, le maire fait passer des autorisations d’engager des dépenses pour ne pas bloquer les chantiers en cours. La règle (légale) étant que ces chantiers aient été votés dans le cadre du dernier budget d’investissement. Or, nous découvrons que de nouveaux chantiers vont être engagés. Un commerce éphémère va être installé au bourg de Rocquencourt. A la piscine, le hall d’accueil et le club house vont être rénovés (le budget d’investissement ne prévoyant que la rénovation des vestiaires et le changement des casiers). Si nous n’avons pas d’opposition de fond sur ces travaux, le vice de procédure est évident et d’autant plus grave qu’il a lieu en période électorale.

Nous avons ensuite posé les questions diverses suivantes

Question de Martine Bellier

Monsieur le Maire,

Dans votre discours aux vœux des seniors, le 5 janvier 2020, vous avez dit que les travaux de la résidence des Chênes verts étaient bloqués à cause du vote des élus de l’opposition lors du précédent Conseil Municipal.Vous avez ajouté que vous ne lâcheriez pas et que ce sujet serait à l’ordre du jour du Conseil du 30 janvier 2020.Le conseil a été reporté et ce sujet n’est pas à l’ordre du jour.

Pourriez-vous nous expliquer :

– comment le vote des 9 élus de l’opposition peut bloquer un projet voté par la majorité ?

– Pourquoi aucune délibération du Conseil de ce soir ne concerne la résidence-autonomie des Chênes Verts contrairement à votre annonce ?

Question de Nathan Jalaleddine

Vous venez de lancer une étude de circulation dans le périmètre des rues de Versailles, de la Celle, du Colonel de Bange, du maréchal de Lattre de Tassigny et de Glatigny. L’objectif annoncé est, dans le cadre de la restructuration du réseau de bus, de réaliser des comptages automatiques et directionnels et d’étudier les flux, notamment le trafic de transit des non Chesnaycourtois.

– Pourquoi ne réaliser cette étude que maintenant, alors que cela faisait des années que vous évoquiez cette restructuration du réseau de bus et que notre groupe vous avait alerté des problèmes que cela engendrerait dans ce quartier bien avant l’été 2019 ?

– Le périmètre étudié ne s’étendant que sur un quartier de la ville, comment pouvez-vous distinguer les déplacements des Chesnaycourtois du trafic de transit des non Chesnaycourtois ?

– Pouvez-vous vous engager à communiquer de façon exhaustive et transparente l’ensemble des données et des informations collectées par cette étude à tous les élus de la mandature actuelle, ainsi qu’à tous les élus de la prochaine mandature ?

Pour ces deux questions, nous avons obtenu, une fois n’est pas coutume, des réponses assez confuses.

Bilan climato-sceptique

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Un bus chinois, des engins diesel, des abattages d’arbres, des pelouses artificielles avec des pneus broyés, une gare routière pour bus diesel, des bâtiments communaux énergivores, un comptage énergétique non maîtrisé, une piscine chauffée au gaz, des sur-éclairages sans Led.
Aucune piste cyclable créée en 6 ans, ni aucune valorisations des déplacements piétons !
Bétonisation massive pour des intérêts privés comme la Redingote, le temple Mormon.
Logements inaccessibles aux personnels des hôpitaux ou des centres commerciaux et des services à la personne, engendrant un surcroît de déplacements.
Aucune politique Achats en faveur de l’économie circulaire ni même d’un Marché avec produits en circuits courts ou bio.
Des commerces indépendants en difficulté.
La nouvelle équipe élue en mars 2020 devra rattraper ce retard irresponsable : d’abord décliner le Plan Energie-Climat au niveau local avec des objectifs de bilan carbone. Ensuite, investir dans la cyclabilité, les liaisons aux gares,  la géothermie, les bornes de recharges électriques, un marché aux produits locaux ou bio, le développement des commerces et services de proximité.
Beaucoup de villes vertueuses ont commencé : pourquoi pas nous ?

Les échos du conseil municipal du mercredi 18 décembre 2019

Si l’ordre du jour semblait peu intéressant, les délibérations étant principalement techniques, le premier point a créé une vive discussion. Dans la présentation, il s’agissait de la rénovation  de la résidence des Chênes Verts (résidence pour personnes âgées située rue Pottier). Cette rénovation nécessaire est à l’étude depuis 3 ans.

En fait, l’objet de la délibération consistait en la vente du terrain et de l’immeuble au bailleur social S.A. d’HLM CDC Habitat Social, détenteur d’un bail emphytéotique d’une durée de 65 ans  La ville se sépare donc d’un actif en plein centre ville. Pourquoi ? Ce dossier n’a jamais été étudié en Conseil .

On notera aussi qu’une subvention exceptionnelle de 10000 € a été votée à l’école de musique qui est actuellement en difficultés financières. Cela nous permet de rappeler que, au sein de Versailles Grand Parc, seule l’école de musique du Chesnay-Rocquencourt est gérée par la commune. Les autres écoles de musique sont gérées par la communauté d’agglomération.

Au hasard des délibérations nous avons appris que les travaux de la résidence Berlioz (située rue de Versailles, en face de l’hôpital Mignot) sont à l’arrêt pour « de raisons techniques liées à un problème de conception du projet ».

Pour terminer nous nous sommes également opposés à la mise à disposition de places de parking au sein de l’école maternelle Perrault pour la société d’HLM qui va construire une résidence sociale au 86 rue de Versailles (à côté de la station-service Total). Le terrain d’un école est un bien public de la commune. Il doit être utilisé pour un usage d’intérêt public exclusivement.

 

Nous avons enfin posé deux questions orales.

Question de Nathan Jalaleddine

Le règlement intérieur stipule que la tribune des différents groupes composants le conseil municipal doit être envoyée au plus tard le 10 du mois précédent la diffusion du magazine municipal. A titre d’exemple, lorsque notre groupe a envoyé la tribune devant paraître dans le magazine municipal de février 2018 le 13 janvier au lieu du 10 janvier 2018, vous avez appliqué le règlement de façon stricte et la tribune n’a pas été publiée.

La tribune de la majorité parue dans le magazine municipal de décembre 2019 et écrite par Monsieur PEUMERY, Premier adjoint et maire délégué de Rocquencourt, m’interpelle. En effet, il y est fait référence à « une récente tournée » des élus dans les chantiers de la ville. Cette visite a eu lieu le samedi 22 novembre ; les élus en ayant été informés par un mail de votre cabinet en date du 13 novembre.

Je ne vois donc pas comment cette tribune a pu être écrite au plus tard le 10 novembre.

Pouvez-vous nous expliquer cette inégalité de traitement et nous justifier la contrainte du 10 de chaque mois? La tribune parue en février 2019 a pu être envoyée jusqu’au 20 janvier, cela n’a pas retardé la parution du magazine.​

Réponse, en substance : « M.Peumery devine l’avenir ! »

Façon de reconnaître que la majorité n’a pour seule date limite d’envoi de la tribune que le délai d’impression.

Question de Martine Bellier

Le chantier de la Redingote est toujours à l’arrêt ou presque avec un trou béant depuis plusieurs mois.

Vous avez jugé urgent de démolir, dans des conditions de sécurité très contestables, un hangar recouvert de fibrociment pour que soient installés des algecos. Mais depuis rien ou presque puisque les seuls travaux ont rendus le trottoir encore moins praticable.

Le lampadaire ayant été démonté, l’éclairage est très insuffisant entre le rond point de la redingote et la rue de la résistance.

De nombreux  Chesnaycourtois s’interrogent sur cette situation. et s’inquiètent.

Notre question est simple: Pourquoi ce chantier est-il à l’arrêt?

Réponse, en substance : « Cela va vite redémarrer. »

Curieusement, ce chantier traîne depuis longtemps…